Association de restauration de monuments

Les associations de restauration de monuments sont un type d'association qui se tourne vers l'activité de restauration pour aider à la sauvegarde de monuments historiques.

Domaines d'intervention

Une intervention sur un monument historique n’est pas le fait du hasard. Elle vient de la demande d’un partenaire public ou privé, et s’inscrit dans une démarche réfléchie de réinsertion du monument dans un environnement global. La restauration peut être facteur de découvertes grâce à des ateliers pédagogiques (pour les enfants à partir de trois ans[réf. souhaitée]), des ateliers patrimoine (pour tous) et des chantiers de jeunes (pendant les vacances). Certaines associations qui font du chantier de jeunes peuvent également agir comme des détonateurs pour la région tant au niveau touristique, qu’économique et culturel. En effet, la dynamique du camp chantier patrimoine peut stimuler la vie touristique (organisation de visites guidées, animations sur les monuments), la vie économique (création d’emplois, animation de la vie commerçante autour du chantier) et la vie culturelle en préservant et sauvegardant la mémoire historique de la région[réf. nécessaire].

Une des premières étapes, lors de la demande du partenaire, est de définir un projet d’étude définissant le protocole de restauration voire de réutilisation : visite guidée, création d’un centre culturel, expositions… Ce projet définit les contraintes (argent, temps, compétences…) et les moyens humains, matériels et financiers nécessaires à sa réalisation. C’est à ce moment-là que peuvent intervenir les bénévoles et les associations de restauration, notamment par le biais des chantiers de jeunes.

Parfois, des entreprises spécialisées prennent part à cette restauration, favorisant ainsi la vie économique de la région. La restauration obéit à des principes fondamentaux codifiant la conservation et restauration des monuments. La Charte d'Athènes a, par exemple, contribué au développement d'une réglementation internationale, repris dans l'activité de l'ICOM et de l'UNESCO, et dans la création du CIECRBC (Centre International d’Études pour la Conservation et la Restauration des Biens Culturels).

En France

Chantier de jeunes au château-fort de Hérisson avec le Club du Vieux Manoir

Le patrimoine français est constitué de nombreux monuments historiques. Ce terme « monument » regroupe cependant différents bâtis : châteaux, abbayes, églises, maisons, lavoirs, moulins, rues pavées… Un monument est porteur d’histoire et son importance actuelle est très variable d’un site à l’autre. Ces édifices peuvent être protégés au titre des monuments historiques, auquel cas, ils font l’objet d’une réglementation particulière. Selon l’article L621-1 du Code du Patrimoine[1].

La formule du chantier se développe par des associations en France et à l’étranger. Pour réglementer ces activités, une charte nationale des chantiers de jeunes a été créée[2]. Elle est née de la réunion de plusieurs associations de jeunes bénévoles (Club du Vieux Manoir, REMPART, Association C.H.A.M,…) et du Ministère de la Jeunesse et des Sports.

Le chantier de jeunes bénévoles s’inscrit dans une dynamique d’Éducation populaire et répond à un double objectif : permettre la réalisation d’un travail concret et utile dans le cadre d’une démarche volontaire et offrir l’opportunité à des jeunes de tous horizons, de vivre une expérience originale de collectivité.

L’association organisatrice définit l’encadrement du chantier en référence avec les textes réglementaires (charte nationale du chantiers de jeune[3] et éventuellement avec les partenaires du projet (Direction régionale des Affaires culturelles, propriétaire,…). Cet encadrement doit justifier de compétences techniques (pour les activités de restauration) et pédagogiques (pour l’accueil des individus et la gestion de la vie collective). Il faut avoir suivi des formations reconnues dans le secteur concerné. Les associations peuvent mettre en œuvre des formations spécifiques pour l’acquisition de ces compétences nécessaires pour devenir animateur/directeur de chantier. C’est le cas des formations BAFA/BAFD ou encore des stages dits « Monuments Historiques ».

Ces derniers sont organisés en convention avec le Ministère de la Culture et permettent aux associations organisatrices de chantiers de jeunes de former leur encadrement. Enfin, les associations peuvent mettre en place des circuits de formations complémentaires.

Afin d’atteindre ses objectifs techniques et pédagogiques, le chantier de jeunes doit se dérouler sur une durée significative pour permettre l’organisation d’une vie collective autour de temps partagés[réf. souhaitée] (chantier, repos, repas). Les types d’hébergements peuvent prendre des formes diverses : campement, tentes…

Certains camps chantier (fouilles archéologiques pour une initiation par exemple) peuvent accueillir des mineurs bénévoles selon l’intérêt pédagogique. Les chantiers de jeunes bénévoles visent dans tous les cas un même objectif et sont présents pour donner le goût de la mission bénévole aux participants.

Associations françaises

Un collectif national regroupant plusieurs de ces associations existe depuis plus de 40 ans, au départ sous l'angle de la cogestion avec les services de l'État de ce dispositif et depuis les années 80 comme association de coordination du travail volontaire : Cotravaux.

Chantiers au niveau européen

Un dispositif permettant aux jeunes européens[6] de se rencontrer, de travailler ensemble et de développer leur citoyenneté européenne… a été mies en place avec le soutien de la Commission européenne dans le cadre de son programme "L'Europe pour les citoyens".

Exemples d'activités

Activités de restauration

Activités de création

Liens externes

Annexes

Bibliographie

Notes et références

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  • Portail des monuments historiques français
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