Ami Argand

François-Pierre-Amédée Argand, dit Ami Argand, né à Genève le et mort à Genève le [1],[2], est un physicien et chimiste genevois.

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Bec d'Argand à mèche (tube cylindrique) et cheminée de verre. Illustration parue dans Les Merveilles de la science (1867-1869) de Louis Figuier.

Biographie

Fils de l'horloger Jean-Louis Argand et de Madeleine Gaudy, il entre à l'auditoire des Belles-Lettres, puis dans la classe de philosophie, où il a pour professeur Horace-Bénédict de Saussure, qui lui communique son goût prononcé pour les sciences physiques.

En 1780, il installe près de Montpellier des distilleries basées sur une méthode nouvelle de son invention.

Il invente en 1782 une lampe à huile à réservoir latéral et double courant d'air, dix à douze fois plus puissante qu'une simple chandelle, à laquelle Antoine Quinquet, pharmacien de Paris, a laissé son nom. C'est lui qui substitue aux mèches pleines, qui donnaient beaucoup de fumée et peu de lumière, des mèches en forme de tube : Quinquet eut seulement l'idée d'adjoindre une cheminée de verre, qui se loge dans un « bec d'Argand »[3].

Il collabora en chez Jean-Baptiste Réveillon (Manufacture Royale des Papiers Peints) à l'élaboration du ballon de Jacques-Étienne Montgolfier[4]. La même année il part pour Londres afin d'y fonder une manufacture de lampes.

En 1784, Argand lance à Windsor un aérostat à hydrogène d'un mètre de diamètre devant la famille royale d'Angleterre[5].

En 1786, il lit à l'Académie des sciences de Paris un mémoire sur les causes de la grêle, qui sont attribuées à l'électricité[6].

En 1787, Argand fonde une nouvelle manufacture de lampes à Versoix près de Genève, fabrique à laquelle l'abolition des patentes, considérées par les révolutionnaires comme des privilèges, porte un rude coup.

Son cousin par alliance, Isaac-Ami Bordier-Marcet reprendra en 1803 la gestion de sa manufacture et poursuivra ses travaux dans les années 1810.

Argand a également participé en 1792 à l'invention par Joseph Montgolfier du bélier hydraulique. Il est aussi l'auteur de divers perfectionnements apportés aux machines à filer et à carder le coton.

Citation

Voyez-vous cette lampe où, muni d'un cristal,
Brille un cercle de feu qu'anime l'air vital ?
Tranquille avec éclat, ardente sans fumée,
Argand la mit au jour et Quinquet l'a nommée.

Références

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  1. « Acte de décès no 33 (image : 16) de François Pierre Ami Argand du registre des décès de la commune de Genève », sur ge.ch (consulté le ) - Note. Il est décédé le 21 vendémiaire de l'an XII qui correspond au 14 octobre 1803 de notre calendrier.
  2. Argand, Ami, dans le Dictionnaire historique de la Suisse.
  3. Louis Figuier, Les Merveilles de la science, 1867 à 1891, p. 20-28, BNF Gallica
  4. Louis Figuier, Les Merveilles de la science, 1867 à 1891, p. 19, BNF Gallica
  5. Louis Figuier, Les Aérostats, 1887, p. 37, BNF Gallica
  6. Louis Figuier, Les Merveilles de la science, 1867 à 1891, p. 15-19, BNF Gallica

Voir aussi

Liens externes

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