Étienne Nicolas de Grandpré

Étienne Nicolas de Grandpré, né vers 1661 et mort à Toulon le , est un officier de marine français des XVIIe et XVIIIe siècles. Spécialiste de l'artillerie de marine, il participe aux grandes campagnes de bombardement menées par le royaume de France entre la Paix de Nimègue (1678) et le début de la guerre de la Ligue d'Augsbourg (1688). Il termine sa carrière avec le grade de chef d'escadre et est l'un des principaux « capitaine-armateur » du port de Toulon.

Étienne Nicolas de Grandpré
Naissance vers 1661
Décès  ~70 ans)
à Toulon
Origine Français
Allégeance Royaume de France
Arme  Marine royale française
Grade Chef d'escadre
Années de service 1676
Conflits Lutte contre les Barbaresques
Guerre de la Ligue d'Augsbourg
Guerre de Succession d'Espagne
Faits d'armes Bombardement d'Alger
Bombardement de Gênes
Bombardement de Tripoli
Distinctions Chevalier de Saint-Louis

Biographie

Le bombardement de Tripoli en 1728, où De Grandpré commande l’escadre française.

Originaire d'Aunis et de Saintonge, il entre jeune dans la Marine royale. Il est garde-marine en 1676, à l'âge de quinze ans, puis enseigne de vaisseau (1681) avant de devenir capitaine de galiote à bombes. Il se distingue pendant les « campagnes bombardières » menées par Abraham Duquesne sur Alger en 1682-1683 et lors du bombardement de Gênes de 1684; il commande lors de ce dernier bombardement L’Éclatante, l'une des dix galiotes de la flotte française.

Il reçoit un brevet de capitaine de vaisseau en 1696, et est fait chevalier de Saint-Louis en 1703. Il est nommé commissaire général de l'artillerie à Toulon le et occupe ce poste jusqu'en 1728; date à laquelle il est nommé chef d'escadre des armées navales. Une escadre de douze bâtiments, commandée par Grandpré, part de Toulon, se présente devant Tripoli de Barbarie le , bombarde la ville et en détruit la plus grande partie. Les corsaires viennent bientôt implorer le pardon du roi et le bey accepte de verser 100 000 livres. Cette flotte était composée de deux vaisseaux de ligne le Saint-Esprit et le Léopard, de trois frégates le Tigre, l’Alcyon, le Grafton et l’Astrée, de la flûte la Seine, de trois galiotes à bombes, et de deux galères commandées par le chevalier de l'Aubépin.

Voir aussi

Sources et bibliographie

Articles connexes

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