National Health Service

Le National Health Service (NHS) est le système de la santé publique du Royaume-Uni. Cette organisation fournit l'essentiel des soins depuis la médecine générale aux salles d'urgence des hôpitaux, les soins longue durée aux soins dentaires. Il a été fondé en 1948 et est devenu une partie intégrante de la société et de la culture britannique au point d'être décrit par un ancien ministre de l'économie, Nigel Lawson, comme la « religion nationale[1] ».

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Histoire

Sujet présent dans le champ politique depuis les années 1930, recommandé dans le Rapport Beveridge le projet de service national de la santé est finalement mis en place par le gouvernement travailliste de Clement Attlee en 1948.

Le projet est alors porté et mis en place par Aneurin Bevan, secrétaire d’État à la santé, qui le présente comme devant répondre à trois principes : répondre aux besoins de chacun, être entièrement gratuit, et être basé sur les besoins médicaux, et non sur la capacité du patient à payer.

Trois ans après sa mise en place, le gouvernement conservateur de Winston Churchill introduira les premiers reste-à-charge, mais ne détruira pas le système, qui s'inscrira comme une institution publique incontournable chère aux Britanniques.

Structure

Logo officiel du NHS en Angleterre

Depuis 1999 et la loi de décentralisation, chaque nation du Royaume-Uni est responsable du système public de santé. La NHS a donc été divisée en 4 organismes indépendants :

  • NHS England
  • NHS Scotland
  • NHS Wales
  • Health & Social Care Board of Northern Ireland

Malgré leur administration et financement distincts, il n'y a aucune discrimination quand un habitant d'une zone du Royaume-Uni a besoin de soins dans une autre zone, même si les patients sont souvent renvoyés dans leur région d'origine quand il est possible de les déplacer. Les conséquences financières et administratives sont traitées par les organisations concernées et aucune participation personnelle du patient n'est nécessaire.

La prise en charge des personnes ne résidant pas au Royaume-Uni est soumise à des dispositions uniformes pour la plupart réalisées par les déléguées au ministère britannique de la Santé plutôt que tout service de santé individuel. Les ressortissants étrangers reçoivent toujours des soins gratuits au moment de l'utilisation en cas d'urgence. Ils bénéficient également des prises en charges gratuites s'ils ont résidé légalement au Royaume-Uni pendant 12 mois, ont récemment pris une résidence permanente, demandé l'asile ou autre statut de résident régulier. Les citoyens de l'Espace économique européen, ainsi que ceux des pays avec lesquels le Royaume-Uni dispose d'une base de réciprocité, ont également droit à des soins gratuits à l'aide de la carte européenne d'assurance maladie. Les ressortissants étrangers peuvent être soumis à un entretien afin d'établir leur nationalité et leur statut de résident, qui doit être résolu avant qu'un traitement non urgent ne puisse commencer. Pour les patients qui ne sont pas admissibles à un traitement gratuit, il est demandé de payer à l'avance, ou de signer un engagement écrit.

Le traitement des blessures causées dans un accident de la route a été mis en place depuis les années 1930, mais ces frais ne sont généralement pas appliqués jusqu'à ce que la circulation routière (frais NHS) Act 1999 soit entrée en vigueur pour diriger les charges aux assureurs des véhicules impliqués. Cela implique nécessairement des patients dans le processus de charge, même si elles ne sont pas personnellement facturé pour le traitement[réf. nécessaire].

Budget et financement

Les dépenses de chaque organisme sont décidées par le pouvoir législatif de chaque nation. Le Gouvernement du Royaume-Uni alloue le montant correspondant et chaque NHS gère de façon autonome son budget. En 2012 le budget total de 127 milliards de livres est distribué de la façon suivante :

  • NHS England : 108,9 milliards de livres[2]
  • NHS Scotland : 9,4 milliards de livres[3]
  • NHS Wales : 5,3 milliards de livres[4]
  • Health & Social Care Board of Northern Ireland : 3,9 milliards de livres[5]

Les ressources proviennent pour la quasi-totalité des impôts, les contributions sociales étant exclusivement destinées à payer les prestations monétaires.

Notes et références

  1. « The English patient », The Economist, 27 juillet 2000 : « NIGEL LAWSON, a former Tory chancellor, once observed that the National Health Service is “the closest thing the English have to a religion”. » (« NIGEL LAWSON, ex-ministre de l'Économie conservateur, fit un jour remarquer que le National Health Service est « la chose la plus proche d’une religion qu'aient les Anglais ». »)
  2. (en)http://www.nhs.uk/NHSEngland/thenhs/about/Pages/overview.aspx
  3. (en)http://www.scotland.gov.uk/Publications/2012/09/7829/5
  4. (en)https://statswales.wales.gov.uk/Catalogue/Health-and-Social-Care/Health-Finance/NHS-Programme-Budget/NHSExpenditure-by-BudgetCategory-Year
  5. (en)http://www.hscboard.hscni.net/board/meetings/Meetings%202012/20120628%20-%20June%202012/Item%2006%20-%20Annual%20Budget%202012-13%20-%20PDF%20182KB.pdf

Voir aussi

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