Wilhelm Stekel

Wilhelm Stekel, né le à Boian, ville de Bucovine actuellement située en Ukraine, et mort le à Londres, est un médecin et psychanalyste autrichien.

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Psychanalyse

Wilhelm Stekel fait ses études secondaires dans une école allemande de Czernowitz, puis étudie la médecine à Vienne et soutient sa thèse de doctorat en 1893. Il travaille dans la clinique de Krafft-Ebing. Il devient en 1901 ou 1902 journaliste médical du Neues Wiener Tagblatt, sans doute grâce à la recommandation de Freud avec qui il fait une analyse en 1902. Il est le fondateur de la Société psychologique du mercredi la même année, et il en est le membre le plus actif durant une dizaine d'années, mais il s'oppose à Freud et quitte la vice-présidence de la Société en 1911, puis en démissionne un an plus tard[1]. Il crée l'Institut de psychanalyse active, à Vienne et fonde plusieurs revues de psychothérapie, qu'il dirige. Il quitte Vienne au moment de l'Anschluss (1938) et s'installe à Londres. Il est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages. Il se suicide, pour plusieurs raisons, en lien avec sa santé et son inquiétude à l'égard de la situation politique.

Disciple hétérodoxe et critique de Sigmund Freud puisqu'il refuse l'inconscient [rectification :ce n'est pas parce que Stekel met l'accent sur la méthode active qu'il réfute l'inconscient, cf p.11 in la technique de psychothérapie analytique, payot, 1975] arguant que le malade se masque délibérément la vérité para-consciente ou préconsciente (dont il a au fond conscience) afin d'échapper à la réalité insupportable dont le complexe est le masque[2]. [il faudrait nuancer. Si Stekel réfutait l'inconscient il n'eut pas été psychanalyste. Ce n'est pas parce qu'on ne peut avoir directement accès à l'inconscient - ce que disait déjà Freud - qu'on réfute pour autant son existence "topique". Stekel met l'accent sur le "conflit actuel", il ne réfute à aucun moment l'inconscient sur le plan théorique. Il reconnaît les "complexes infantiles", les fantasmes, les "refoulements sexuels", donc l'inconscient, p.11,in la technique de psychothérapie analytique, Payot, 1975 ]

Son fils, Eric-Paul Stekel, est chef d'orchestre et compositeur.

Littérature

Wilhelm Stekel est cité vers la fin du roman L'Attrape-cœurs de J. D. Salinger : « L’homme qui manque de maturité veut mourir noblement pour une cause. L’homme qui a atteint la maturité veut vivre humblement pour une cause. »[3].

Publications

  • Onanie und Homosexualität (die homosexuelle Parapathie), 1917 [Onanisme et homosexualité (la parapathie homosexuelle), trad. P.-E. Morhardt, Gallimard, 1951]
  • L'homme impuissant, Gallimard, 1950.
  • La vie vécue dans le rêve et l'interprétation des rêves, Anabas, 1993, (ISBN 2909535061).
  • L'éducation des parents, 1938.
  • Lettres à une mère, 1938.
  • La femme frigide, Gallimard, 1937.
  • Les états d'angoisse nerveux et leur traitement, trad. Docteur Lucien Hahn, Payot.
  • Technique de la psychothérapie analytique, Paris, Payot, 1975 (ASIN B0000DOZCA).

Notes et références

  1. Francis Clark-Lowes, « Stekel, Wilhelm », cf. bibliographie.
  2. Wilhelm Stekel, La Femme frigide, Gallimard (Idées), 1973, p. 28
  3. Dans The Catcher in the Rye : « The mark of the immature man is that he wants to die nobly for a cause, while the mark of the mature man is that he wants to live humbly for one » ; citation de Stekel : « Das Kennzeichen eines unreifen Menschen ist, dass er für eine Sache nobel sterben will, während der reife Mensch bescheiden für eine Sache leben möchte. »

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes


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