Vilfredo Pareto

Vilfredo Pareto, né le à Paris et mort le à Céligny (Suisse), est un sociologue et économiste italien.

Pour les articles homonymes, voir Pareto.

Il a apporté de nombreuses contributions importantes dans ces deux matières. En économie, il a particulièrement contribué à l'étude de la distribution du revenu et de l'analyse des choix individuels. Il introduit le concept d'efficacité et aide le développement du champ de la microéconomie avec des idées telles que la courbe d'indifférence. Il succède à Léon Walras à la chaire d'économie politique de l'Université de Lausanne. En sociologie, il étudie les actions logiques et non-logiques et invente le concept de circulation des élites. Il est un des membres de l'école italienne de sociologie des élites avec Gaetano Mosca et Robert Michels.

Il a donné son nom au principe de Pareto.

Biographie

Vilfredo Pareto est né en 1848 à Paris, l'épicentre des révolutions populaires de cette année. Son père, Raphaël Pareto, est un ingénieur italien, noble génois, exilé d'Italie comme partisan de Mazzini, républicain et anti-piémontais ; sa mère, Marie Métenier (1813-1889), est française, issue d'une modeste famille de vignerons de l'Allier. Le grand-père paternel, Giovanni Benedetto Pareto, avait été fait baron de l'Empire par Napoléon.

Pendant son enfance, il fait ses études primaires à Paris, et son père ayant été politiquement réhabilité en 1858, ses études secondaires à Gênes. En Italie, Pareto vit dans un milieu de la classe moyenne, recevant une éducation de niveau élevé. Il fait des études supérieures de sciences mathématiques et physiques à Turin et, en 1870, il est diplômé en ingénierie de l'École polytechnique de Turin. Sa thèse est intitulée Principes fondamentaux de l'équilibre des corps solides. Il manifeste son intérêt pour l'analyse de l'équilibre en économie et sociologie et devient, en 1874, membre fondateur de la Società Adamo Smith (société florentine d'économie politique).

Sépulture de Vilfredo Pareto au cimetière de Céligny, enclave du canton de Genève, dans le Vaud, Suisse

Pendant quelques années, il travaille comme ingénieur, d'abord pour la compagnie italienne des chemins de fer, publique, puis dans l'industrie privée et devient directeur des Ferriera del Valdarno (it) (Società anonima delle Ferriere italiane, Société anonyme de la Sidérurgie italienne). Son travail le fait voyager.

En 1886 il devient maître de conférences à l'université de Florence. Son séjour à Florence est marqué par son activité politique, largement alimentée par ses frustrations contre les régulateurs étatiques. Libéral, il attaque le socialisme, le militarisme et le protectionnisme du gouvernement.

En 1889, après la mort de ses parents, Pareto change de style de vie : il quitte son travail et se marie à Alexandra Bakounine, d'origine russe[1]. Il commence à écrire de nombreux articles polémiques contre le gouvernement, ce qui lui vaut des difficultés avec les autorités comme l'interruption d'une de ses conférences par la police ou le refus d'une autorisation d'enseigner l'économie politique.

En 1893, il est nommé maître de conférences en économie à l'université de Lausanne en Suisse à la place de Léon Walras qui le lui a proposé. À ce poste, il participe à la renommée de l'école de Lausanne : sous son impulsion en effet, les facultés de droit et de lettres proposent au canton de Vaud, en 1902, la création d'un nouveau diplôme universitaire, un diplôme de sciences sociales. En 1907, le canton crée la première chaire suisse de sciences politiques et sociales et la lui confie. En 1909, Vilfredo Pareto abandonne l'enseignement pour se consacrer entièrement à la sociologie et à l'écriture.

En 1898, il héberge des socialistes italiens fuyant la répression des émeutes.


En 1902, sa femme le quitte, mais le divorce n'est prononcé que le , deux mois avant sa mort. À partir de 1902, il vit avec Jeanne Régis, et ce, jusqu'à sa mort.

En 1906, il fait la fameuse observation selon laquelle vingt pour cent de la population possède quatre-vingts pour cent de la propriété en Italie, observation à l'origine du principe qui porte son nom.

En 1917, l'université de Lausanne organise son jubilé.

En 1923, il conseille aux fascistes d'adopter une politique libérale. Il meurt à Céligny, dans le canton de Genève, le .

Sociologie

Actions logiques et non-logiques

Son apport dans le domaine de la recherche sociologique se situe autour des concepts d'actions logiques étudiées à travers l'économie et des actions non-logiques étudiées par la sociologie, les actions non-logiques étant constituées de résidus, c'est-à-dire de tous les affects inhérents à l'homme. Tout ce développement se trouve dans son principal ouvrage : Traité de sociologie générale, publié en 1916.

Traité de sociologie générale, § 151
Genres et espèces d'actions
Les actions articulent-elles des moyens à des fins… Exemples
… subjectivement ? … objectivement ?
ACTIONS LOGIQUES
Le but objectif est identique au but subjectif
OUI OUI Actions de l' homo economicus
ACTIONS NON-LOGIQUES
Le but objectif diffère du but subjectif. Action non-logique du 1er genre
NON NON « N'urine pas à l'embouchure d'un fleuve qui se jette dans la mer […]. Il faut l'éviter. N'y soulage pas ton ventre ; cela vaut mieux » (Hésiode, Les Travaux et les jours, 757-758 ; cité par Pareto, Traité…, § 154)
Action non-logique du 2e genre OUI NON Magie, danse rituelle de la pluie
Action non-logique du 3e genre NON OUI Actions instinctives, ou réflexes : cligner des yeux régulièrement, et particulièrement quand il y a de la fumée dans l'air.
Action non-logique du 4e genre OUI OUI Soit le sujet accepterait le but objectif, s'il le connaissait :

Main invisible d'Adam Smith (cf. Richesse des nations, livre IV, ch. 2, § 10 ; Théorie des sentiments moraux, IV, ch. 1, § 10)

Soit le sujet refuserait le but objectif, s'il le connaissait :

Ce que Lénine appelait « l'idiot utile »

Masse et élite

Pareto distingue les classes sociales entre masse et élite, l'élite elle-même est séparée entre élite non gouvernementale et gouvernementale (Traité de sociologie générale, § 2034). De la masse montent perpétuellement de nouvelles élites que l'élite en place a le choix de combattre ou d'intégrer jusqu'à ce qu'elle soit finalement défaite et remplacée. C'est cette lutte qui fait l'histoire. L'étude de la circulation des élites est souvent réduite à la fameuse phrase « L'histoire est un cimetière d'aristocraties. » (Traité de sociologie générale, § 2053).

La séparation entre élite et masse s'observe dans toutes les sociétés, la répartition des richesses est inégale partout dans des proportions qui sont similaires ; la seule façon d'enrichir les plus pauvres est donc d'enrichir la société tout entière plus vite que sa population ne s'accroît.

En France, la Nouvelle Droite (Alain de Benoist, Gilbert Sincyr...) se réfèrera souvent au concept de circulation des élites, et mettra Vilfredo Pareto à l'honneur dans ses colloques. Leur élan initial vers l’œuvre de Pareto est due à Julien Freund qui publie en 1974 un précis de Pareto [réf. souhaitée] .

Épistémologie

À l'encontre des préjugés scientistes de son époque, Pareto dénie à la science la faculté de définir un système politique, une morale, une religion idéale. Le scientisme dénature la science en la surestimant : la science ne peut déterminer les fins humaines.

Le cynisme et le pessimisme de Pareto attaquent de front l'optimisme et le rationalisme d'Émile Durkheim. Illusoires sont les tentatives d'organiser rationnellement la société, illusion que de croire l'homme animé par la raison, illusion de croire que la vertu progresse nécessairement avec l'accroissement de la raison.

Pareto critique également les moralistes qui développent vainement des théories pour accorder les intérêts particuliers et collectifs. Le maximum d'utilité pour la collectivité n'est pas le maximum d'utilité de la collectivité.

Politique

Pareto est l'auteur d'une étude du socialisme dans son ouvrage Les Systèmes socialistes.

Pareto critique tout au long de son œuvre la faiblesse des élites en fin de règne qui cause leur perte : « Toute élite qui n'est pas prête à livrer bataille, pour défendre ses positions, est en pleine décadence, il ne lui reste plus qu'à laisser sa place à une autre élite ayant les qualités viriles qui lui manquent. C'est pure rêverie, si elle s'imagine que les principes humanitaires qu'elle a proclamés lui seront appliqués: les vainqueurs feront résonner à ses oreilles l'implacable Vae Victis. Le couperet de la guillotine s'aiguisait dans l'ombre quand, à la fin du siècle dernier (ndlr : fin XVIIIe donc), les classes dirigeantes françaises s'appliquaient à développer leur « sensibilité ». Cette société oisive et frivole, qui vivait en parasite dans le pays, parlait, dans ses soupers élégants, de délivrer le monde de « la superstition et d'écraser l'infâme », sans se douter qu'elle-même allait être écrasée. »[2]

Les régimes autoritaires

Certains fascistes italiens se sont réclamés de Pareto, mort en 1923, et on [Qui ?] dit souvent de lui qu'il justifie les régimes autoritaires [réf. souhaitée] .

Réduisant la théorie de Pareto sur les élites, ils justifient leur violence comme nécessaire pour maintenir l'ordre social. Le pouvoir qu'exerce l'élite, minoritaire, n'ayant in fine pas de fondement moral, la force peut être utilisée sans complexe et le régime trouve dès lors sa justification dans son succès [réf. nécessaire].

D'abord très hostile, il accueille favorablement l'avènement de Benito Mussolini mais met en garde les fascistes contre « les aventures guerrières, la restriction de la liberté de la presse, la surimposition des riches et des paysans, la soumission à l'Église et au cléricalisme, la limitation de la liberté d'enseignement »[3].

L'auteur Renato Cirillo soutient, au contraire, que : « Vilfredo Pareto a été étiqueté de fasciste et "un précurseur du fascisme" parce qu'il a accueilli l'avènement du fascisme et a été honoré par le nouveau régime. Certains ont vu dans ses travaux sociologiques les fondements du fascisme. C'est n'est pas correct. Même les écrivains fascistes n'ont pas beaucoup trouvé de mérite dans ses travaux et ont définitivement condamné ses théories économiques. En tant que théoricien politique, il demeura un libertarien radical jusqu'à la fin et continua à exprimer de sérieuses réserves à propos du fascisme et son opposition à ses principes politiques de base. Cela est évident de par la correspondance avec ses amis proches. Il y a de fortes raisons de croire que, s'il avait vécu suffisamment longtemps, Pareto se serait révolté contre le fascisme »[4].

La théorie de l'élite de Pareto a également influencé un certain nombre de théoriciens libéraux, tel que l'antifasciste Piero Gobetti, qui a écrit : « Le concept d'une élite qui s'impose en exploitant un canal d'intérêts et de conditions psychologiques générales contre les anciens dirigeants qui ont épuisé leur fonction est véritablement libéral »[5].

D'autres libéraux ont été influencés par Pareto tel Norberto Bobbio et Raymond Aron[6].

Pareto est élevé représentant de l'Italie à la Commission du désarmement de la SDN (Société des Nations) en décembre 1922 et puis le gouvernement propose de le nommer au Sénat du Royaume en mars 1923, mais il ne retourne pas les documents à la présidence du Sénat [réf. nécessaire]. Il meurt peu après, avant la proclamation des lois fascistissimes (1925-1926).

Le libéralisme

Sur le plan économique, il estime que le libéralisme est le système le plus producteur de richesses et par conséquent celui qui enrichit le plus la société tout entière [réf. souhaitée] .

Sur le plan des idées politiques, Pareto semble préférer un régime fort et libéral c'est-à-dire non-régulé et en théorie capable de faire respecter les libertés.

Maurice Allais voit en Pareto un grand libéral qui a cherché à minimiser et, dans la mesure du possible, à réduire la contrainte qu'exerce la collectivité sur l'individu [réf. souhaitée] .

L'étatisation

Pareto annonce avec justesse l'interventionnisme croissant des États dans l'économie qui se produira au XXe siècle avec l'avènement de sociétés collectivistes. La bureaucratisation se substitue à la libre initiative. Pareto compare cette évolution à celle de Byzance et à celle du Bas-Empire.

Les outils statistiques « Pareto »

Il demeure célèbre pour son observation des 20 % de la population qui possèdent 80 % des richesses en Italie, généralisée plus tard (par Joseph Juran et d'autres) en distribution de Pareto. Cette observation a été étendue à d'autres domaines sous le terme de « principe de Pareto ». Par extension, on appelle diagramme de Pareto un type d'histogramme où les classes sont représentées par ordre décroissant de fréquence, ce qui permet de mettre en évidence les classes les plus importantes ; ce diagramme est utilisé en gestion de la qualité, où les classes représentent les défauts.

Il définit la notion d'optimum paretien comme une situation d'ensemble dans laquelle un individu ne peut améliorer sa situation sans détériorer celle d'un autre individu. Dans la théorie des jeux de John Nash, la situation est un optimum paretien si les agents sont satisfaits de leur choix et que les gains sont maximisés. Ces gains étant optimaux, si la situation d'un agent s'améliore, celle d'un autre doit se détériorer pour préserver l'équilibre. Un optimum de Pareto peut également être un équilibre de Nash (où la notion d'optimum n'intervient pas) [réf. souhaitée] .

Économie

Représentant du courant néoclassique, et plus particulièrement avec le français Léon Walras de l’Ecole de Lausanne, Vilfredo Pareto a laissé à la littérature économique plusieurs ouvrages majeurs comme son Cours d’économie politique (1896) et son Manuel d’économie politique (1909).

Un de ses plus importants apports a été de modifier les principes de la valeur utilité chez les néoclassiques. Auparavant, un des postulats néoclassiques était l'existence d'une fonction d'utilité cardinale : l’individu rationnel est capable de déterminer le niveau absolu d’utilité d’un produit. Pareto lui substitue le principe plus réaliste d'utilité ordinale : l’individu rationnel est en fait capable de hiérarchiser ses préférences, de dire s’il préfère le produit A au produit B ou inversement.

Ce raisonnement le pousse à l’utilisation des courbes d’indifférence imaginées par Francis Edgeworth. Le principe de la courbe d'indifférence représente l’ensemble des combinaisons de deux produits, permettant d’obtenir une utilité donnée.

La généralisation de ses raisonnements à l’échelle de la société permet de déterminer la situation où l’utilisation des ressources est optimale. L’optimum de Pareto est la situation dans laquelle l’utilité (le bien-être) d’aucun individu ne peut être augmentée sans que ne soit réduite l’utilité d’un autre individu. Dans une boîte d'Edgeworth, l'ensemble des points de tangence des courbes d'indifférence de deux individus représente un optimum de Pareto.

La référence à l'optimum de Pareto a permis aux économistes néoclassiques de démontrer mathématiquement la supériorité théorique de la concurrence pure et parfaite sur d'autres modèles économiques alternatifs (le monopole, l'oligopole, etc.), à partir de leurs postulats. S'il y a des effets externes (externalité), la concurrence n'est plus un optimum de Pareto.

Le philosophe et sociologue Jules Monnerot rappelle que Pareto a analysé en profondeur la doctrine marxiste, analyse qu'il « a écrite à la fin du XIXe siècle, consignée dans le 2e volume de ses Systèmes socialistes, et enseignée pendant près d’un quart de siècle, non seulement aux étudiants de Lausanne par ses cours, mais encore au monde entier par ses livres. Or les marxistes […] n’essaient pas de la réfuter, n’en font pas état ; ils l’ignorent. C’est encore une des différences de la science et de l’idéologie. La science ne laisse passer aucune contestation. Toute contestation aboutit à une confrontation. Les idéologies ne combattent que quand leur prise sur l’affectivité est mise en question. Il leur suffit de paraître scientifiques aux ignorants. Pour les autres, ce n’est qu’une question d’organisation du silence. Aux belles époques “bourgeoises” on prit à la légère et les doctrines économiques de Marx et la contestation de Pareto. Jusqu’au jour où l’armée russe imposa indirectement en France l’étude de Marx. On s’y mit avec un zèle un peu effrayant. On ne se pressa pas de découvrir que Marx avait déjà été examiné, et que l’examen d’un Pareto n’était d’aucune manière négligeable. » (Jules Monnerot, Sociologie de la révolution, éditions Fayard, 1969, p. 278.)

Publications

Compendio di sociologia generale, 1920

Œuvres complètes éditées par la librairie Droz

  • Tome 1 : Cours d'économie politique . Édité et préfacé par Giovanni Busino, Genève, Librairie Droz, 1964
  • Tome 2 : Le Marché financier italien (1891-1899). Textes réunis pour la première fois par Giovanni Busino, Genève, Librairie Droz, 1965
  • Tome 3 : Écrits sur la courbe de la répartition de la richesse, Genève, Librairie Droz, 1965 (réunis et présentés par Giovanni Busino)
  • Tome 4 : Libre-échangisme, protectionnisme et socialisme, Genève, Librairie Droz, 1965
  • Tome 5 : Les systèmes socialistes, Genève, Librairie Droz, 1965
  • Tome 6 : Mythes et idéologies, Genève, Librairie Droz, 1966 (textes réunis avec une introduction par Giovanni Busino)
  • Tome 7 : Manuel d’économie politique, Genève, Librairie Droz, 1981 (préface par Roger Dehem)
  • Tome 8 : Statistique et économie mathématique. Préface de René Roy, Genève, Librairie Droz, 1966
  • Tome 9 : Marxisme et économie pure. Introduction de Giovanni Busino. IIe édition revue et corrigée, Genève, Librairie Droz, 1987
  • Tome 10 : Lettres d'Italie : Chroniques sociales et économiques, Genève, Librairie Droz, 1967
  • Tome 11 : Sommaire du Cours de sociologie, suivi de Mon Journal, Genève, Librairie Droz, 1967
  • Tome 12 : Traité de sociologie générale, édition française par Pierre Boven, revue par l'auteur. Préface de Raymond Aron, Genève, Librairie Droz, 1818 pages, 1968

Autres textes édités par la librairie Droz

  • La liberté économique et les événements d'Italie, Genève, Librairie Droz, 1970 (préface par Giovanni Busino) note historique par Giovanni Busino, préface par A. Silbermann)
  • Écrits politiques - 1 : Lo sviluppo del capitalismo, Genève, Librairie Droz, 1974 (textes en italien réunis avec une introduction par Giovanni Busino)
  • Écrits politiques - 2 : Reazione, liberta, fascismo 1896 - 1923, Genève, Librairie Droz, 1974 (textes en italien réunis avec une introduction par Giovanni Busino)
  • Écrits épars, Genève, Librairie Droz, 1974 (textes réunis avec une introduction par Giovanni Busino)
  • Correspondance 1890 - 1923, Genève, Librairie Droz, 1975 (2 volumes, textes en italien et en français)
  • Faits et théories, Genève, Librairie Droz, 1975 (version française par M. Tripet, préface par Julien Freund)
  • Lettres, 1860-1890, Genève, Librairie Droz, 1981
  • Écrits de jeunesse, Genève, Librairie Droz, 1982 (édités et préfacés par Giovanni Busino)
  • Lettere a Maffeo Pantaleoni (1890-1923), Genève, Librairie Droz, 1984 (3 volumes)
  • Lettere ai Peruzzi (1872-1900), Genève, Librairie Droz, 1984 (2 volumes)
  • Pages retrouvées éditées et préfacées par Giovanni Busino, Genève, Librairie Droz, 1988
  • Lettres et correspondances : Compléments et additions. Textes rassemblés, introduits et annotés par Giovanni Busino avec la collaboration de Victor Monnier, Genève, Librairie Droz, 1989
  • Libre-échangisme, protectionnisme et socialisme. Nouvelle édition augmentée, Genève, Librairie Droz, 1992
  • Nouvelles Lettres (1870-1923). Textes rassemblés, préfacés et annotés par Fiorenzo Mornati, Genève, Librairie Droz, 2001
  • Inédits et addenda, Genève, Librairie Droz, 2005 (écrits retrouvés, transcrits et annotés par Fiorenzo Mornati, préface par Giovanni Busino)
  • Le mythe vertuïste et la littérature immorale, Genève, Librairie Droz, 1971 (nouvelle version française par Corinne Beutler

Autres publications en Français

  • Cours d'économie politique, Lausanne, F. Rouge, 1896–97 (2 volumes)
  • Les systèmes socialistes. Cours professé à l'Université de Lausanne, Paris, V. Giard & E. Brière, « Bibliothèque Internationale d'Économie Politique », 1902-03 (2 volumes)
  • Manuel d'économie politique. Traduit sur l'édition italienne par Alfred Bonnet (revue par l'auteur), Paris, V. Giard & E. Brière, 1909
  • Le mythe vertuïste et la littérature immorale, Paris, Marcel Rivière & Cie, 1911
  • Traité de sociologie générale : édition française par Pierre Boven revue par l'auteur, Lausanne - Paris, Librairie Payot & Cie, 1917-19 (2 volumes)
  • Les Systèmes Socialistes. Deuxième édition par les soins de G. H. Bousquet, Paris, Marcel Giard, 1926 (2 volumes)
  • Lettres de Léon Walras et Vilfredo Pareto à Hermann Laurent 1898 - 1902, Paris, 1953
  • Le Péril socialiste, éditions du Trident, Paris, 2008 (recueil d'articles préfacé par Georges Lane)

Publications en Italien

  • Manuale di economia politica con una introduzione alla scienza sociale, Milano, 1906
  • Trattato di sociologia generale, Firenze, G. Barbéra, 1916
  • (it) Compendio di sociologia generale, Florence, Barbèra, (lire en ligne)
  • Fatti e teorie, Firenze, Vallecchi Editore, 1920
  • I sistemi socialisti, Milano, « Raccolta di Breviari Intellettuali » no 29, 1920 (2 volumes)
  • Trasformazione della democrazia, Milano, Corbaccio, 1921
  • Il mito virtuista e la letteratura immorale, Liberilibri, Macerata 2011.

Bibliographie

Francophone

  • Raymond Aron, Les étapes de la pensée sociologique, Paris, Gallimard, 1967.
  • « Autour de Pareto » dans la Revue européenne des sciences sociales, 2013, volume 51, no 2, (ISSN 0048-8046), lire en ligne.
  • Julien Freund, Pareto, Paris, Seghers, 1974.
  • Jean-Pierre Blanchard (préf. Georges Feltin-Tracol), Vilfredo Pareto, génie et visionnaire, Paris, Dualpha, 2019, 156 p. (ISBN 9782353744152).
  • G.-H. Bousquet, Pareto (1848-1923), le savant et l'homme, Lausanne, Payot, 1960.
  • Alban Bouvier, «Pareto, une conception nominaliste et atypique de la culture» in Germanistik.ch, oct. 2009.
  • Alban Bouvier, (dir.), Pareto aujourd'hui, Paris, Presses Universitaires de France, 1999.
  • Pierre du Bois de Dunilac, «Mythe de la science et science du mythe : en guise de conclusion» (avec Edmond Gilliéron), Cahiers Vilfredo Pareto, t. 18, n°.53, 1980, p. 132.
  • P. Bridel, E. Tatti, (éditeurs), L'équilibre général. Entre économie et sociologie. Colloque du Centre d'études interdisciplinaires Walras-Pareto de l'Université de Lausanne, Revue européenne des sciences sociales, tome XXXVII, 1999, no 116, Librairie Droz, Genève-Paris.
  • René Roy, Pareto statisticien : la distribution des revenus, Revue d'économie politique, vol. 59, p. 555-577.
  • Bernard Valade, Pareto. La naissance d'une autre sociologie, Paris, PUF, 1990.

Anglophone

  • Franz Borkenau, Modern Sociologists: Pareto, London, Chapmann & Hall, 1936
  • S. E. Finer, « Pareto and Pluto-Democracy: The Retreat to Galapagos », The American Political Science Review, Vol. 62, No. 2, Jun., 1968, pp. 440-50
  • Sen, A. K. « The Impossibility of a Paretian Liberal », Journal of Political Economy, No. 78, 1970, pp. 152-157
  • Placido Bucolo (ed.), The Other Pareto, London, Scolar Press, 1980 (ISBN 0-85967-516-5)

Germanophone

  • Gert Albert: Hermeneutischer Positivismus und dialektischer Essentialismus Vilfredo Paretos. Wiesbaden, VS Verlag 2005
  • Maurizio Bach: Jenseits des rationalen Handelns. Zur Soziologie Vilfredo Paretos. Wiesbaden, VS Verlag 2004
  • Gerold Blümle: Paretos Gesetz. In: Wirtschaftswissenschaftliches Studium (WiSt), 8. Jg., Heft 1 (Januar 1979), S. 17.
  • Gottfried Eisermann, Max Weber und Vilfredo Pareto, Tübingen: J. C. B. Mohr (Paul Siebeck), 1989; (ISBN 3-16-545457-4)
  • Gottfried Eisermann: Vilfredo Pareto. Ein Klassiker der Soziologie, Tübingen: J. C. B. Mohr (Paul Siebeck) 1987; broschiert: (ISBN 3-16-545207-5), gebunden: (ISBN 3-16-545214-8)
  • Horst Claus Recktenwald (Hrsg.): Lebensbilder großer Nationalökonomen. Köln, Kiepenheuer & Witsch 1965
  • Günter Zauels: Paretos Theorie der sozialen Heterogenität und Zirkulation der Eliten. Stuttgart, Ferdinand Enke Verlag, 1968.

Italophone

  • N. Bobbio, Saggi sulla scienza politica in Italia, Bari-Roma, Laterza, 1969 (nuova edizione accresciuta 1996)
  • S. Ricossa, Dizionario di economia, Torino, UTET, 1982, ad voces
  • G. Busino, Pareto, Croce, les socialismes et la sociologie, Genève, Droz, 1983
  • G. Busino, Introduzione, Nota biografica, Nota bibliografica, Nota al testo, Commento e Indici dell'edizione critica del Trattato di sociologia generale, Torino, UTET, 1988, voll. 4
  • F. Aqueci, Le funzioni del linguaggio secondo Pareto, Berne-Frankfurt/M.-New York-Paris, Peter Lang, 1991
  • C. Malandrino, R. Marchionatti, (a cura di), Economia, sociologia e politica nell'opera di Vilfredo Pareto, Firenze, Olschki, 2000
  • P. Della Pelle (a cura di), Introduction a K. Marx, Le Capital par V. Pareto, edizione critica con il testo italiano a fronte, Aracne, Canterano 2018.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. sans lien de parenté avec l'anarchiste russe Mikhail Bakounine
  2. in Les Systèmes socialistes T.I., p. 40-41
  3. in Gerarchia, revue fasciste, dans un article intitulé « Libertà »
  4. « Was Vilfredo Pareto Really a ‘Precursor’ of Fascism? », sur The America Journal of Economics and Sociology (consulté le )
  5. J. Martin, Piero Gobetti and the Politics of Liberal Revolution, Springer, , p. 84
  6. Stuart L. Campbell, « The Four Paretos of Raymond Aron », Journal of the History of Ideas, vol. 47, no 2, , p. 287–298 (DOI 10.2307/2709815, JSTOR 2709815)
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