Terminal conteneur

Un terminal conteneur est une infrastructure spécialisée dans le transbordage de conteneurs entre différents modes de transport. Les transbordages sont souvent effectués entre un porte-conteneurs et un véhicule terrestre, camion ou train par exemple ; le terminal sera alors décrit comme un terminal porte-conteneurs. De la même manière, les transbordages peuvent avoir lieu entre deux véhicules terrestres, le plus souvent, des trains et des camions, c'est alors un terminal à conteneurs terrestre.

Pour les articles homonymes, voir Terminal.

Les portiques et le terre-plein du port de Yangshan près de Shanghai.

Histoire

En , le premier terminal à conteneur terrestre au monde est ouvert par la compagnie Pennsylvania Railroad (une compagnie ferroviaire) à Enola, Pennsylvanie (en)[1].

Le terminal de Port Newark-Elizabeth Marine (en) situé sur la baie de Newark, dans le port de New York (aussi appelé port de New York - New Jersey en anglais) est considéré comme le premier terminal conteneur au monde. Le , le bateau Ideal X[2] a été modifié pour expérimenter l'utilisation de conteneurs standardisés, empilés et ensuite déchargés vers des châssis de camions modifiés sur le port de New York. Le concept a été développé par la société McLean Trucking[2]. Le , les autorités portuaires du port de New York - New Jersey ont ouvert le premier terminal porte-conteneur, le terminal Elizabeth Marine[3].

Fonctionnement

Un terminal porte-conteneur (maritime) comporte ordinairement une darse avec un grand tirant d'eau ; un quai pour l'amarrage ; des portiques, grues et chariots cavaliers ; des réseaux de transport permettant l'intermodalité (routes et voies ferrées) et une surface consacrée à l'empilement des conteneurs. Ils sont le plus souvent une partie d'un port, en association avec d'autres types de terminaux[4].

Les marchandises qui arrivent à un terminal porte-conteneur depuis un même navire sont le plus souvent distribués sur plusieurs modes de transports. Selon le directeur général du port de Rotterdam, l'escale d'un grand porte-conteneurs de 18 000 EVP (unité équivalente à un conteneur de vingt pied) nécessite en moyenne (tout n'étant pas déchargé)[5] :

  • 19 trains à conteneurs (de 74 EVP chacun) ;
  • 32 barges pour le transport fluvial (de 97 EVP chacune) ;
  • 1 560 camions (de 1,6 EVP de moyenne).
Conteneurs empilés dans un terminal non connu.

les terminaux terrestres comme maritimes se doivent de disposer d'une aire de stockage pour les conteneurs pleins ou vides. Les conteneurs chargés sont stockés pour une période relativement courte, en attente de leur transport. Les conteneurs vides peuvent être stockés plus longtemps, attendant leur prochaine utilisation. Les deux types de conteneurs sont empilés afin de gagner en surface[4].

Les plus grands terminaux porte-conteneurs sont situés dans les principaux ports mondiaux[6]. Les terminaux à conteneurs terrestres sont eux, plutôt situés proches ou à l'intérieur des villes majeures[7], avec de bonnes connections ferroviaires aux terminaux porte-conteneurs.

Ces dernières années, la recherche à propos des terminaux conteneurs s'est considérablement améliorée, notamment avec l'automatisation et la mondialisation grandissante[8],[9].

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. (en) Krzysztof Lewandowski, « Czechoslovak activity to prepare European norms for containers before the Second World War », sur researchgate.fr,
  2. « Malcom McLean », sur Les Echos, (consulté le ).
  3. « Note de synthèse, La révolution du conteneur », ISEMAR, nomvembre 2002, p. 1 (lire en ligne)
  4. Julien Dubreuil, « La logistique des terminaux portuaires de conteneurs », CIRRELT, , p. 13-16 (lire en ligne)
  5. (en) « APM Opens Most Advanced Container Terminal », sur maritime-executive.com, The maritime executive, 04/28/2015 (consulté le )
  6. « Les plus grands ports à conteneurs au monde - volume de fret 2014 », sur Statista (consulté le )
  7. Adrian, « Les 30 plus grandes villes du monde », sur La culture générale, (consulté le )
  8. « Avec les robots du port de Rotterdam », L'usine nouvelle, (lire en ligne, consulté le )
  9. « Automatisation des terminaux : l'approche allemande a porté ses fruits », sur Ports et corridors, (consulté le )
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