Salles-de-Belvès

Salles-de-Belvès est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Pour les articles homonymes, voir Salles.

Salles-de-Belvès

Le bourg de Salles-de-Belvès.
Administration
Pays France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Sarlat-la-Canéda
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de la Dordogne et Forêt Bessède
Maire
Mandat
Georges Dejonghe
2020-2026
Code postal 24170
Code commune 24517
Démographie
Population
municipale
72 hab. (2018 )
Densité 8,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 42′ 41″ nord, 1° 00′ 00″ est
Altitude Min. 132 m
Max. 297 m
Superficie 8,76 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de la Vallée Dordogne
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Salles-de-Belvès
Géolocalisation sur la carte : Dordogne
Salles-de-Belvès
Géolocalisation sur la carte : France
Salles-de-Belvès
Géolocalisation sur la carte : France
Salles-de-Belvès

    Géographie

    Communes limitrophes

    Carte de Salles-de-Belvès et des communes avoisinantes en 2015, avant la création de la commune nouvelle de Pays de Belvès.

    Salles-de-Belvès est limitrophe de cinq autres communes. Au sud-est, son territoire est distant d'environ 200 mètres de celui d'Orliac.

    Communes limitrophes de Salles-de-Belvès
    Larzac
    Pays de Belvès Sainte-Foy-de-Belvès
    Capdrot Mazeyrolles

    Climat

    Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

    Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

    Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

    • Moyenne annuelle de température : 12,3 °C
    • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,3 j
    • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9 j
    • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,4 °C
    • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 920 mm
    • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,1 j
    • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,3 j

    Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Belves », sur la commune de Pays de Belvès, mise en service en 1988[7] et qui se trouve à km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 12,9 °C et la hauteur de précipitations de 895,6 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Gourdon », sur la commune de Gourdon, dans le département du Lot, mise en service en 1961 et à 30 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 12,4 °C pour la période 1971-2000[11], à 12,7 °C pour 1981-2010[12], puis à 13,1 °C pour 1991-2020[13].

    Urbanisme

    Typologie

    Salles-de-Belvès est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[14],[15],[16]. La commune est en outre hors attraction des villes[17],[18].

    Occupation des sols

    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (81,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (82,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (81,3 %), zones agricoles hétérogènes (18,7 %)[19].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Toponymie

    En occitan, la commune porte le nom de Salas de Belvés[20].

    Histoire

    La paroisse de Salles de Belvès dépendait de l'archiprêtré de Paleyrac. Elle était désignée sous le vocable de Santa Maria de Salis dans une bulle du pape Eugène III, puis Salles de Carves, et, en 1630, Sales. L'église était tenue en fief par l'archevêque de Bordeaux.

    Si, en 1153, l'église était sous le vocable de la Vierge, elle a eu saint Sacerdos comme patron après avoir été unie au monastère de Sarlat.

    Dans le fouage de 1365, la paroisse de Salles de Carves est comptée pour 41 feux, soit une population de 300 à 400 habitants. Dans le catalogue du consulat de Belvès de 1351, on trouve 57 feux dont 28 payant des redevances et 29 qualifiés de pauvre. En 1872, il y avait 307 habitants, puis 262 habitants en 1896, 240 en 1901.

    Dans la liste de 1351, on trouve le nom de métairies ou villages : Causavel, devenu Cavassel, Puech au bas, Bouchi dans le nom ancien de Boycha, etc[21].

    Politique et administration

    Rattachements administratifs

    Dès 1790, la commune de Salles-de-Belvès a été rattachée au canton d'Orliac qui dépendait du district de Belvès jusqu'en 1795, date de suppression des districts. Lorsque ce canton est supprimé par la loi du 8 pluviôse an IX () portant sur la « réduction du nombre de justices de paix », la commune est rattachée au canton de Villefranche-de-Belvès (devenu canton de Villefranche-du-Périgord en 1893) dépendant de l'arrondissement de Sarlat (devenu l'arrondissement de Sarlat-la-Canéda en 1965)[22].

    Intercommunalité

    Fin 2000, Salles-de-Belvès intègre dès sa création la communauté de communes Entre Nauze et Bessède. Celle-ci est dissoute au et remplacée au par la communauté de communes Vallée de la Dordogne et Forêt Bessède.

    Administration municipale

    La population de la commune étant inférieure à 100 habitants au recensement de 2017, sept conseillers municipaux ont été élus en 2020[23],[24].

    Liste des maires

    La mairie en 2018.
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
             
    1878 1884 Jean Dieude    
    1884 1888 Jean Gamot    
    1888 1892  ?    
    1892 1896 Jean Grenier    
    1896 1900  ?    
    1900 1904 Jean Grenier    
    1904 1908  ?    
    1908 1912 Émile Dieude    
    1912 1919  ?    
    1919 1925 Émile Pierre Dieude    
    1925 1929 Edmond Rochy    
    1929 (après 1935) Édouard Grenier   Épicier
             
    avant 1995  ? André Maury    
    1996 mars 2014 Alain Maury SE Chef d'entreprise
    mars 2014
    (réélu en mai 2020)
    En cours Georges Dejonghe    

    Juridictions

    Dans le domaine judiciaire, Salles-de-Belvès relève[25] :

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[27].

    En 2018, la commune comptait 72 habitants[Note 5], en diminution de 5,26 % par rapport à 2013 (Dordogne : −0,84 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    349329348336334363364370328
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    321326306307309295296277262
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    240233214179169162131137122
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
    887477846854638072
    2018 - - - - - - - -
    72--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[28].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Emploi

    En 2015[29], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent vingt-huit personnes, soit 38,9 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (quatre) a diminué par rapport à 2010 (sept) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 14,3 %.

    Établissements

    Au , la commune compte douze établissements[30], dont sept au niveau des commerces, transports ou services, deux dans la construction, un dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, un dans l'industrie, et un relatif au secteur administratif[31].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Personnalités liées à la commune

    • Saint Pierre Thomas (~ 1305-1366), né à Salles-de-Belvès, mort à dans le couvent des Carmes de Famagouste, à Chypre[34].
    • Amédée Léopold Deguilhem, né le à Salles-de-Belves, mort le au camp de Buchenwald. Alors qu'il est chef cantonnier du Buisson-de-Cadouin. Membre du groupe Bergeret (Maurice Loupias dit Bergeret dirige l'Armée secrète en Dordogne sud) de l'Armée secrète, il est arrêté à Cadouin le et meurt en déportation[35]. Une place du Buisson-de-Cadouin porte son nom.

    Voir aussi

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes et cartes

    • Notes
    1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
    2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
    3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
    4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
    • Cartes
    1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

    Références

    1. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
    2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
    3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
    4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
    5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
    6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
    7. « Station Météo-France Belves - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
    8. « Orthodromie entre Salles-de-Belvès et Pays de Belvès », sur fr.distance.to (consulté le ).
    9. « Station Météo-France Belves - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
    10. « Orthodromie entre Salles-de-Belvès et Gourdon », sur fr.distance.to (consulté le ).
    11. « Station météorologique de Gourdon - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    12. « Station météorologique de Gourdon - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    13. « Station météorologique de Gourdon - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    15. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
    18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    20. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 12 avril 2014.
    21. Albert Vigié, Histoire de la châtellenie de Belvès, p. 757-759, dans Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie du Périgord, 1901, tome 28 (lire en ligne)
    22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    23. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 13 septembre 2020.
    24. Résultats des élections municipales et communautaires 2020 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 25 novembre 2020.
    25. « Annuaire des juridictions d'une commune », sur le site du ministère de la Justice (consulté le ).
    26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
    29. Dossier complet - Commune de Salles-de-Belvès (24517) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 27 janvier 2019.
    30. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le ).
    31. Dossier complet - Commune de Salles-de-Belvès (24517) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 27 janvier 2019.
    32. Abbé Carles, Dictionnaire des paroisses du Périgord, éditions du Roc de Bourzac, Bayac, 2004, (réédition à l'identique de celle de 1884 : Les titulaires et patrons du diocèse de Périgueux et de Sarlat), (ISBN 2-87624-125-0), p. 96.
    33. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 264.
    34. « Les grands Carmes en France : Saint Pierre Thomas (1305 - 1366) »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogle • Que faire ?).
    35. Journal officiel du 10 mars 1988 : relatif à l'apposition de la mention « Mort en déportation » sur les actes de décès
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