Saint-Hippolyte (Charente-Maritime)

Saint-Hippolyte est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont appelés les Hippolytains et les Hippolytaines[1].

Pour les articles homonymes, voir Saint-Hippolyte.

Saint-Hippolyte

Le centre du village et l'église de Saint-Hippolyte

Blason
Administration
Pays France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Intercommunalité Communauté d'agglomération Rochefort Océan
Maire
Mandat
Pierre Chevillon
2020-2026
Code postal 17430
Code commune 17346
Démographie
Gentilé Hippolytains
Population
municipale
1 436 hab. (2018 )
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 55′ 21″ nord, 0° 53′ 46″ ouest
Altitude Min. 1 m
Max. 27 m
Superficie 23,28 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Rochefort
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Tonnay-Charente
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Saint-Hippolyte
Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime
Saint-Hippolyte
Géolocalisation sur la carte : France
Saint-Hippolyte
Géolocalisation sur la carte : France
Saint-Hippolyte
Liens
Site web www.saint-hippolyte.fr

    Géographie

    La commune de Saint-Hippolyte se situe dans le centre du département de la Charente-Maritime, aux confins des anciennes provinces de Saintonge et d'Aunis.

    Sur un plan plus général, la commune de Saint-Hippolyte est située dans la partie sud-ouest de la France[Note 1], au centre de la côte atlantique dont elle est distante d'une douzaine de kilomètres à vol d'oiseau, faisant partie du « Midi atlantique »[2].

    Le territoire de cette commune est situé sur la rive gauche de la Charente, faisant face à Tonnay-Charente.

    L'altitude minimale du territoire est de m, et le maximum de 27 m[3].

    Communes limitrophes

    Communes limitrophes de Saint-Hippolyte[3]
    Rochefort Tonnay-Charente
    Échillais Cabariot
    Trizay La Vallée

    Urbanisme

    Typologie

    Saint-Hippolyte est une commune rurale[Note 2],[4]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[5],[6].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rochefort, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 33 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[7],[8].

    La commune, bordée par l'estuaire de la Charente, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[9]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[10],[11].

    Occupation des sols

    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (95,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (36,1 %), terres arables (34,8 %), zones agricoles hétérogènes (21 %), eaux continentales[Note 4] (3,9 %), zones urbanisées (3,4 %), zones humides intérieures (0,9 %)[12].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Histoire

    An 777 : passage de Charlemagne – Nombreuses batailles contre les Sarrasins (Montierneuf et Monthérault).

    845-868 : lutte contre les pirates scandinaves.

    1160-1185 : occupation anglaise, la plupart des seigneuries saintongeaises se levèrent contre cette occupation mais la répression fut terrible : des châteaux rasés, des villages brûlés et obligation aux barons vaincus de partir en croisade sous peine d’être passés par les armes.

    Au début du XIXe siècle, la commune portait le nom de Saint-Hyppolite-de-Biard.

    Administration

    L'église (à gauche) et la mairie (à droite).

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    avant 1988  ? René Seguin    
    2001 En cours Pierre Chevillon DVD Retraité de l'enseignement
    Conseiller délégué de la CA Rochefort Océan (2020 → )
    Les données manquantes sont à compléter.

    Région

    À la suite de la réforme administrative de 2014 ramenant le nombre de régions de France métropolitaine de 22 à 13, la commune appartient depuis le à la région Nouvelle-Aquitaine, dont la capitale est Bordeaux. De 1972 au , elle a appartenu à la région Poitou-Charentes, dont le chef-lieu était Poitiers.

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14].

    En 2018, la commune comptait 1 436 habitants[Note 5], en augmentation de 2,87 % par rapport à 2013 (Charente-Maritime : +2,13 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    6647127148829011 0151 0231 0461 054
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 0141 0661 0509549691 0099801 0111 001
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    9781 0741 008908881816812797887
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
    8278588099691 1091 1211 1701 3291 412
    2018 - - - - - - - -
    1 436--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Lieux et monuments

    Réseaux techniques

    Pour renforcer l'alimentation en eau potable des zones littorales et du Nord du département, l'usine d'eau potable de St Hippolyte a été modernisée en 2007 par le syndicat des eaux de la Charente-maritime qui avait fait construire une retenue d'eau brute de 1 500 000 m3 en amont de l'usine de production d'eau potable "Lucien Grand" construite en 1980, qui produit 60.000 m3/ jours. Cette retenue est alimentée par la nappe phréatique de la Charente. Le stockage de l'eau brute dure 25 jours avant tout traitement. Cette usine alimente en eau potable toute la région et une grande partie de la Charente-Maritime ce qui permet de faire face à la demande surtout pendant la saison estivale.

    Héraldique

    Blason
    Coupé d'un trait, parti de trois autres qui font huit quartiers : au 1) de gueules, au croissant de vair (de Maure) ; au 2) d'azur, à trois fleurs-de-lis d'or au bâton péri en bande de gueules (Bourbon) ; au 3) de gueules, à neuf macles d'or (Rohan) ; au 4) burelé d'argent et d'azur de dix pièces à trois chevrons de gueules brochants sur le tout, le premier écimé (La Rochefoucauld) ; au 5) d'argent, au guivre d'azur couronné d'or engoulant un enfant de gueules (Visconti-Milan) ; au 6) de gueules, aux chaînes de Navarre d'or (Navarre) ; au 7) de gueules, au pal de vair (Pérusse des Cars) ; au 8) d'hermine plain (Bretagne). Sur le tout fascé enté de six pièces d'argent et de gueules (Rochechouart)[18].
    Détails
    Il s'agit des armes de la maison de Rochechouart de Mortemart.
    Adopté par la municipalité.

    Notes et références

    Notes et cartes

    • Notes
    1. Certains y voient une appartenance géographique au Midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - ainsi Saint-Hippolyte comme le département de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Sud-Ouest français et parfois le Grand Ouest français.
    2. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    4. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
    5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
    • Cartes
    1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

    Références

    1. Les gentilés de Charente-Maritime
    2. Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p. 21.
    3. Carte IGN sous Géoportail
    4. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    5. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
    8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    9. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
    10. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
    11. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    12. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
    17. http://www.saint-hippolyte.fr/articles.php?lng=fr&pg=358&tconfig=0
    18. Saint-Hippolyte sur armorialdefrance.fr

    Le Moniteur des Travaux Publics du . extrait article « Investissements majeurs pour le syndicat des eaux ».

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

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