Rue Escoussières-Montgaillard

La rue Escoussières-Montgaillard (en occitan : carrièra Escorsièra Montgalhard) est une rue du centre historique de Toulouse, en France. Elle se situe dans le quartier Saint-Étienne, dans le secteur 1 de la ville. Elle appartient au secteur sauvegardé de Toulouse.

Rue Escoussières-Montgaillard
(oc) Carrièra Escorsièra Montgalhard
Situation
Coordonnées 43° 35′ 46″ nord, 1° 26′ 58″ est
Pays France
Région Occitanie
Ville Toulouse
Quartier(s) Saint-Étienne
Début no 33 rue Théodore-Ozenne
Fin no 4 place Montoulieu
Morphologie
Type rue
Longueur 222 m
Largeur 5 m
Histoire
Anciens noms Chemin des Escoussières (milieu du XVe siècle)
Rue Escoussières-Montoulieu (1806)
Rue Escoussières-Montgaillard (vers 1850)
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Toulouse

Toponymie

La rue Escoussières-Montgaillard rappelle le tracé ancien des « escoussières » (escorsièra en occitan), c'est-à-dire les chemins qui longeaient, du côté de la ville, le rempart de Toulouse, et servaient de chemin de ronde. La mention de Montgaillard permet de la distinguer d'une autre rue qui porte le nom d'Escoussières, la rue Escoussières-Arnaud-Bernard. En effet, elle naît à proximité de l'ancienne porte Montgaillard[1].

À la Révolution, en 1794, on lui donna le nom de rue des Découvertes. En 1806, lorsque les noms de rue furent officiellement attribués, la rue porta le nom de rue Escoussières-Montoulieu, car elle débouchait à la place Montoulieu, face à la porte du même nom. Ce n'est qu'en 1850 qu'elle prit le nom actuel[2].

Description

La rue Escoussières-Montgaillard est une voie publique située dans le centre-ville de Toulouse longue de 222 mètres. Elle naît perpendiculairement à la rue Théodore-Ozenne. Elle reçoit la rue Espinasse, puis la rue Vélane, à sa gauche. Elle se termine sur la place Montoulieu.

Voies rencontrées

La rue Escoussières-Montgaillard rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

  1. Rue Théodore-Ozenne
  2. Rue Espinasse (g)
  3. Rue Vélane (g)
  4. Place Montoulieu

Histoire

Au Moyen Âge, l'actuelle rue Escoussières-Montgaillard appartient à deux capitoulats : de la porte Montgaillard à la rue Vélane, elle dépend du capitoulat de la Pierre, et de la rue Vélane à la place Montoulieu, de celui de Saint-Étienne[1]. Ce n'est qu'un simple chemin, le « chemin des escoussières » (cami de las escorsièras en occitan), qui longe le rempart à l'intérieur de la ville. Le cadastre de 1458 mentionne les Escoussières-Montoulieu, les Escoussières-Montgaillard, les Escoussières-Saint-Aubin, les Escoussières-Matabiau, les Escoussières-Arnaud-Bernard et les Escoussières-Saint-Pierre[3]. Du côté sud, au pied des remparts, on ne trouve donc que des espaces laissés libres ou des jardins. La plupart des immeubles, du côté nord, ont façade sur les rues parallèles, la rue de la Trilhe et la rue Montoulieu-Vélane[2]. Quelques simples et fortes bâtisses du XVIe siècle et du XVIIe siècle témoignent de cette période (actuels no 1, 19 et 31). La plupart des maisons sont cependant reconstruites au cours du XVIIIe siècle (actuels no 1 à 15, 23 à 29 et 33 à 35).

Dans la première moitié du XIXe siècle, le rempart est démoli. Tandis que la rue du Jardin-Royal (actuelle rue Jules-de-Rességuier) est tracée parallèlement à la rue Escoussières-Montgaillard, de nouveaux immeubles, qui ont leur façade principale sur la rue du Jardin-Royal, sont élevés du côté sud[4].

Bâtiments et monuments remarquables

  • no  12 : immeuble (XVIIe siècle-XIXe siècle).
    Cette maison du XVIIe siècle est le seul bâtiment ancien de ce côté de la rue, tous les immeubles datant de la première moitié du XIXe siècle. Au rez-de-chaussée, la porte conserve une menuiserie du XVIIIe siècle. L'étroit corps de bâtiment à droite a été construit au XIXe siècle. Le 1er étage est en retrait, ménageant une petite terrasse[5].
  • no  31 : immeuble (XVIe siècle ?).

Notes et références

  1. Jules Chalande, 1925, p. 342.
  2. Jules Chalande, 1925, p. 342-343.
  3. Philippe Klein et Pierre Léoutre, 2011, p. 26.
  4. Jules Chalande, 1925, p. 343.
  5. Louise-Emmanuelle Friquart et Laure Krispin, « Fiche d'information détaillée Patrimoine Architectural: IA31132759 », Inventaire général Région Midi-Pyrénées, Ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, 2008, consulté le 5 juillet 2017.

Voir aussi

Bibliographie

  • Jules Chalande, « Histoire des rues de Toulouse », Mémoires de l'Académie des Sciences et Belles-Lettres de Toulouse, 12e série, tome III, Toulouse, 1925, p. 342-343.
  • Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 (ISBN 978-2867263545).
  • Philippe Klein et Pierre Léoutre, Au cœur d’une histoire. Le quartier St-Étienne à Toulouse, 2011, p. 26-27 (ISBN 2-810622906).

Articles connexes

  • Portail de Toulouse
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