René Le Cornu

René Le Cornu, chevalier des ordres du roi, maréchal de camp de ses armées, militaire français.

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Blason : D'or au massacre de cerf de gueules, surmonté d'un aigle éployé de sable.

Biographie

Il était seigneur de la Courbe de Brée, Sumeraine, Launay-Peloquin et Parné. Il avait épousé Perrine de Sumeraine, petite-fille de Simon de Sumeraine[1], fils de Mathurin, dont le père, Pierre I, vivait en 1450. Perrine de Sumeraine fonda une rente de 4 livres de cire sur le lieu des Fossés en faveur de l'église de Parné.

Pour l'abbé Angot, René le Cornu ne pouvait être autre que le seigneur de La Courbe de Brée bien connu dans l'histoire. Charles de Châtillon vendit la terre de Brée avec le château de Trancalou à René Le Cornu, seigneur de la Courbe, en 1600, dit l'abbé Gérault. Charles Pointeau suppose avec raison que cette date doit être inexacte, car, d'après lui, R. le Cornu aurait été tué en Basse-Bretagne vers 1595[2]. Le récit de sa mort est retracé d'après Pierre Matthieu[3]

Source

  • Abbé Angot, « Saint-Gervais et Saint-Protais de Brée, monographie paroissiale », 1884 [4]

Notes et références

  1. Le Paige qui lui donne pour père Nicolas le Cornu est moins croyable que la généalogie de René de Quatrebarbes dont l'auteur était proche parent par alliance de Renée le Cornu.
  2. En effet, pour l'abbé Angot, un registre des remembrances de Sumeraine, lui montre R. le Cornu figurant encore par Macé Challes, son procureur, aux assises de 1595, le 20 juin. Mais aux pleds suivant, tenus le 19 mai 1598, les hommages sont rendus à dame Perrine de Sumeraine, dame dudit lieu. La vente de la terre et seigneurie de Brée est donc antérieure à cette date.
  3. « La Courbe de Brée, vieux capitaine qui avait été maréchal de camp aux armées sous Henry III, avait obtenu du duc de Mercœur commission pour commander en l'île de Douarnenet, et prit pour son lieutenant Fontenelles qui la surprit et y fit bien des désordres : il espérait qu'ayant été chassé de Coetfré, puis de Carlais, ceste île serait la dernière ancre de sa fortune ; sur ce, il mande à la Courbe de venir prendre possession de son gouvernement et que s'il amenait les forces françaises de Mercœur il le ferait prendre Quimper et toucher plus de quarante mille escuz de cens du pays. Le duc informé de ce dessein l'en voulut détourner pour la mauvaise opinion qu'il avait de Fontenelles, mais la Courbe en fit tant d'instances qu'il le lui promit et lui donna des troupes qu'il demandait avec lesquelles il arriva à Douarnenez, et averti que Sourdeac était en campagne battit aux champs pour se retirer, et fit dix ou douze lieues pour gagner Châteauneuf, où il fut forcé de se retirer dans la motte du vieux château ; la Courbe fit une sortie avec 800 hommes espérant de regagner le bourg ; le combat fut grand et ceux qui estaient sortis furent repoussés dans la motte. La Courbe qui faisait la retraite fut blessé d'une arquebuse dans l'épaule gauche dont il mourut sur l'heure et le reste capitula après avoir épuisé ses fourniments et ses vivres. Ils étaient 4000 et Sourdeac en avoit 1400 ; il fit porter le corps de la Courbe à Brest et 14 drapeaux au maréchal d'Aumont à Comper, août 1595 »
  4. L'abbé Angot indique que personnellement, il doit à Jean-Baptiste de Goué d'avoir commis des erreurs dans la Monographie de Brée, qu'il juge a posteriori mauvais travail, qu'il ne recommande pas et qui vaut autant que deux ou trois autres brochures analogues écrites par lui dans le même temps avec aussi peu d'expérience.

Voir aussi

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