Pycnopodia helianthoides

Le Soleil de mer ou Étoile de mer tournesol[2] (Pycnopodia helianthoides) est une étoile de mer de la famille des Pycnopodiidae, seule représentante du genre Pycnopodia. Elle est considérée comme une des plus grandes espèces d'étoiles de mer.

Pycnopodia helianthoides
Soleil de mer
Classification selon WoRMS
Règne Animalia
Embranchement Echinodermata
Sous-embr. Asterozoa
Classe Asteroidea
Super-ordre Forcipulatacea
Ordre Forcipulatida
Famille Pycnopodiidae

Genre

Pycnopodia
Stimpson, 1862[1]

Espèce

Pycnopodia helianthoides
Brandt, 1835

Synonymes

  • Pycnopodia vulgaris Verrill, 1866

Statut de conservation UICN


CR A4cde :
En danger critique d'extinction

Description

Le soleil de mer est une très grosse étoile de mer aux couleurs variables suivant les régions, allant du rouge au violet profond en passant par diverses teintes de gris, de rose, de bleu, d'orange et de marron ; ces couleurs semblent suivre parfois des variantes géographiques. Elle atteint en moyenne de 50 à 90 cm de diamètre, avec un diamètre maximal enregistré de plus d'un mètre, ce qui en fait sans doute la plus grande espèce d'étoile de mer connue. Elle possède de 16 à 24 bras (cinq chez les juvéniles, seize en moyenne chez l'adulte), rayonnant autour d'un large disque central aplati. Les papules respiratoires forment un duvet sur la face aborale, mouchetée de points blancs. La face orale est presque entièrement recouvertes de podia (pieds ambulacraires équipés de ventouses) blancs, longs, robustes et charnus ; elles en ont plus de 15 000, et ils lui servent autant à se déplacer qu'à saisir et ouvrir ses proies.

Répartition et habitat

On trouve cette étoile dans le Pacifique Nord-Est, du Mexique à l'Alaska[3]. On la rencontre souvent à faibles profondeurs, dans la zone intertidale inférieure, notamment dans les herbiers d'algues, où elle se nourrit d'herbivores. Mais elle peut aussi se retrouver à des profondeurs plus grandes, jusqu'à -435 m[3].

Écologie et comportement

Cette étoile est un prédateur carnivore, qui se nourrit principalement d'oursins[4], mais aussi de mollusques, de concombres de mer et d'autres étoiles de mer, et adoptent aussi à l'occasion un régime charognard. Elles peuvent ouvrir leur bouche très grand pour avaler une proie, mais sont aussi capables de dévaginer leur estomac pour digérer de manière externe une proie trop grosse.

Ces étoiles sont la proie de certains oiseaux marins (quand elles sont jeunes), mais aussi des crabes royaux, ainsi que de l'étoile carnassière Solaster dawsoni, dont la présence provoque chez le soleil de mer un comportement de panique[5]. Pour s'échapper, elles peuvent abandonner un bras à un prédateur, qui repoussera rapidement.

Ce sont des espèces à sexes séparés mais aussi capables de reproduction fissipare. Les gamètes sont projetés en pleine eau à la fin du printemps, où les œufs puis les larves évolueront parmi le plancton pendant une dizaine de semaines avant de se poser sur le fond pour entamer la métamorphose. Les adultes peuvent vivre jusqu'à cinq ans.

Cette étoile a été la principale victime du syndrome du dépérissement de l'étoile de mer qui a décimé les populations d'étoiles de mer du Pacifique est depuis 2013[4]. En 2020, elle est la seule étoile de mer à intégrer la Liste rouge de l'UICN avec le statut d'espèce en danger critique d'extinction[6].

Voir aussi

Références taxinomiques

Liens externes

Notes et références

  1. ITIS, consulté le 19 mai 2014
  2. Collectif (trad. Michel Beauvais, Marcel Guedj, Salem Issad), Histoire naturelle [« The Natural History Book »], Flammarion, , 650 p. (ISBN 978-2-0813-7859-9), Étoile de mer tournesol page 316
  3. SeaLifeBase, consulté le 19 mai 2014
  4. (en) Nicholas Ibarra, « Sea star epidemic still a mystery as effects ripple through ocean ecosystem », sur montereyherald.com, .
  5. (en) Christopher Mah, « What Eats Starfish ? (aka What do starfish fear ?) The Top Starfish Predator : Solaster dawsoni », sur Echinoblog.com (consulté le ).
  6. (en) Hakai Institute, « Sunflower Stars Now Critically Endangered », sur hakaimagazine.com, .
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