Prachya Pinkaew

Prachya Pinkaew (thaï: ปรัชญา ปิ่นแก้ว), né le , est un réalisateur, scénariste et producteur de cinéma[1] thaïlandais.

Prachya Pinkaew
Prachya Pinkaew en 2007.
Naissance
Province de Nakhon Ratchasima, Thaïlande
Nationalité Thaïlandais
Profession Réalisateur, scénariste, producteur de cinéma
Films notables Ong-bak,
L'Honneur du dragon

Il est avec Panna Rittikrai le mentor de Tony Jaa.

Son film majeur est Ong-Bak (2003).

Biographie[2]

Enfant, adolescent et jeune adulte

Prachya Pinkaew, comme beaucoup de thaïlandais, aime beaucoup les films d'actions, en particulier ce que fait Sombat Metanee ; les films Payak Yikae, Mahahin, Sue Pukae, Ha Chek ; et Chum Pae qu'il a vu des tas de fois car les cinémas en plein air programment ce film en boucle. En revanche, au début, il n'aime pas les films de Panna Rittikrai car il a du mal avec son physique et est réellement très hostile à son égard car celui-ci, dit-il, se voyait au même niveau que Bruce Lee ou Jackie Chan (Mais il a ensuite changé d'avis après avoir passé beaucoup de temps avec lui et produit quelques-uns de ses films car Panna met beaucoup de cœur et d'efforts dans son travail)[3].

Les années 1980 : les études.

En 1985, Prachya Pinkaew est diplômé en architecture du Nakhon Ratchasima Technology College dans la Province de Nakhon Ratchasima.

Les années 1990 : Publicité, clips de musique et romance.

Après ses études, Phrachya Pinkaew commence sa carrière en tant que directeur artistique. Il fait de la publicité et des clips vidéos de musique (comme Nonzee Nimbutr, Wisit Sasanatieng et Pen-ek Ratanaruang).

Dans les années 1990 le cinéma thaïlandais est moribond. Ne subsistent que quelques bluettes et quelques films d'horreur pour adolescents.

Donc Pinkaew réalise des films pour adolescents.

Son premier film est en 1992 The Magic Shoes[4]. Puis il tourne Dark Side Romance en 1995.

À partir de 1997 : un renouveau du film d'action et d'arts martiaux.

En 1997, la crise financière puis économique frappe l'Asie du Sud-Est. Le peu d'industrie du cinéma en Thaïlande est réduite à une peau de chagrin.

Surfant sur la vague du renouveau du cinéma thaïlandais initié par Nonzee Nimibutr, Phrachya Pinkaew créé lui aussi en 1997 sa compagnie de production "indépendante" Baa-Ram-Ewe (en réalité, pas tant que ça puisqu'elle est affiliée à la très puissante Sahamongkol Film International).

Dans un premier temps, il produit quelques films à succès nationaux comme Body Jumper (film de vampires), Heaven's Seven (film d'action), 999-9999 (film d'horreur) etc.

Mais il a aussi un rêve secret : devenir la référence et le maître du film d'arts martiaux (Bruce Lee, maître du kung-fu est mort, Jet Li le chinois est vieillissant, il y a donc de nouveau un espace libre).

Phrachya Pinkaew met les moyens pour accomplir son rêve : Il rencontre donc l'expérimenté maître en la matière, Panna Rittikrai qui a été acteur dans près de 50 films d'arts martiaux et d'action depuis les années 1980 et a réalisé aussi quelques films remarqués ; Panna Rittikrai lui présente son élève surdoué, Tony Jaa. Ainsi commence le tournage de Ong-Bak. Tony Jaa s'entraîne de façon intensive dans son art pendant 4 ans et les scènes du film sont patiemment filmées une à une en 3 ans sans trucages, sans assistance technique et sans effets spéciaux.

En 2003, Ong-Bak est projeté dans les cinémas. Ce film a un immense succès en Thaïlande. Luc Besson rachète les droits pour le diffuser à l'international et récolte un énorme succès planétaire. Ong-Bak (องค์บาก) est de nos jours le plus célèbre films thaïlandais de tous les temps.

En 2005, Le trio Pinkaew / Jaa / Rittikrai se reforme pour sortir L'Honneur du dragon (ต้มยำกุ้ง, Tom-Yum-Goong) mais le public et les critiques sont dans l'ensemble déçus sauf en Asie où Tony Jaa est célébré comme le digne successeur de Bruce Lee.

Ensuite Panna Rittikrai continue d'épauler Tony Jaa dans Ong-Bak 2 (2008) puis Ong-Bak 3 (2010).

Ensuite Phrachya Pinkaew continue à exploiter le filon du film d'arts martiaux et d'action en réalisant ou (et) produisant Le guerrier de Feu (2006) , Chocolate (2008), Force of Five (2009), L'honneur du dragon 2 (2013).

Phrachya est donc producteur de nombreux films d'action mais aussi de comédies (Sayew; The Sperm), de films d'horreur (Sick Nurses; Arbat), de romances (Midnight My Love; The Love of Siam)[5] et de comédies musicales (The Magic Shoes; Luk Thung Signature avec des chansons de Luk Thung de Sodsai Rungphothong, Sunaree Rachasima et Pongsri Woranuch).

Filmographie[6]

Réalisateur

Scénariste

Producteur

Notes et références

  1. « Plongée au cœur du cinéma thaïlandais sur Canal + », sur lemonde.fr, Le Monde,
  2. Sous la direction d'Adrien Gombeaud, Dictionnaire du cinéma asiatique, Paris, nouveau monde (éditions), 640 p. (ISBN 978-2-84736-359-3), Article PINKAEW Prachya pages 424 et 425 (par Bastian Meiresonne)
  3. (fr + en) Collectif (sous la direction de Bastian Meiresonne), Thai Cinema : Le cinéma thaïlandais, Asiexpo Edition, , 256 p. (ISBN 978-2-9528018-0-5), Panorama du cinéma d'action thaï depuis les années 1970 par Alongkorn Klysrikhew (Pulp Magazine n°25 de Juillet 2005) (pages 60 à 78 ; pages 66 à 69)
  4. (en) « Ong Bak », sur biff.kr, festival international du film de busan (2003)
  5. (en) Mary J. Ainslie et Katarzina Ancuta (Eds), Thai Cinema : The Complete Guide, I.B. Taurus, , 288 p. (ISBN 978-1-78831-141-0), p. Chapitre Réalisateur Article Phrachya Pinkaew pages 11 et 12
  6. « Filmographie partielle », sur telerama.fr, Télérama
  7. (en) Anchalee Chaiworaporn, « Thai Cinema Since 1970 », sur academia.edu, , p. 157-158
  8. (en) « The Kick », sur biff.kr, festival international du film de busan 2011
  9. (en) Parinyaporn Pajee, « Song from the heart », sur nationthailand.com, The Nation (Thailand),
  10. (en) Parinyaporn Pajee, « Ghastly ghost », sur nationthailand.com,
  11. (en) Melalin Mahawongtrakul, « Ghost stories », sur bangkokpost.com,
  12. (th) Sahamongkol Film International, « Fake โกหกทั้งเพ » (texte et deux bandes annonces), sur sahamongkolfilm,
  13. (en) Terry Fredrickson, « Movie "Abat" banned by Culture Ministry », sur bangkokpost.com,
  14. Aliosha Herrera, « Enfer et fantômes d'Asie », Les Cahiers du cinéma, no 743, , p. 88

Liens externes

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