Polymérie

La polymérie, appelée aussi la X-mérie ou n-mérie, désigne le nombre de divisions symétriques (de symétrie en général axiale) des verticilles (périanthe, feuilles, branches) d'une plante. Elle est surtout utilisée pour caractériser les sépales du calice, les pétales de la corolle ou les étamines de l'androcée d'une fleur.

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Au niveau de l'appareil reproducteur des végétaux, l'histoire évolutive est marquée par le passage de la disposition spiralée des organes floraux, à la disposition verticillée (selon les règles de phyllotaxie), et par la diminution du nombre de pièces florales par verticille.

Pour une fleur n-mère, lorsque le nombre de pièces florales par cycle est[1] :

  • égal à n : le cycle est dit isomère (isomérie, caractère primitif).
  • inférieur à n par avortement, concrescence : cycle dit oligomère ou méiomère (oligomérie ou méiomérie, caractère évolué).
  • supérieur à n par dédoublement : cycle dit polymère ou pléiomère (polymérie ou pléiomèrie, caractère évolué).

Les botanistes parlent aussi de fleur tricyclique (trois verticilles de pièces florales), tétracyclique (4), pentacyclique (5, cas le plus fréquent), hexacyclique (6, comme chez les rosacées)[2].

Tendances évolutives

Au niveau de l'appareil reproducteur des végétaux, la tendance évolutive va vers la cyclisation des pièces florales[3] et une diminution du nombre de pièces florales par verticille (l'évolution se fait vers l'oligomérie puis la monomérie, avec par exemple l'orchidée monomère)[2].

Types principaux de polymérie

  • 2 : dimère
  • 3 : trimère
  • 4 : tétramère
  • 5 : pentamère
  • 6 : hexamère
  • nombre indéfini : polymère

Galerie

Notes et références

  1. La fleur. Méthode de description des caractères généraux des fleurs, partie reproductrice de la plante, Université Joseph Fourier
  2. Yves Tourte, Michel Bordonneau, Max Henry et Catherine Tourte, Le monde des végétaux. Organisation, physiologie et génomique, Dunod, (lire en ligne), p. 99.
  3. Passage de fleurs acycliques dont les nombreuses pièces sont insérées sur des hélices foliaires, à des fleurs hémicycliques (sépales et pétales insérés sur des verticilles, étamines et carpelles sur une hélice) et chez les plus évoluées, à des fleurs cycliques (peu de pièces, toutes insérées sur des verticilles).

Voir aussi

Bibliographie

  • (en) L. P. Ronse Decraene et E. F. Smets, « Merosity in flowers: Definition, origin, and taxonomic significance », Plant Systematics and Evolution, vol. 191, nos 1-2, , p. 83–104 (DOI 10.1007/BF00985344, lire en ligne)

Articles connexes

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