Paul-Adrien Bourdalouë

Paul-Adrien Bourdalouë (né à Bourges le , mort à Bourges le ), ingénieur et topographe français, proposa le premier système de nivellement orthométrique de la France.

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Repère du réseau Bourdalouë au pied du portail de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Perpignan

Biographie

Paul Bourdalouë fut conducteur des Ponts et Chaussées, puis ingénieur-résident des Chemins de fer du Gard. Il exécuta à la demande de l'ingénieur Linant de Bellefonds, à partir de 1847, le nivellement de la zone du futur canal de Suez en Égypte. Il releva, entre autres, que la différence de niveau entre la mer Méditerranée et la mer Rouge est négligeable contrairement à ce qu'avaient cru les ingénieurs de Bonaparte.

En 1857, il fut chargé de procéder au nivellement général de la France métropolitaine (NGF). De 1857 à 1863, il créa un réseau de lignes de base qui passaient par toutes les Préfectures et a été matérialisé par un canevas de 15 000 repères en fonte scellés : ce furent les premières lignes de niveau de la France. Le zéro du nivellement, hauteur de la mer à Marseille, fut fixé par une décision ministérielle du . Il officialisait comme niveau moyen de la Méditerranée, la cote 0,40 m de l'échelle de marée du fort Saint-Jean à Marseille. Ce zéro fut appelé « zéro Bourdalouë ».

À la fin du XIXe siècle, Charles Lallemand améliora le réseau existant et affina le niveau 0 qu'il fixa à le cote 0,329 m de l'échelle de marée de Marseille.

Bourdalouë fut maire-adjoint de la ville de Bourges. En 1865, il confia à l'architecte Albert Tissandier la conception du château d'eau de Séraucourt à Bourges, toujours visible.

Il est inhumé au cimetière des Capucins de cette même ville. Il repose dans le mausolée familial dont la forme pyramidale rappelle son travail en Égypte[1]. Un repère du NGF a été apposé sur sa sépulture[1],[2].

Œuvres

  • Nivellement général de la France (1864, 4 vol. in-8°), éd. Pigelet, Bourges

Iconographie

Une médaille à l'effigie de Paul-Adrien Bourdalouë fut exécutée par le graveur Maurice Borrel en 1856, sur commande du département du Cher. Un exemplaire en est conservé au musée Carnavalet.

Références

  1. L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, juin 1989, p. 572–573.
  2. « Repère G'.A.K3 - 75a »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogle • Que faire ?), sur le site de l'IGN.

Liens externes

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