Pan (journal)

PAN est un hebdomadaire satirique belge en langue française, créé en 1945[1] et paraissant le mercredi à Bruxelles. Le , son nouveau propriétaire a annoncé sa reparution à partir du . Il paraît désormais le vendredi.

Pour les articles homonymes, voir Pan (homonymie).

PAN

Le nouveau logotype du journal.

Pays Belgique
Zone de diffusion Belgique
Wallonie et Bruxelles
Langue Français
Périodicité Hebdomadaire
Genre Satirique
Prix au numéro 2,00 
Diffusion 3000 ex.
Date de fondation 1945
Éditeur John-Alexander Bogaerts

Site web https://www.pan.be/

Historique

Créé en 1945 sur le modèle du Canard enchaîné dont il avait gardé les couleurs, le rouge et le noir, mais en quatre pages seulement, Pan paraissait le mercredi et abordait avant tout les questions politiques belges sous l'angle de la satire. Au contraire du Canard, toutefois, les journalistes de Pan ne signaient leurs articles que d'un pseudonyme - comportant le mot "pan" (Pandémonium, Pantalon, Pandecte, Pan Bagnat, etc.) Parmi les fondateurs, le chansonnier Léo Campion, libre-penseur, anarchiste et franc-maçon. Mais celui-ci dut assez vite se séparer du journal, sa carrière de chansonnier l'emmenant à Paris.

Cependant, en partant, Léo Campion léguait à Pan un esprit irrévérencieux qui ne quitta jamais le journal. Malgré cela, ou sans doute à cause de cela, les hommes politiques se plongeaient tous les mercredis dans les quatre pages de Pan où foisonnaient les caricatures, les plaisanteries et les jeux de mots (certains inspirés par le dialecte bruxellois, ce qui les rendait compréhensibles d'une catégorie restreinte d'initiés). Dans ses dernières années, Pan dut affronter une dissidence qui se mit à publier Père Ubu. Sans doute, pour garder sa prééminence, Pan se mit alors à organiser chaque année la cérémonie de remise des "Pandores", des prix qui allaient aux diverses têtes de turc que le journal s'était choisies. C'est de bonne grâce que les victimes se pressaient à cette parodie des Oscars et autres Césars, car être cité dans Pan était un brevet de célébrité. Ce phénomène est le même que celui qui faisait se précipiter la classe politique et le public sur le Pourquoi Pas?, autre hebdomadaire satirique, représentatif d'une presse belge qui n'avait pas encore subi l'influence du style "international".

En 2004, Pan fut racheté par Dominique Janne. Il se sépara rapidement du rédacteur en chef André Gilain, et le journal redéfinit sa ligne éditoriale avec l'arrivée de Nicolas Crousse, un ex-journaliste du quotidien progressiste Le Matin disparu en 1998[2]. Par la suite, Crousse laissera sa place de rédacteur en chef à Thomas-Pierre Gerard.

Le , l'hebdomadaire belge Trends-Tendances annonçait le rachat de Pan par son concurrent Père Ubu et la fusion des deux titres en un seul, à savoir Père Ubu, sous le slogan "Père UBU, l'hebdo qui fait PAN dans le mille tous les jeudis" [3]. Le titre se modifia ensuite en "Père Ubu - Pan"

Le , le propriétaire des marques Père Ubu et Pan a annoncé qu'il mettait fin à l'hebdo Ubu-Pan et qu'il relançait le magazine PAN, à partir du , sous la direction de l'écrivain, blogueur, chroniqueur et scénariste Marcel Sel[1].

Le de la même année, John-Alexander Bogaerts annonce le départ de Marcel Sel, remplacé par Pierre-Henri De Vigne.

Rubriques principales

  • La Une
  • L'humeur du vilain coco
  • Traduction simultanée
  • Dézingué
  • Ni vu ni connu
  • L'interview Joker

Propriétaires

  • Ivan Dumonceau de Bergendael
  • Stéphane Jourdain
  • Dominique Janne
  • John-Alexander Bogaerts & Arnaud van Doosselaere

Journaliste

  • Nicolas De Preter
  • général-baron Boum, pseudonyme de ?. Il assurait la chronique "Pan au palais".

Dessinateurs

Littérature

  • Pierre STÉPHANY, Le monde de Pan: histoire drôle d'un drôle de journal, 1945 - 2002, Bruxelles, 2002, (ISBN 2-87386-267-X)

Voir aussi

Articles connexes

Notes

  • Portail de la presse écrite
  • Portail de la Belgique
  • Portail de l’humour
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Partage dans les Mêmes. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.