Pépinières Baumann

Les pépinières Baumann, fondées vers 1740 à Bollwiller dans le Haut-Rhin, sont parmi les doyens des établissements horticoles français. Elles cessent leur activité en 1992.

Hêtre pourpre (Fagus sylvatica f. purpurea), classé « arbre remarquable », planté vers 1810 par les Pépinières Baumann de Bollwiller, propriétaires du château de Hartmannswiller.

Histoire

Les pépinières Baumann sont, au milieu du XVIIIe siècle, la principale activité économique de Bollwiller. Elles connaissent leur plus grande expansion au début du XIXe sous la direction de Joseph-Bernard ( - ) et d'Augustin Baumann ( - )[1]. Leurs noms figurent parmi les souscripteurs de plusieurs livres de botanique français et de nombreuses variétés ont été créées par eux ou nommées en leur hommage comme la pomme Reinette Baumann. En 1858, les Pépinières Baumann cultivaient par exemple plus de 150 variétés différentes de pommiers.

Les ancêtres jardiniers

Au XVIIe siècle, Jean Baumann est le jardinier du château de Bollwiller qui devint la propriété du marquis Reinhold de Rosen, seigneur de Bollwiller en 1649, sur décision de Louis XIV, d’où son nom actuel de « Domaine Rosen ».

En 1774, le fils cadet de Jean Baumann, François-Joseph, hérite de la propriété Baumann. Jardinier en Allemagne des Princes-Evêques de Trèves, Wurzburg et Aschaffenburg, il avait eu l'occasion de voyager aussi en Hollande.

Les frères Baumann

Fils de François-Joseph Baumann, Joseph-Bernard Baumann devient, à quatorze ans, jardinier du comte-margrave de Bade, à Karlsruhe, sous la direction de Schweykert. Il étudie au Collège de Montbéliard où il reçoit des leçons de Cuvier. Il est employé comme jardinier dans diverses villes d'Allemagne, notamment à Potsdam, puis chez les imprimeurs Decker de Berlin, et chez la duchesse Dorothée de Courlande. En 1796, il s'installe à Löbichau où il épouse Sarah Hughes, fille illégitime et suivante de Madame de Courlande et de John Hughes (de Londres), le [2].

Vers 1800, son frère Augustin, inquiet du troisième mariage de son père, le somme de revenir et de reprendre l'affaire avec lui. Joseph-Bernard se dispute avec son père, fervent catholique, car il a épousé une protestante et quitte Loebichau à l'été 1801 pour s'associer à Augustin. Ils cultivent camélias, rhododendrons, roses, azalées et arbres ornementaux[2].

En 1810, Augustin épouse à Wattwiller Jeanne-Madeleine-Thomasine Hillenmeyer avec laquelle il aura sept enfants[2].

Joseph-Bernard devient maire de Bollwiller (1808-1815) et négocie avec les Allemands en 1814-1815, recevant dans sa maison le prince de Schwartzenburg et les archiducs Jean et Joseph d'Autriche[2].

Il achète à Voyer d'Argenson 40 hectares de sa propriété de Bollwiller et, sur la commune voisine, il achète aux comtes de Waldner-Freundstein les 15 hectares de la propriété d'Hartmannswiller, y compris les ruines du château que les Baumann font reconstruire[2].

Descendance

Le fils de Joseph-Bernard, Charles-Joseph-Alexandre ( à Löbichau - ), horticulteur est auteur d'un livre sur les camélias.

Son petit-fils Eugène-Achille ( - à Rahway) s'installe en Amérique, où il contribue à la création des plans de Central Park à New York[3].

L'une des filles d'Augustin Baumann, Constantine, épouse Louis-Joseph-Théodore Zurcher, un industriel du textile, qui achète à la famille Voyé d'Argenson le château de Bollwiller. Ce dernier sera ravagé par une tempête en [2].

En 1854, les terres d'Eugène sont rachetées par le mari d'Adèle-Mathilde, fille de Joseph-Bernard née à Bollwiller, qui a épousé en 1849, à Hartmannswiller, François-Emmanuel Gay de Lausanne[2].

Hommage

Le Begonia baumannii est dédié à Émile Napoléon Baumann[4], à qui le récolteur, Dr Sacc, avait envoyé les premières graines trouvées en Bolivie[5].

Notes et références

Bibliographie

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