Ozo

Ozo est une jument de course de race trotteur français née en 1958 et morte en 1966.

Ozo
Race Trotteur français
Père Vermont
Mère Qozo
Père de mère Israël
Sexe Jument
Naissance 1958
Pays de naissance France
Mort 1966
Pays d'entraînement France
Éleveur Jules Vautier
Propriétaire Roger Massue
Entraîneur Roger Massue
Driver Roger Massue
Record 1'16"5
Gains en courses 1 992 710 F (2 734 297,03 2019)
Principales victoires Prix d’Amérique
Elitloppet
Challenge Cup
Prix des Meilleurs
Grand Prix des Nations
Grand Critérium de vitesse de la Côte d'Azur
Prix des Élites
Prix de Vincennes
Prix du Président de la République

Carrière de courses

Ozo nait chez l'éleveur Jules Vaultier dans la Manche[1]. Âgé et affaibli par une congestion cérébrale, Jules Vaultier cède la pouliche à son cousin Alfred Gillain. Mais Ozo est cagneuse et la déformation progresse au fil du temps[2]. Alfred Gillain propose lors d'une partie de chasse à Roger Massue de s'en porter acquéreur, avec une petite condition : reverser 25 % des éventuels gains de la pouliche aux deux cousins[1],[2]. Devant le peu d'enjeu que semble représenter cette clause, Roger Massue accepte[2].

Après des débuts sans relief à l'âge de deux ans, elle progresse rapidement et fait partie des meilleures de sa promotion, tant au trot attelé qu'au trot monté, dès le mois de janvier de ses trois ans. Elle remporte cette même année le Prix des Élites et le Prix de Vincennes au trot monté. Mais la jument se fait également remarquer pour ses belles allures et son caractère fantasque que son entraîneur-driver Roger Massue parvient difficilement à canaliser. À quatre ans, elle remporte l'important Prix du Président de la République, et traversa l'atlantique dans un voyage qui a failli être dramatique. En effet, la jument, détestant l'avion, n'arrête pas de taper contre la paroi et le commandant de bord a failli la faire abattre. Finalement, la jument se calme et elle remporte la Transoceanic Trot devant le champion du monde, The Silk.

C'est sans surprise et sous un tonnerre d'applaudissements qu'elle remporte le Prix d'Amérique 1963. Ensuite, elle va vaincre dans les grandes épreuves européennes, toujours avec la queue en panache qui la rend si populaire. En 1965, elle gagne son second Prix d'Amérique avec Hans Fromming sur le sulky. Quelques semaines plus tard, la jument doit courir le Grand Critérium de vitesse de la Côte d'Azur mais, six jours auparavant, elle est victime d'une grave occlusion intestinale. Pendant douze heures, le pronostic vital est réservé. Finalement, la jument se relève et doit prendre du repos, mais son entraîneur prend une décision étonnante : il décide de faire le long voyage et de courir. À la surprise générale, elle remporte facilement la course. L'année suivante, le , elle meurt chez son propriétaire Roger Massue, à Villedieu-les-Poêles[3] d'une tumeur à l'utérus, ce qui peut d'ailleurs expliquer son style : avec la queue sur le dos, la jument devait en souffrir depuis de nombreuses années[1].

Un Prix Ozo, disputé chaque année à Vincennes, perpétue son souvenir.

Palmarès

France

États-Unis

Suède

Allemagne

Italie

 Union européenne

Notes et références

  1. Jean-Pierre Reynaldo, Le Trotteur français, Panazol, Éditions Lavauzelle, (ISBN 978-2-7025-1638-6), p. 160-161
  2. Jean-Pierre Reynaldo, Trotteur, quand tu nous tiens…, Condé-sur-l'Escaut, Éditions Sévigny, , 223 p. (ISBN 2-907763-11-3), p. 146-147
  3. Ouest-France du 2 juin 1966, « Ozo est morte… », « La grande trotteuse Ozo est morte hier matin chez son propriétaire M. Massue, à Villedieu-les-Poêles ».

Bibliographie

Pierre Joly, Trotteurs de légende, Ouest-France, , 143 p. (ISBN 978-2-7373-2270-9, présentation en ligne)


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