Onesse-Laharie

Onesse-Laharie, anciennement Onesse-et-Laharie, est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département des Landes en région Nouvelle-Aquitaine.

Onesse-Laharie

La mairie.
Administration
Pays France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Mont-de-Marsan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Morcenais
Maire
Mandat
Frédéric Pradère
2020-2026
Code postal 40110
Code commune 40210
Démographie
Population
municipale
1 018 hab. (2018 )
Densité 7,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 03′ 44″ nord, 1° 04′ 05″ ouest
Altitude Min. 22 m
Max. 96 m
Superficie 132,13 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Pays morcenais tarusate
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Onesse-Laharie
Géolocalisation sur la carte : Landes
Onesse-Laharie
Géolocalisation sur la carte : France
Onesse-Laharie
Géolocalisation sur la carte : France
Onesse-Laharie

    Géographie

    Localisation

    Commune située dans la Grande-Lande en forêt des Landes.

    Communes limitrophes

    Communes limitrophes d’Onesse-Laharie[1]
    Escource Solférino
    Mézos Morcenx-la-Nouvelle
    Lesperon Rion-des-Landes,
    (par un quadripoint)

    Climat

    Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

    Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

    Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

    • Moyenne annuelle de température : 13,4 °C
    • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,9 j
    • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 6,2 j
    • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14 °C
    • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 1 185 mm
    • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,8 j
    • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,8 j

    Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Michel Escalus », sur la commune de Saint-Michel-Escalus, mise en service en 2008[8]et qui se trouve à 24 km à vol d'oiseau[9],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 13,6 °C et la hauteur de précipitations de 1 188,4 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Dax », sur la commune de Dax, mise en service en 1958 et à 39 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 13,8 °C pour la période 1971-2000[12], à 14,3 °C pour 1981-2010[13], puis à 14,5 °C pour 1991-2020[14].

    Urbanisme

    Typologie

    Onesse-Laharie est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[15],[16],[17]. La commune est en outre hors attraction des villes[18],[19].

    Occupation des sols

    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (81,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (84,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (45,9 %), forêts (35,8 %), terres arables (15 %), zones agricoles hétérogènes (1,3 %), zones urbanisées (1,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,8 %)[20].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Toponymie

    Le nom composé de cette commune est le résultat de la retranscription phonétique et francisée de son appellation d'origine en gascon. Il est intéressant de pouvoir retrouver l'orthographe et la signification que possédaient ces noms au départ en gascon. Pour ce qui est du premier : " Onesse ", cela ne présente guère de difficulté et on peut le rétablir en " Aunessa ", ce qui évoque une hauteur, une élévation de terrain[réf. nécessaire].

    En ce qui concerne : " Laharie ", l'approche est peut-être moins directe, mais il semble que l'on puisse arriver à y voir clair en s'en remettant à deux auteurs de renom et à un document historique remarquable.

    D'une part, si l'on consulte l'ouvrage de Michel Grosclaude : " Dictionnaire étymologique des noms de famille gascons ", page 157 à l'entrée " Laharie ", l'orthographe et l'origine de ce nom qui sautent aux yeux de cet auteur sont bien sûr : " La Harie ", ce qui se rapporte en gascon à : " la farine ". Le mot est pris là, évidemment, sous l'angle d'un patronyme, mais il en serait de même s'agissant d'un toponyme, et Michel Grosclaude de noter : " Laharie. de la haria (= la farine)".

    On trouve la même démarche chez René Cuzacq, agrégé de l'université, auteur de l'ouvrage : " Origine des noms de lieux des communes landaises " page 44, qui à propos d'Onesse-Laharie nous indique : "Laharie : peut-être la farine (du moulin)en gascon ".

    Cette source étymologique et cette orthographe semblent donc bien la filiation la plus directe, celle qui apparaît la plus probable et vraisemblable, elle est même assez aveuglante quand on veut bien procéder à la restitution orthographique de « Laharie » : La Haria.

    On ne peut enfin qu'être conforté dans cette voie en consultant cette carte, une des plus anciennes de l'Aquitaine, dont Jacques Sargos donne une reproduction dans son Histoire de la forêt landaise, et qu'il nous dit avoir été gravée à Nuremberg à la fin du XVIIe siècle. Sur cette carte, on reconnaît facilement le tracé de ce qui devait devenir en gros la RN 10, et l'on remarque, parmi les bourgs qui la jalonnent, entre Labouheyre et Lespéron, celui dénommé Harie et dont le nom n'était donc pas encore à l'époque nanti de son article « la » agglutiné.

    Ici, l'enseignement est majeur à deux égards : Cette carte corrobore au passage l'orthographe Aunessa, mais surtout elle évite de tomber dans l'erreur en recherchant, pour Laharie, une étymologie et une orthographe partant du mot pris dans sa globalité. Et s'il faut des éléments de persuasion supplémentaires, on les découvre en consultant, pour cette localité, d'une part la célèbre carte de Cassini datant, elle, du milieu du XVIIIe siècle, et où l'on trouve ce lieu-dit indiqué sous le nom de la Harie, et d'autre part la carte bien connue de Belleyme (seconde moitié du XVIIIe siècle) qui mentionne une fois de plus l'endroit de façon identique = La Harie. Ainsi, aux époques en cause, Harie s'était dotée de son article « la », mais les cartographes avaient pris soin de laisser les deux mots séparés.

    Voici pourquoi, à la suite de Michel Grosclaude et de René Cuzacq, et compte tenu des éléments fournis par les trois documents majeurs qui viennent d'être évoqués, il est plus que probable qu'une fois éliminé l'amalgame avec l'article défini « la », le nom de Laharie, dénomination qui fait allusion à « la farine » en gascon, c'est-à-dire la haria prononcé [la harie], mérite d'être orthographié : 'La Haria.

    Pourtant, toutes les deux formes suivent un modèle syllabique et lexical bien proche des formes basques ou proto-basques, cf. Basque "larre" et "alha" 'pâturage', "harri" 'pierre', village "Lakarri" dans la Soule, "lahar" 'ronce', "haitza" 'rocher' ou le suffix toponymique très ancien "-(t)za" qui exprime tant abondance tant un type d'arbre (par exemple, "hurritza" 'noisetier', "haritza" 'chêne', etc.).

    Le nom de la commune était Onesse-et-Laharie jusqu'au 7 novembre 2013[21].

    Politique et administration

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    mars 2001 2014 Christian Javel   Ingénieur retraité
    2014 2020 Jean Castaing DVD[22] Chef d'entreprise
    2020 En cours Frédéric Pradère    

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[24]. En 2018, la commune comptait 1 018 habitants[Note 5], en augmentation de 4,95 % par rapport à 2013 (Landes : +3,31 %, France hors Mayotte : +1,78 %).
    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    5775155525867229731 0081 1611 200
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 2341 3141 4711 5811 5281 4391 3261 3781 337
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 2841 2371 2701 2081 2431 1861 117972903
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
    983904911966981927939941943
    2013 2018 - - - - - - -
    9701 018-------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Personnalités liées à la commune

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes et cartes

    • Notes
    1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
    2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
    3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
    4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
    • Cartes
    1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

    Références

    1. Carte IGN sous Géoportail
    2. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
    3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
    4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
    5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
    6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
    7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
    8. « Station Météo-France Saint-Michel Escalus - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
    9. « Orthodromie entre Onesse-Laharie et Saint-Michel-Escalus », sur fr.distance.to (consulté le ).
    10. « Station Météo-France Saint-Michel Escalus - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
    11. « Orthodromie entre Onesse-Laharie et Dax », sur fr.distance.to (consulté le ).
    12. « Station météorologique de Dax - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    13. « Station météorologique de Dax - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    14. « Station météorologique de Dax - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    16. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
    19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    21. Décret no 2008-1 2013-986 du 5 novembre 2013 portant changement du nom de communes.
    22. « Résultats municipales 2020 à Onesse-Laharie », sur Le Monde.fr (consulté le ).
    23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 1999, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2015, 2016, 2017 et 2018.
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