Michael von Melas

Michael Friedrich Benedikt von Melas (né le à Radeln, près de Sighişoara en Transylvanie, et mort le à Elbeteinitz, aujourd'hui Týnec nad Labem en Bohême) est un général du Saint-Empire. Il commandait le centre des troupes impériales à la bataille de Marengo. Le lendemain de cette bataille, le , il négocia avec le général français Dupont de l'Étang la capitulation d’Alexandrie.

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Michael von Melas

Portrait du général von Melas.

Naissance
Radeln, près de Sighişoara, Transylvanie
Décès  77 ans)
Elbeteinitz, Bohême
Origine Transylvanie (Saint-Empire romain)
Allégeance
Saint-Empire romain germanique
Arme Infanterie
Grade Feld-maréchal
Années de service 17461803
Conflits Guerre de Sept Ans
Guerres de la Révolution française
Campagne d'Italie (1799-1800)
Faits d'armes Bataille de Marengo
Distinctions Commandeur de l'ordre militaire de Marie-Thérèse
Autres fonctions Commandant général de la Bohême
Tombe du général von Melas à Týnec nad Labem, en Bohême.

Biographie

Du cadet au lieutenant-général

Melas commença sa carrière en 1746 comme cadet dans un régiment d'infanterie[1]. Il participa en tant qu'aide de camp du feld-maréchal Leopold Joseph von Daun à la guerre de Sept Ans, et fut promu aux grades de colonel en 1781, puis de général-major en 1789. En 1793, il commandait une brigade sur la Sambre. Il combattit comme lieutenant-général en 1794 sur le Rhin inférieur et en 1795 sur le Rhin moyen où, après le départ de Beaulieu pour l'Italie, il dirigea les opérations comme commandant en chef.

Opérations en Italie

Bataille de Marengo, 1802, par Louis-François Lejeune. Au cours de cette bataille, Melas faillit infliger une défaite aux Français, mais il fut finalement vaincu après l'arrivée des troupes du général Desaix.

À la fin de 1798, il fut envoyé à la tête du quartier général du prince Guillaume Georges Frédéric d'Orange-Nassau, commandant de l'armée d'Italie, en vue de la campagne annoncée pour l'année suivante. La mort subite du prince, décédé d'une infection le à Padoue, força l'archiduc Charles, commandant en chef des armées impériales, à passer son commandement à Melas. Celui-ci débuta victorieusement en battant, sous le commandement du généralissime russe Souvorov, les troupes françaises de Moreau à Cassano (), Macdonald sur la Trebbia () et Joubert (qui mourut au combat) à Novi (). Après le départ de Souvorov pour la Suisse, où il devait affronter Masséna, Melas, avec 40 000 soldats impériaux sous ses ordres, vainquit à Genola le général Championnet le et prit possession de Coni avant d'enfermer Masséna dans Gênes[2].

Tandis que son second, Ott, menait les opérations de siège, Melas passa dans le Var et préparait l'invasion de la Provence lorsque Bonaparte, revenu de la campagne d'Égypte, le contourna en traversant les Alpes et interrompit ses lignes de communication. Melas tenta de réagir face à Bonaparte à Marengo, et y fit tout ce qu'il pouvait. Il pensait bien avoir vaincu son ennemi et avait déjà envoyé un courrier à Vienne porter la nouvelle de son succès lorsque l'arrivée soudaine des troupes du général Desaix (qui mourut au combat) renversèrent le sort de la bataille et sauvèrent Bonaparte. Totalement découragé, Melas signa alors la convention d'Alexandrie, selon laquelle il dut battre en retraite à l'est du Mincio, et reçut de Bonaparte, qui avait été impressionné par Melas, un superbe sabre turc rapporté d'Égypte. Melas passa au commandement général de la Bohême, jusqu'à ce que, en 1803, il se retirât dans la vie privée. Il mourut trois ans plus tard.

Décorations

Notes et références

  1. Hollins 2006, p. 627 et 628
  2. Hollins 2006, p. 628

Sources

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