Mesnil-Bruntel

Mesnil-Bruntel est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Mesnil-Bruntel

Allée de l'église bordée de trognes de tilleul.
Administration
Pays France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Intercommunalité CC de la Haute Somme
Maire
Mandat
Jean-Dominique Payen
2020-2026
Code postal 80200
Code commune 80536
Démographie
Gentilé Les Mesnilois
Population
municipale
288 hab. (2018 )
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 53′ 51″ nord, 2° 57′ 34″ est
Altitude Min. 48 m
Max. 85 m
Superficie 7,31 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Péronne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Péronne
Législatives 5e circonscription de la Somme
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Mesnil-Bruntel
Géolocalisation sur la carte : Somme
Mesnil-Bruntel
Géolocalisation sur la carte : France
Mesnil-Bruntel
Géolocalisation sur la carte : France
Mesnil-Bruntel

    Géographie

    Localisation

    Péronne Doingt Cartigny
    Éterpigny N Estrées-Mons
    O    Mesnil-Buntel    E
    S
    Brie (Somme)

    À l'est du département de la Somme, dans le canton de Péronne, Mesnil-Bruntel fait partie de la région naturelle du Santerre. Le village est situé en lisière de marécages dont les fossés s'écoulent lentement dans le fleuve dormant de la Somme.

    Urbanisme

    Typologie

    Mesnil-Bruntel est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Péronne, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 52 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

    Occupation des sols

    Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (83,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (83,3 %), forêts (11,3 %), zones urbanisées (5,4 %)[6].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

    Toponymie

    « Mesnil », toponyme très répandu en France, à partir de Mansionem, le bas latin a créé un nouveau terme dérivé du mot latin mansionile[8], diminutif de mansio, demeure, habitation, maison. Devenu en français médiéval maisnil, mesnil, « maison avec terrain »[9].

    Histoire

    Carte de Cassini du secteur
    (vers 1750).

    Une histoire ancienne peut encore se deviner à travers la toponymie du nom des lieux. Mais, pour les vestiges, il ne reste plus rien d'avant la Grande Guerre (1914-1918). Le village sur la ligne du front allemand fut entièrement détruit par les tirs nourris de l'artillerie des alliés située sur la rive sud de la Somme à Eterpigny. Seuls une écurie et un portail sont restés debout.

    Les nombreuses invasions dont cette région fut le théâtre, depuis l'Antiquité jusqu'au Moyen Âge, ont fini par faire disparaître l'habitat dispersé qui jalonnait le terroir. Ainsi, le village d'origine Emme n'a laissé aucune trace (il reste une chapelle Notre-Dame d'Emme reconstruite pour témoigner du lieu). Mesnil, Mesnilium, Mensionile, désignait un hameau. Le village actuel n'est donc pas le bourg d'origine. Bruntel correspond à la seule ferme isolée qui demeure à l'extérieur du village. Ce lieu-dit correspond au château de Brunnetel (ce mot viendrait du celtique brunnen qui désignait une fontaine).

    Vers 539, sainte Radegonde alors prisonnière de Clotaire Ier dans le village voisin d'Athies, aurait été rattrapée sur le site d'Emme en tentant de s'enfuir vers Péronne. Mariée par l'évêque Médard de Noyon à Soissons, elle devint bientôt la quatrième épouse du roi des Francs.

    En 974, le roi Lothaire de France, sur les instances de son épouse Emma d'Italie et de l'archevêque Adalberon de Reims, accorde différentes possessions dont l'église d'Emme à l'abbaye de Saint-Thierry. Il est probable que l'impératrice Emma avait des droits particuliers sur ce domaine auquel elle a donné son nom.

    Au XIIIe siècle, on peut penser que le village d'Emme fut ruiné. Le domaine seigneurial a été transféré à Brunnetel et la paroisse (instituée en 1076) au village actuel de Mesnil.

    En 1636, le château de Brunnetel fut assiégé et détruit par les Espagnols commandés par Jean de Wert et le cardinal-Infant Ferdinand d'Autriche (1609-1641).

    Politique et administration

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    mars 2001 En cours
    (au 25 juillet 2020)
    Jean-Dominique Payen   Vice-président de la CC de la Haute-Somme (2014 → )
    Réélu pour le mandat 2020-2026[10]

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

    En 2018, la commune comptait 288 habitants[Note 3], en diminution de 3,03 % par rapport à 2013 (Somme : −0,18 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    324364382423445436441450434
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    429461476442430424428426395
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    375376377245270278283288293
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
    280259277326341329306302291
    2018 - - - - - - - -
    288--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Enseignement

    Un syndicat intercommunal scolaire (SISCO) regroupe les communes de Doingt-Flamicourt et Mesnil-Bruntel.

    En 2015, les cinq classes du RPI (regroupement pédagogique intercommunal) qui ne forment qu’une seule école sont installées sur trois sites : Flamicourt (deux classes), Doingt (deux classes) et Mesnil (une classe)[15].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Les reconstructions après la Grande Guerre vers 1922-1924 ont utilisé pour une part des architectures d'emprunt à la région parisienne (selon disponibilité des maîtres-d'œuvre). Les marécages, autrefois ressources de bois et de tourbe, forment aujourd'hui un espace naturel de proximité pour les pêcheurs, chasseurs et promeneurs.

    • Chapelle Notre-Dame d'Emme, du nom d'un ancien village disparu, propriété de saint Radegonde[16].

    Cartes postales anciennes

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

    Références

    1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Péronne », sur insee.fr (consulté le ).
    5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
    8. Albert Dauzat, Les noms de lieux, origine et évolution, Libraire Delagrave, Paris, 1926, p. 153.
    9. – Marianne Mulon –Noms de lieux d’Île-de-France, Bonneton, Paris, 1997 (ISBN 2862532207).
    10. « Un quatrième mandat pour Jean-Dominique Payen à Mesnil-Bruntel », Le Courrier picard, (lire en ligne, consulté le ).
    11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
    15. Site communal de Doingt.
    16. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 262 (ASIN B000WR15W8).
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