Margaret Sullavan

Margaret Sullavan est une actrice américaine née le à Norfolk, Virginie et morte par suicide le à New Haven (Connecticut).

Margaret Sullavan
Margaret Sullavan en 1940.
Naissance
Norfolk, Virginie (États-Unis)
Nationalité Américaine
Décès (à 50 ans)
New Haven, Connecticut (États-Unis)
Profession Actrice

Biographie

Carrière

Margaret Sullavan est la fille de Cornelius Sullavan, un riche agent de change, et de Garland Brooke. Elle fut pensionnaire à l'institut Chatham Episcopal, où elle était présidente du corps étudiant. Elle déménagea pour Boston où elle vécut avec sa demi-sœur, Weedie, et où elle s'impliqua dans le club théâtral d'Harvard, dont faisait également partie Henry Fonda. Elle débute sur scène dans Close Up en 1929. Charlie Leatherbee et Josh Logan étaient dans le public et l'invitèrent à les rejoindre à Falmouth, dans le Massachusetts, une troupe universitaire. Elle joue dans leur première production, The Devil in the Cheese, ses débuts sur la scène professionnelle. Finalement, elle est repérée par Lee Shubert pour sa première pièce à Broadway, A Modern Virgin (1931).

Elle arrive à Hollywood le , pour son 24e anniversaire. Elle débute la même année dans le film Une nuit seulement (Only Yesterday). Elle partage quatre fois l'affiche avec James Stewart, avec lequel elle et Henry Fonda avaient créé une société avant de devenir célèbres : Next Time We Love (1936), L'Ange impur (The Shopworn Angel) (1938), La Tempête qui tue et The Shop Around the Corner (1940). Ses autres films importants sont : Et demain ? (1934), The Good Fairy (1935, réalisé par Wyler), L'Ensorceleuse (1938, avec Joan Crawford), So Ends Our Night, Back Street, Appointment for Love (1941) et Cry 'Havoc' (1943).

En 1939, elle est nommée à l'Oscar de la meilleure actrice pour son rôle dans Trois camarades.

Sa dernière apparition au cinéma date de 1950 dans No Sad Songs for Me réalisé par Rudolph Maté, écrit par Howard Koch. Elle sort de sa retraite en 1952 pour le drame The Deep Blue Sea de Terence Rattigan monté à Broadway, suivi l'année suivante par la comédie Sabrina Fair de Samuel Taylor. Elle apparaît également à la télévision dans Chevrolet Tele-Theater, Studio One, Magnavox Theater et Schlitz Playhouse of Stars.

Elle a son étoile sur le Hollywood Walk of Fame au 1751 Vine Street depuis 1960.

Vie privée

Margaret a été mariée quatre fois :

  • avec l'acteur Henry Fonda du au (Sullavan et Fonda resteront néanmoins amis leur vie durant et leurs enfants se fréquenteront longtemps) ;
  • avec le réalisateur William Wyler du au  ;
  • avec l'agent et producteur Leland Hayward du au . Ils eurent trois enfants : Brooke, née le  ; Bridget (1939-1960), et William Leland né en 1941 ;
  • avec Kenneth Wagg du à sa mort.

Margaret souffrait de dépression et d'une défaillance auditive congénitale de l'oreille gauche, l'otospongiose, qui empira avec l'âge, la rendant de plus en plus sourde. Le , elle est trouvée morte dans une chambre d’hôtel de New Haven (Connecticut), d'une overdose médicamenteuse. Elle avait 50 ans.

Sa fille, l'actrice Brooke Hayward, a écrit une autobiographie familiale, Haywire[1], adaptée pour la télévision avec Lee Remick. Brooke s'est mariée deux fois : avec l'acteur et réalisateur Dennis Hopper (une fille, Marin Hopper, née en 1962) et avec l'acteur Peter Duchin.

Sa seconde fille, Bridget, meurt neuf mois après sa mère, d'une overdose. Peter Fonda, le fils d'Henry, prénomma sa fille Bridget en son honneur[réf. nécessaire].

Filmographie

Cinéma

Télévision

  • 1948 : Studio One, épisode The Storm : Janet Willsom
  • 1949 : The Chevrolet Tele-Theatre, épisode The Twelve Pound Look : Kate
  • 1951 : The Ford Theatre Hour, épisode The Touchstone : Alexa Trent
  • 1951 : Schlitz Playhouse of Stars, épisodes The Nymph and the Lamp et Still Life
  • 1954 : Producers' Showcase, épisode State of the Union : Mary Matthews

Distinctions

Récompenses

Nominations

Citations

« Perhaps I'll get used to this bizarre place called Hollywood, but I doubt it[2]. »

Notes et références

  1. (en) Brooke Hayward, Haywire, New York, A. Knopf, , 325 p. (ISBN 978-0-394-49325-1)
  2. « Peut-être m'habituerais-je un jour à cet endroit bizarre qu'on appelle Hollywood, mais j'en doute. » IMDb[source insuffisante]

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

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