Magda Olivero

Magda Olivero, nom de scène de Maria Maddalena Olivero, née le à Saluces dans le Piémont, et morte le à Milan[1], est une cantatrice (soprano) italienne.

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Magda Olivero
Nom de naissance Maria Maddalena Olivero
Naissance
Saluces, Piémont
Italie
Décès
Milan
Activité principale Artiste lyrique
Soprano

Répertoire

« Considérée comme l'une des plus grandes cantatrices du XXe siècle[2] », elle a été « un lien important entre l'âge des compositeurs du vérisme et le théâtre d'opéra moderne[3] ».

Biographie

Magda Olivero étudie à Turin le piano et le chant avec Luigi Gerussi, et y débute en 1933, dans le rôle de Lauretta de Gianni Schicchi. La même année, elle débute à la Scala de Milan, où elle chante Gilda, Nannetta, Mimi, Butterfly. En 1937, elle aborde à l'Opéra de Rome le rôle d'Elsa dans Lohengrin, puis ajoute à son répertoire ceux de Violetta, Manon et Liù, tout en créant des œuvres contemporaines de compositeurs tels Franco Alfano et Felice Lattuada. En 1940, elle chante Adriana Lecouvreur de Francesco Cilea, qui devient son rôle-fétiche[2]. Ensuite, l'année suivante, se marie avec l'industriel Aldo Busch et abandonne la scène.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle donne des concerts, puis revient à la scène en 1951 avec Adriana à la demande de Cilea lui-même, la jugeant irremplaçable dans ce rôle. Elle entreprend alors une seconde carrière qui durera plus de trente ans. Elle chante Margherita de Mefistofele, ainsi que Santuzza, Nedda, Tosca, Giorgetta, Suor Angelica, Fedora et Francesca da Rimini.

Elle paraît à Paris, Bruxelles, Amsterdam, Londres, Édimbourg, Vienne, Dallas, etc., bien qu'elle n'ait jamais été invitée dans des théâtres prestigieux comme l'Opéra de Paris ou la Royal Opera House, et seulement une fois à la Wiener Staatsoper, et qu'elle n'ait débuté au Metropolitan Opera de New York qu'en 1975, âgée de 65 ans (dans le rôle de Tosca).

La carrière de Olivero demeure un cas particulier pour sa longévité. Elle sut préserver durant 50 ans toute l'intégrité de sa voix grâce à une émission vocale exceptionnelle et au choix rigoureux d'un répertoire fondé principalement sur le répertoire puccinien et la Jeune école italienne, avec quelques Verdi et quelques rôles français, notamment Manon, Marguerite de Faust et la protagoniste de La voix humaine. Sa longévité lui permit de chanter d'abord aux côtés de Tito Schipa ou de Beniamino Gigli, puis plusieurs dizaines d'années plus tard auprès de Placido Domingo et Luciano Pavarotti[4], et de parrainer les débuts de jeunes chanteurs nés après la Seconde Guerre mondiale. Elle demeure, avec Maria Callas et Leyla Gencer, l'une des grandes interprètes de l'opéra italien de l'après-guerre. Callas elle-même évita d'aborder des rôles tels qu'Adriana Lecouvreur ou Francesca da Rimini où l'art de Olivero passait pour ne pouvoir être approché[réf. nécessaire].

Références

Bibliographie

  • Harold Rosenthal, John Warrack, Roland Mancini et Jean-Jacques Rouveroux, Guide de l'opéra, Paris, Fayard, coll. « Les indispensables de la musique », , 968 p. (ISBN 978-2-213-59567-2)
  • Hastings, Stephen, "Verismo Muse", Opera News (en), Vol. 70, No. 7, .
  • Quattrocchi, Vincenzo, Magda Olivero: Una voce per tre generazioni, Azzali, 1984
  • Stinchelli, Enrico, "L'art n'a pas d'âge: Magda Olivero", Les stars de l'opéra: Grands artistes lyriques de l'histoire de l'opéra, Gremese Editore, 2002, p. 80–81. (ISBN 88-7301-499-2)
  • Konrad Dryden. From Another World: The Art of Magda Olivero, The Opera Quarterly, vol. 20 no 3, été 2004
  • Konrad Dryden. Franco Alfano, Transcending Turandot (Scarecrow Press Inc., 2009) préface de Magda Olivero.

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