Mönch

Le Mönch est un sommet individualisé situé en Suisse dans les Alpes bernoises.

Mönch

Vue de la face nord du Mönch dominant le glacier de l'Eiger (de).
Géographie
Altitude 4 110 m[1]
Massif Alpes bernoises (Alpes)
Coordonnées 46° 33′ 31″ nord, 7° 59′ 50″ est [1]
Administration
Pays Suisse
Cantons Berne
Valais
Arrondissement
District
Interlaken-Oberhasli
Conches
Ascension
Première par Siegismund Porges avec les guides Christian et Ulrich Almer et Christian Kaufmann
Voie la plus facile Depuis le refuge Mönchsjoch, sur le versant Sud-Est (PD)
Géologie
Roches Calcaire
Type pic pyramidal
Géolocalisation sur la carte : canton du Valais
Géolocalisation sur la carte : canton de Berne
Géolocalisation sur la carte : Suisse

Toponymie

Mönch, dont la traduction actuelle de l'allemand est un « moine », proviendrait en fait du mot münche désignant un alpage pour les hongres en estive. Ainsi, les graphies antérieures étaient Münchenberg puis Münch[2].

Géographie

Carte topographique du Mönch.

Situation

Le Mönch est situé entre l'Eiger et la Jungfrau. Il se trouve à proximité de la station supérieure du chemin de fer de la Jungfrau qui a été construite au Jungfraujoch, un col entre le Mönch et la Jungfrau.

Topographie

Le versant nord du Mönch domine de près de 2 000 m le col de la Kleine Scheidegg. La face sud, moins haute, s'adosse au Jungfraufirn, une des langues glaciaires du glacier d'Aletsch. La courte face nord-est est glaciaire et le versant ouest est très complexe mais n'aboutit pas directement au sommet.

Alpinisme

La première ascension fut revendiquée en 1855 par la princesse roumaine Helene Koltsov-Maqsalsky, connue sous son nom de plume Dora d'Istria, qui raconta son ascension dans La Suisse allemande et l'ascension du Moench (1856), avec quatre guides (Peter Bohren, Peter Jaun, Ulrich Lauener et Christian Almer). Elle fit signer pour 1 000 francs suisses un certificat d'ascension par ses guides (Almer refusa[3]). Cette ascension fut rapidement mise en doute notamment par John Ball[4] et par Leslie Stephen[5] ainsi que par Gottlieb Samuel Studer dans son Uber Eis und Schnee (1896), qui jugeait la description de l'itinéraire trop vague et le temps de descente bien trop court, et qu'ils avaient plutôt dû atteindre le Klein Mönch (3 687 m), trompés par le mauvais temps.

Ascensions

Notes et références

  1. Visualisation sur Swisstopo.
  2. (fr) Histoire - La triade Eiger Mönch et Jungfrau - Interlaken d'après (de) Markus Krebser, Mein Thunersee, éditeur Krebser Verlag Thun
  3. Arnold Henry Moore Lunn, A century of mountaineering, 1857-1957, Allen & Unwin, 1957, pp. 36-37
  4. John Ball, The alpine guide - The central Alps, 1864, p. 111
  5. Peaks, passes, and glaciers : being excursions by members of the Alpine club. Second series, Volume 2, Longman, Green, Longman and Roberts, 1862, p. 4
  6. Yves Ballu, Les alpinistes, pp.475-479

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