Ludolf Bakhuizen

Ludolf Bakhuizen (ou Backhuysen), né le dans la ville allemande d'Emden (Frise orientale), et mort le , est un peintre néerlandais.

Biographie

Né en Allemagne, Ludolf Bakhuizen commence sa carrière comme comptable et s'installe aux Pays-Bas. Amoureux des mathématiques, en particulier l'arithmétique, et de l'écriture, il travaille pour un influent marchand d'Amsterdam.

Il se découvre finalement un don pour la peinture et finit par en faire un métier par lequel il pourrait vivre. Il travailla sous la tutelle d'Allaert van Everdingen puis sous celle d'Hendrik Dubbels, deux peintres éminents dans leur temps, et devint très rapidement célèbre pour ses peintures largement inspirées par le monde marin.

Après le départ en Angleterre des deux Willem van de Velde, père et fils, en 1672, il s'est imposé comme le plus important peintre de marines des Pays-Bas septentrionaux[1].

Au long de sa vie, il se rendit auprès de nombreux souverains et grands d'Europe, comme Cosme III de Médicis ou Pierre Ier de Russie. En 1699, il ouvrit sa propre galerie à Amsterdam, exposant ses œuvres ou celles de jeunes artistes. Après un voyage en Angleterre, il meurt le à Amsterdam.

Style et technique de peinture

Observateur passionné et exigeant de la nature, en particulier les paysages de sa région, il n'hésite pas non plus à s'embarquer lui-même sur des navires pour étudier et faire de rapides croquis des effets des vents, voire de tempêtes. Ses compositions, nombreuses mais dont certaines ne nous sont pas parvenues, sont pour la plupart liées au monde maritime, aussi bien des ports que des batailles navales ou encore des tempêtes en mer.

Amoureux de la mer et de la nature, il s'efforce de rendre le plus réaliste possible ses peintures, allant au maximum des reflets de l'eau ou par exemple, des percées du soleil à travers les nuages. Durant les dernières années de sa vie, il s'exerça aux eaux-fortes et à la calligraphie.

Où voir ses peintures

Le Rijksmuseum d'Amsterdam possède sept de ses tableaux[2], le musée du Louvre de Paris cinq, le musée des beaux-arts du Havre trois.

Références dans la littérature

Dans Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne, le Nautilus est décoré de peintures dont des Backuysen :

« Les diverses écoles des maîtres anciens étaient représentées par une madone de Raphaël, une vierge de Léonard de Vinci, une nymphe du Corrège, une femme du Titien, une adoration de Véronèse, une assomption de Murillo, un portrait d’Holbein, un moine de Vélasquez, un martyr de Ribeira, une kermesse de Rubens, deux paysages flamands de Téniers, trois petits tableaux de genre de Gérard Dow, de Metsu, de Paul Potter, deux toiles de Géricault et de Prud'hon, quelques marines de Backuysen et de Vernet. » (chapitre IX)

Notes et références

  1. Joost Vander Auwera, Musée d’Art Ancien : Œuvres choisies, Bruxelles, Musées royaux des beaux-arts de Belgique, Bruxelles, , 238 p. (ISBN 90-77013-04-0), p. 208
  2. (en) « Ludolf Bakhuysen - Artists - Rijksstudio », sur Rijksmuseum (consulté le )
  3. Bateaux de pêches et cabotier par gros temps dit aussi Le Coup de vent, Louvre
  4. Vue d'Amsterdam, Louvre
  5. Bénédicte Bonnet Saint-Georges, « Le Rijksmuseum reçoit une marine de Backhuysen », sur La Tribune de l'Art, (consulté le )
  6. Mina Gregori (trad. de l'italien), Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Paris, Editions Place des Victoires, , 685 p. (ISBN 2-84459-006-3), p. 553
  7. « BACKHUYSEN, Marine et barques de pêche | MuMa Le Havre : site officiel du musée d'art moderne André Malraux », sur www.muma-lehavre.fr (consulté le )
  8. Bataille de Vigo, Nat. Maritime Muséum (RMG)

Liens externes

Bibliographie

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