Le Gendarme (série de films)

Le Gendarme de Saint-Tropez, Le Gendarme ou Les Gendarmes, est une hexalogie cinématographique française réalisée par Jean Girault[N 1].

Le brigade de gendarmerie de Saint-Tropez, à l'époque du Gendarme et les Extra-terrestres (1979). De gauche à droite : Michel Galabru, Louis de Funès, Maurice Risch, Guy Grosso, Michel Modo et Jean-Pierre Rambal.

Cette saga est composée de six opus, sortis sur une longue période de 18 ans :

D'autres projets ont été envisagés mais n'ont pas abouti.

L'acteur central de tous les films est Louis de Funès dans le rôle du maréchal des logis-chef Ludovic Cruchot, entouré notamment de Michel Galabru[N 2], Jean Lefebvre, Christian Marin, France Rumilly, le duo Grosso et Modo ainsi que Maurice Risch.

Seuls Louis de Funès, Michel Galabru, Grosso, Modo et France Rumilly ont joué dans tous les films de la série.

Historique

Genèse du film

En 1964, au volant de sa voiture décapotable et perdu entre Sainte-Maxime et Saint-Tropez, Richard Balducci s'arrête, croyant trouver la villa qu'il cherchait. Il laisse sa caméra sur le siège, s'absente momentanément afin d'observer la villa et en revenant, s'aperçoit que sa caméra a été volée. Furieux, il se rend à la gendarmerie de Saint-Tropez, Place Blanqui, à l'entrée de la ville où il rencontre un gendarme à moitié endormi et visiblement peu emballé à l'idée d'aller jouer au gendarme et au voleur à l'heure du déjeuner. Abasourdi par l'attitude du gradé, Balducci repart en lui promettant d'écrire un film qui le rendra célèbre[1]...

Idées de suites de Richard Balducci

  • 7e opus : dans une interview du , Richard Balducci, scénariste des deux premiers films des Gendarmes, révèle une suite inédite à la série des gendarmes, sur laquelle il travaillait avec Louis de Funès[2]: « Nous avions commencé à travailler sur un scénario qui tournait autour de l'histoire du gendarme perdu dans le triangle des Bermudes. Le travail avançait bien mais malheureusement Louis nous a quittés avant que nous ayons pu le concrétiser ». À la question le film se serait-il réalisé sans le décès de Louis de Funès ? Richard Balducci répond « Oui bien sûr, sans aucun problème ». Plus tard, il ajoutera que ce projet aurait dû être le 7e opus de la série[3] et qu'il serait probablement sorti en 1984, pour les 20 ans de la série. Le scénario du projet, intitulé Projet de scénario pour une suite au film Le Gendarme et les Extra-terrestres (souvent présenté sous le titre Le Gendarme et la vengeance des extraterrestres), a été retrouvé dans les archives du scénariste Jean Halain[4] et met en scène le retour des extra-terrestres. Le scénario débute sur la promenade des anglais à Nice, en plein carnaval « illustrant les aventures récentes de la brigade de Saint-Tropez contre les Extra-Terrestres », avant le retour inopportun de ces derniers venus se venger. Les gendarmes se retrouvent dans leur soucoupe volante et y rencontrent leur chef, qu’ils appellent le Grand Stratège ou le Maître Souverain, « un athlète à tête de SS ». À leur retour sur Terre, ils sont déposés sur une île du Triangles des Bermudes, « la zone diabolique des catastrophes et des disparitions »[4]… Dans l’une de ses rares interviews de promotion accordée lors de la sortie du film Le Gendarme et les extra-terrestres, Louis de Funès confie que le prochain opus pourrait être un film avec peu de dialogue, privilégiant le comique de situation : « J’ai commencé à écrire. D’autres, aussi, écrivent pour moi… Je prends des notes tout le temps… Des choses qui m’amusent, des situations muettes de préférence. Je voudrais que mon prochain film soit presque muet. »[5]
  • Le 8e opus, intitulé Le Gendarme et l'Empereur, également co-écrit par Richard Balducci et dont le scénario est actuellement exposé au musée de la gendarmerie et du cinéma de Saint-Tropez, situé dans le local de l'ancienne gendarmerie, raconte l'histoire des gendarmes qui, après un voyage dans le temps, se retrouvent en 1815 sur le champ de Bataille de Waterloo, où ils rencontrent l'Empereur[6],[7]. Pour les 50 ans de la sortie du Gendarme de Saint-Tropez, Richard Balducci nous en fait ce résumé : "Il y avait tellement de circulation entre les planètes qu’on avait décidé d’envoyer une brigade pour mettre un peu d’ordre, mettre des feux rouges, faire la circulation… Et on avait décidé d’envoyer la brigade de Saint-Tropez en orbite là-haut. Dans cette espèce de capsule, Galabru devient complètement fou de peur et tape sur tout. La capsule se met à tourner à l’envers de la rotation de la terre. Ce qui fait que toutes les trois minutes elle remontait d’une journée. Quand ils reviennent sur Terre, ils voient un type sur un cheval blanc sur une colline. Ils sont à Waterloo et c’est l’Empereur »[3],[8]. Ce projet, dont l'écriture fut entamée en 1982, semble avoir été bien avancé puisque le Storyboard était déjà terminé[9]. Ce voyage dans le temps nous révèle notamment les origines de la famille Cruchot. Originaire d'Ardèche[10], le premier cité est Armand Cruchot, qui vécut à la fin de l'Ancien Régime. Son fils Ernest, soldat de la Grande Armée, a accompagné Napoléon durant toutes ses campagnes, jusqu'à la terrible bataille de Waterloo[10]. Il s'est marié avec une certaine Léontine et s'est ré-installé en Ardèche. Leur fils Armand, était garde forestier dans le même département et leur petit fils, Alphonse (père de Ludovic Cruchot) fut facteur à Gap[11].

Autres suites envisagées

Tout au long des aventures des gendarmes, de nombreuses pistes ont été explorées pour donner une suite aux différents épisodes de la série. On a ainsi évoqué dans les années 1960, la possibilité d'un Gendarme en Union soviétique[3] ; d'un Gendarme au Japon[12],[13], où la brigade de Saint-Tropez aurait eu pour mission de retrouver le tableau de La Joconde mystérieusement disparu ; d'un Gendarme à Genève[réf. nécessaire] ; d'un Gendarme à Bethléem en 1965[3],[14], dans lequel la brigade de Saint-Tropez serait téléportée dans la ville où est né le Christ (L’idée sera finalement reprise dans un conte de Noël radiophonique diffusé sur Europe 1 le . Dans ce conte Louis de Funès interprète « le maréchal des logis chef Asmaël, de la gendarmerie montée palestinienne, brigade de Bethléem, 15 ans de service, campagne contre les philistins, campagne contre les égyptiens, médaille de la reconnaissance biblique » alors que Michel Galabru incarne l’adjudant Zacchari, supérieur d'Asmaël[15]), ou encore d'un Gendarme à Mexico en 1968, se déroulant lors des Jeux olympiques d'été[13]. D'autres scénario ont également été avancés comme Le Fantôme du gendarme de Saint-Tropez [12], ou Le gendarme à l'exercice en 1975[16].

Les Nouveaux Gendarmes de Saint-Tropez

Plusieurs années après la mort de Louis de Funès, Richard Balducci, scénariste du gendarme de Saint-Tropez et du gendarme à New-York, a rédigé plusieurs synopsis sur une nouvelle série intitulée Les Nouveaux Gendarmes de Saint-Tropez[17]. Il s'agissait de courts épisodes destinés à la télévision, proposés comme une suite à la série des gendarmes. Mais le projet fut finalement abandonné car "ces nouveaux gendarmes auraient fait du tort à leur ainés".

Postérité

La mort des interprètes des gendarmes

Après la mort du réalisateur, c'est celle de Louis de Funès, qui tenait le rôle du maréchal des logis-chef Cruchot, qui met définitivement fin à la série : l'acteur décède le [18], soit quelques mois après la sortie du Gendarme et les Gendarmettes.

Dix-huit ans plus tard, c'est Guy Grosso, qui tenait le rôle du gendarme Tricart, qui meurt, le . Quelques mois plus tard, Jean-Pierre Rambal, qui n'a joué que dans un film de la série, Le Gendarme et les Extra-terrestres, dans lequel il interprète le gendarme Taupin, meurt le [19]. Trois ans après, Jean Lefebvre, l'interprète du gendarme Fougasse, décède d'une crise cardiaque, à Marrakech au Maroc, le [20]. L'autre membre du duo « Grosso et Modo », Michel Modo, qui jouait le gendarme Berlicot, décède d'un cancer le . Christian Marin, qui tenait le rôle du gendarme Merlot, décède le [21], à l'âge de 83 ans, quelques semaines après avoir achevé la rédaction de ses mémoires. Michel Galabru, qui tenait le rôle de l’adjudant Gerber, resta ainsi le dernier « gendarme » des quatre premiers films de la saga encore en vie ; il poursuivit sa carrière de comédien jusqu'à sa mort, le , à l'âge de 93 ans.

Maurice Risch, dans le rôle du gendarme Beaupied, et Patrick Préjean, dans celui du gendarme Perlin, sont donc, en 2021, les deux derniers « gendarmes » encore vivants[22].

Vue d'ensemble

Fiche technique

Titre Le Gendarme de Saint-Tropez Le Gendarme à New York Le Gendarme se marie Le Gendarme en balade Le Gendarme et les Extra-terrestres Le Gendarme et les Gendarmettes
Réalisation Jean Girault
Tony Aboyantz
Scénario Richard Balducci, Jean Girault, Jacques Vilfrid
Gérard Beytout
Louis de Funès
Photographie Marc Fossard Edmond Séchan Marcel Grignon Pierre Montazel Marcel Grignon Jean Boffety
Montage Jean-Michel Gautier Albert Jurgenson Jean-Michel Gautier Armand Psenny Michel Lewin
Musique Raymond Lefèvre
Production Gérard Beytout
René Pignères
Genre Comédie policière
Comédie romantique Science-fiction
Nationalité(s) France
Italie
Année de sortie 1964 1965 1968 1970 1979 1982

Les gendarmes principaux

Titres
Le Gendarme de Saint-Tropez
(1964)
Le Gendarme à New York
(1965)
Le Gendarme se marie
(1968)
Le Gendarme en balade
(1970)
Le Gendarme et les Extra-terrestres
(1979)
Le Gendarme et les Gendarmettes
(1982)
Ludovic Cruchot Louis de Funès
Jérôme Gerber Michel Galabru[N 2]
Tricart Guy Grosso
Berlicot Michel Modo
Lucien Fougasse Jean Lefebvre
Albert Merlot Christian Marin
Beaupied Maurice Risch
Taupin Jean-Pierre Rambal
Perlin Patrick Préjean

Autres personnages

Titres
Le Gendarme de Saint-Tropez
(1964)
Le Gendarme à New York
(1965)
Le Gendarme se marie
(1968)
Le Gendarme en balade
(1970)
Le Gendarme et les Extra-terrestres
(1979)
Le Gendarme et les Gendarmettes
(1982)
sœur/mère Clotilde France Rumilly
Josépha Cruchot Claude Gensac[N 3] Maria Mauban[N 4] Claude Gensac
Nicole Cruchot Geneviève Grad
Cécilia/Germaine Gerber Nicole Vervil Viviane Méry Nicole Vervil Micheline Bourday
Le colonel Yves Vincent Jacques François
André-Hugues Boiselier Claude Piéplu
Richard Daniel Cauchy
Émilie Lareine-Leroy Maria Pacôme
Jean-Luc Patrice Laffont
Franck Davis Alan Scott
Berthier René Berthier
Christine Rocourt Catherine Serre
Marianne Bonnet Babeth Étienne
Isabelle Leroy Sophie Michaud
Yo Macumba Nicaise Jean-Louis

Box-office en France

Titre Réalisateur Année Entrées
Le Gendarme de Saint-Tropez Jean Girault 1964 7 809 334
Le Gendarme à New York Jean Girault 1965 5 495 045
Le Gendarme se marie Jean Girault 1968 6 828 626
Le Gendarme en balade Jean Girault 1970 4 870 673
Le Gendarme et les Extra-terrestres Jean Girault 1979 6 280 070
Le Gendarme et les Gendarmettes Jean Girault et Tony Aboyantz 1982 4 209 139
Total 35 492 887

Erreurs de continuité

Par négligence, des erreurs de continuité se glissent d'un film à l'autre.

  • Les prénoms de certains personnages varient ainsi entre certains films. L'adjudant Gerber se prénomme Jérôme dans les quatre premiers films, puis Antoine dans Le Gendarme et les Extra-terrestres et Alphonse dans Le Gendarme et les Gendarmettes.
  • Des acteurs sont engagés dans des rôles différents au cours de la série.
  • Des erreurs de grade sont aussi commises. Gerber est promu adjudant-chef dans Le Gendarme se marie et garde ses galons dans Le Gendarme en balade, mais porte des galons d'adjudant dans Le Gendarme et les Gendarmettes.

La gendarmerie nationale et les films

Après le succès de la suite Le Gendarme à New York, et tandis qu'un troisième film s'annonce, ce qui devient une série de films est alors conspué par certains gendarmes, qui considèrent leur institution tournée en ridicule[23]. Des gendarmes à la retraite  n'étant plus tenus au devoir de réserve  lancent des pétitions, relayées par L'Essor de la Gendarmerie et de la Garde, pour interdire le tournage de nouveaux films du Gendarme de Saint-Tropez[23]. Yvon Bourges, secrétaire d'État chargé de l'Information, répond officiellement qu'aucune interdiction de ces films n'est envisagée par le gouvernement[23]. Dans un esprit d'apaisement, un message d'avertissement est présenté avant le générique ouvrant Le Gendarme se marie (1968), répété dans Le Gendarme en balade (1970)[23] :

« Ce film vous présente de nouvelles aventures d'un gendarme « hors-série ».
Œuvre d'imagination faite pour votre divertissement, il est, par delà la fantaisie, un hommage indirect, puisqu'il en est l'objet, à un grand Corps de l'État dont les personnels se signalent au respect des populations par leur pondération et leur valeur. »

 Message ouvrant Le Gendarme se marie et Le Gendarme en balade[23].

Synopsis

Le Gendarme de Saint-Tropez

L’ancienne gendarmerie de Saint-Tropez qui a servi de décor aux cinq premiers films.

Grâce aux loyaux services rendus à une commune non nommée des Hautes-Alpes[24],[25], où il était jusqu'ici en poste, Ludovic Cruchot, simple maréchal des logis de la gendarmerie, est muté dans le Var, à Saint-Tropez tout en étant promu maréchal des logis-chef.

Arrivé sur les lieux de sa nouvelle affectation, Cruchot participe aux vaines et répétitives chasses aux nudistes organisées par son supérieur, l'adjudant Gerber, tandis que de son côté sa fille Nicole, qui s'ennuyait autrefois à mourir dans son village, est éblouie par le luxe de sa nouvelle ville. Mais, n'arrivant pas à se faire accepter par les jeunes bourgeois de la station balnéaire, elle s'invente un père fictif richissime : celui-ci serait milliardaire, posséderait un yacht dans cette cité et s'appellerait Archibald Ferguson, qu'elle n'aurait jamais rencontré.

Contraint par Nicole et bien malgré lui, Cruchot va se retrouver au cœur du manège de sa fille, qui va le mêler à son histoire et par là même, à la recherche d'un Rembrandt volé (au musée de l'Annonciade), lorsque les amis de cette dernière chercheront à le rencontrer. Il essayera pourtant et par tous les moyens de préserver son identité officielle intacte au vu de son adjudant et de ses collègues.

Le Gendarme à New York

Cantine militaire en métal avec l'inscription « Maréchal des logis-chef Cruchot », utilisée dans Le Gendarme à New York et revue dans Le Gendarme et les Gendarmettes. Musée de la Gendarmerie et du Cinéma de Saint-Tropez.

Les gendarmes de Saint-Tropez ont été choisis pour représenter la France lors d'un congrès international de la gendarmerie à New York. Après un voyage sur le paquebot France, ils débarquent à Manhattan. Bientôt, Cruchot croit voir sa fille Nicole un peu partout... Et pour cause : celle-ci, désireuse de découvrir le « Nouveau Monde », s'est embarquée sur le navire comme passagère clandestine, à l'insu de son père.
Se faisant arrêter par la douane à son arrivée, Nicole est abordée par un journaliste auprès duquel elle se fait passer pour une orpheline avide de découvrir l'Amérique. Ému, et pensant tirer un bel article de cette histoire, le journaliste la prend sous son aile.
Cruchot et sa brigade découvrent New York, sauf Fougasse qui, tombé malade durant la traversée, a été hospitalisé et qui y restera jusqu'à la fin du séjour (ils découvrent après plusieurs jours d'examen qu'il était victime d'une allergie aux oiseaux de mer. Et lorsqu'il veut rejoindre les autres, il se casse la jambe).

Tout le monde finit par croire que Cruchot est fou et a des hallucinations en croyant voir Nicole partout. Il ira même jusqu'à consulter un psychanalyste. Mais bientôt, Cruchot finit par retrouver la trace de Nicole. Il aura alors toutes les peines du monde, notamment avec la police américaine qui recherche sa fille, à faire rentrer celle-ci sans que Gerber et les autres ne la voient. Gerber découvrira pourtant la vérité à leur retour à Saint-Tropez et promet à Cruchot que cela lui coûtera cher.

Le Gendarme se marie

Le film débute un 1er juillet, fatidique et traditionnelle date de grand départ en vacances.

Le maréchal des logis-chef Cruchot se voit confier une mission d'envergure afin de traquer les chauffards et les verbaliser. Cette opération va s'avérer pleine de surprises et d'imprévus notamment celui qui termine l'opération par la poursuite d'une conductrice se souciant peu des règles du code de la route et conduisant sa Ford Mustang décapotable avec fougue. Cette poursuite se terminera devant la gendarmerie de Saint-Tropez. La pimpante veuve du colonel de gendarmerie Lefrançois, Josépha, est l'intrépide conductrice de la belle décapotable. Elle vient se faire connaitre à la gendarmerie du lieu de son séjour estival. Accueillie fort civilement par l'adjudant Gerber, celui-ci qui doit s'absenter provisoirement. Cruchot arrivant sur ces entrefaites, tombe nez à nez avec la « chauffarde » dont il ignore l'identité et en profite pour la sermonner, puis la verbaliser. Mais au retour de son supérieur, qui lui fait aussitôt prendre conscience de sa méprise, il se verra remis très sérieusement à sa place et devra se faire tout petit face à cette superbe femme aux relations puissantes. Le « coup de foudre » s'opère aussitôt, d'autant que Josépha est ravie de faire la connaissance de la toute petite fille de Cruchot, Nicole, qui en réalité s'avérera nettement plus grande…

Bientôt, celle-ci n'hésite pas à pousser son nouvel amant à prendre du galon, en l'incitant à préparer le concours d'adjudant-chef, avec la complicité de Nicole. Il se verra soumis à un régime sévère garant d'un incontestable succès, au grand dam de l'adjudant Gerber qui vise lui aussi l'avancement.
Cruchot gagne l'examen et est promu adjudant-chef au grand regret de Gerber. Mais le règne de Cruchot prendra vite fin lorsqu'on apprend qu'il y a eu une erreur dans les résultats et c'est Gerber qui obtient le grade d'adjudant-chef. Celui-ci compte bien prendre sa revanche sur Cruchot.

Pendant ce temps, Fredo le Boucher, un dangereux bandit s'évade (il s'était glissé dans un cours de danse où se trouvait Cruchot pour essayer d'échapper aux gendarmes. Cruchot, ne voulant pas être vu par ses hommes et ne reconnaissant pas tout de suite le bandit, tente de s'échapper avec lui mais finit par aider ses hommes à le capturer). Désireux de se venger de Cruchot, il utilise Josépha comme appât pour l'attirer mais c'est Gerber qui répond à l'appel à la suite d'une erreur. Fredo tente alors de s'enfuir vers la frontière avec Josépha comme otage. Cruchot le prend en chasse et réussit à l'arrêter. À la fin, Cruchot (ayant atteint lui aussi le grade d'adjudant-chef) se marie avec Josépha en même temps que Nicole avec un de ses amis.

Le Gendarme en balade

Le maréchal des logis chef Cruchot a été mis à la retraite comme tous les membres de la brigade, remplacés par une équipe plus jeune et aux méthodes plus modernes.

Six mois plus tard, Cruchot s'ennuie ferme en retraite dans le château de son épouse, pourtant débordante d'attention à son égard pour le sortir de sa morosité : promenades à cheval, système de surveillance ultra sophistiqué de la propriété n'obéissant qu'à ses ordres, visite du curé… Rien n'y fait, même le lavage de la voiture qu'il revendique.

Lors d'une visite inopinée, l'adjudant Gerber et sa femme, pris au départ pour des intrus, tombent dans une ancienne oubliette grâce au fameux système de détection radar offert par Josépha. Cruchot montre alors à Gerber son musée-souvenir, ils évoquent leur passé révolu à la gendarmerie de Saint-Tropez. Puis ils reçoivent un vieux compagnon de service, le gendarme Merlot, qui leur apprend que Fougasse est devenu amnésique.

Également accompagné de leur collègues Tricard et Berlicot, ils décident d'aller porter secours à leur ancien camarade et de faire un pèlerinage aux sources. Cependant, trop excités à l'idée de porter à nouveau l'uniforme, les Gendarmes entrent dans l'illégalité, côtoient malgré eux les hippies, déjouent un jeu d'enfants extrêmement dangereux et retrouvent cette sympathique et bienvenue complicité avec les sœurs dont la meilleure conductrice (sœur Clotilde) est devenue Mère supérieure du couvent devenu orphelinat. Malgré la traque acharnée de leurs successeurs, ils brilleront une fois de plus. Ainsi ridiculisés, les « nouveaux » devront rendre la place à leurs aînés, trop heureux de reprendre leur poste de gendarmes de Saint-Tropez et de recevoir un hommage mérité.

Le Gendarme et les Extra-terrestres

Louis de Funès sur le tournage du film Le Gendarme et les Extra-terrestres, en 1978.

Les membres de la brigade de gendarmerie de Saint-Tropez tombent des nues lorsqu'ils rencontrent les uns après les autres leurs doubles, sous forme d'extraterrestres se disant pacifiques. La venue d'une soucoupe volante, l'émotion qu'elle déclenche et la peur de l'inconnu vont faire venir la presse du monde entier dans la petite localité balnéaire. Mais comment reconnaître les vrais gendarmes des faux ? Comment reconnaître les humains des extraterrestres qui prennent l'apparence de tout un chacun ? Cruchot et ses collègues découvriront que ces extraterrestres sont faits de métal, qu'ils « sonnent creux » quand on les frappe et qu'ils boivent de l'huile…

Le premier gendarme à voir la soucoupe est un nouveau nommé Beaupied mais personne ne le prend au sérieux... jusqu'à ce que Cruchot ne la voie à son tour et que des extraterrestres entrent en contact avec lui pour énoncer leurs intentions prétendûment pacifiques.

Cruchot moleste Gerber et le colonel en les prenant pour des extraterrestres et est mis aux arrêts. Il s'échappe et se met à traquer les extraterrestres et à chercher une preuve de leur existence à présenter à ses supérieurs. Cette traque et les quiproquos qu'elle induit lui attirent les foudres de Josépha.

Finalement, les gendarmes découvrent la faiblesse des extraterrestres : ils rouillent au contact de l'eau. Ils leur tendent un piège avec une fausse soucoupe comme appât. Les gendarmes doivent faire alors face à leurs doubles et les mettent en fuite... Mais, lors de la parade finale, les gendarmes « rouillés » tombent au sol comme des machines hors-service : c'étaient les extraterrestres. Les vrais gendarmes apparaissent dans la soucoupe qui finit par tomber en mer, heureusement sans dommage pour ses occupants. Le couple Cruchot-Josépha se réconcilie.

Le Gendarme et les Gendarmettes

Dans ses locaux flambant neufs, la brigade de Saint-Tropez, ayant fait l'acquisition d'un ordinateur si puissant qu'il répond à toutes les questions, est chargée d'accueillir, de prendre soin et de former un contingent de quatre jeunes femmes en uniforme. Un spécialiste de l'espionnage informatique enlève, l'une après l'autre, les nouvelles recrues. L'existence de la brigade étant mise en danger par ces enlèvements dont la raison semble inexplicable, nos gendarmes déploieront au péril de leur vie, des trésors d'ingéniosité pour retrouver ces femmes dont ils avaient la garde.

Notes et références

Notes

  1. La réalisation du dernier film, Le Gendarme et les Gendarmettes, a été terminée par Tony Aboyantz, l'assistant-réalisateur du film (et de tous les autres de la série), en raison de la mort de Jean Girault.
  2. Au départ, l'adjudant Gerber devait être interprété par Pierre Mondy. Ce dernier, occupé par une pièce de théâtre, n'a finalement pas pu tourner le film et a donc été remplacé par Michel Galabru.
  3. La première "madame Cruchot" en 1968 aurait très bien pu être Simone Valère, rencontrée en 1951 dans Ma femme est formidable, et indisponible en 1967 pour un rôle d'épouse dans Les grandes vacances et Oscar.
  4. Louis de Funès l'a croisée trente ans avant en 1949, sur le tournage de Pas de week-end pour notre amour dont elle était la tête d'affiche.

Références

  1. « Le Gendarme de Saint-Tropez », sur FilmsActu (consulté le ).
  2. Franck et Jérôme, « Interview de Richard Balducci », sur www.autourdelouisdefunes.fr, (consulté le )
  3. « Louis De Funès et Les Gendarmes – Extrait 8 Docu Exclusif ! » [vidéo], sur YouTube (consulté le ).
  4. http://nimotozor99.free.fr/halain-jean.htm
  5. Bertrand Dicale, Louis de Funès, Grasset, 10 juin 2009, page 504
  6. « La gendarmerie de Saint-Tropez transformée en musée » [vidéo], sur YouTube (consulté le ).
  7. Thomas Léodet, "Le gendarme et l'empereur" un scénario de Richard Balducci, Ecran et toile. https://www.ecran-et-toile.com/le-gendarme-et-lempereur-de-richard-balducci.html
  8. Les Gendarmes de Saint-Tropez, Édition 50e Anniversaire, coffret 6 DVD +
  9. Le gendarme et l'empereur. Richard Balducci. Musée de la gendarmerie et du cinéma, 2016 - 40 pages
  10. Le gendarme et l'empereur. Richard Balducci. Musée de la gendarmerie et du cinéma, 2016, p21
  11. Le gendarme et l'empereur. Richard Balducci. Musée de la gendarmerie et du cinéma, 2016, p34
  12. http://www.allocine.fr/article/dossiers/cinema/dossier-18592010/?page=4&tab=0
  13. Sylvain Raggianti, Le Gendarme de Saint-Tropez : Louis de Funès, histoire d'une saga, Paris, Flammarion, 2007 - Interview de Michel Modo, p75
  14. Émission radiodiffusée sur Europe 1 en décembre 1966. Titre : "Le Gendarme de Bethléem". Avec : Louis de Funès, Elisabeth Wiener, Jacqueline Morane , Pierre Tornade, Michel Galabru... Texte : Claude Dufresne. Réalisation : Francis Morane.
  15. « Le Gendarme de Bethléem avec Louis De Funes & Michel Galabru » [vidéo], sur YouTube (consulté le ).
  16. De Funès: un drôle de gendarme à Saint-Tropez, Nice Matin, 6 janvier 2013
  17. Sylvain Raggianti, Le Gendarme de Saint-Tropez : Louis de Funès, histoire d'une saga, Paris, Flammarion, 2007 - Interview de Richard Balducci, p60
  18. « Annonce du décès de Louis de Funès » [vidéo], sur ina.fr
  19. Olivier Sinqsous, « Jean-Pierre Rambal (biographie) », sur www.cineartistes.com, (consulté le )
  20. A.P, « Jean Lefebvre est mort d'une crise cardiaque », sur www.tempsreel.nouvelobs.com, (consulté le )
  21. « Christian Marin, mort d'un gendarme de Saint-Tropez », sur www.lepoint.fr,
  22. Caroline Berger, « Patrick Préjean et Maurice Risch : Les souvenirs des deux derniers gendarmes », sur www.francedimanche.fr, France Dimanche, .
  23. Dicale 2009, p. 364.
  24. Cependant, les extérieurs des premières scènes ont été tournés à Belvédère, dans les Alpes-Maritimes, cf. page « Belvédère (06) », consultée le 10 mars 2013.
  25. Probablement à Gap, où le père de Ludovic Cruchot était facteur si on en croit le scénario du Gendarme et l'Empereur, page 34 - Le gendarme et l'empereur. Richard Balducci. Musée de la gendarmerie et du cinéma, 2016

Bibliographie

  • Sylvain Raggianti, Le Gendarme de Saint-Tropez : Louis de Funès, histoire d'une saga, Paris, Flammarion, , 175 p. (ISBN 978-2-08-120327-3 et 2-08-120327-8)
  • Bertrand Dicale, Louis de Funès, de A à Z, Paris, Tana (Editis), , 456 p. (ISBN 978-2-84567-785-2 et 2-84567-785-5).
  • Bertrand Dicale, Louis de Funès, grimace et gloire, Paris, Grasset, , 528 p. (ISBN 2246636612, présentation en ligne). 

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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