La Végétarienne

La Végétarienne est un roman de l'auteure sud coréenne Han Kang publié en 2007. Il s'agit de son dixième roman, lauréat du prix international Man-Booker 2016.

La Végétarienne
Auteur Han Kang
Pays Corée du Sud
Genre Roman
Version originale
Langue Coréen
Titre 채식주의자
Éditeur Changbi, Séoul, Corée,
Date de parution 2007
Version française
Traducteur Jeong Eun-jin et Jacques Bailliot
Éditeur Le Serpent à Plumes
Date de parution 2015
Type de média livre
Nombre de pages 201
ISBN 979-10-94680-03-2

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Résumé

Le roman se divise en trois chapitres :

  • La Végétarienne : Yŏnghye est une femme ordinaire selon son mari. Une nuit, celui-ci la découvre debout devant le réfrigérateur la porte grande ouverte. La seule chose qu'elle lui répond lorsqu'il lui demande ce qu'elle fait là est: "j'ai fait une rêve". À son réveil le lendemain matin, la scène se répète, mais elle a en plus sorti tous les aliments d'origine animale et les a disposés sur le sol de la cuisine. Désormais, ils ne mangeront plus de matière animale. Dès lors, le lecteur a accès à une partie des rêves que fait Yŏnghye. À partir de ce jour, elle commence à perdre du poids et refuse de faire l'amour avec son mari, sous prétexte qu'il dégage une odeur de viande. Lors d'un repas organisé par le PDG de l'entreprise de son mari, Yŏnghye provoque beaucoup de conversations sur le thème du végétarisme. Le soir-même, il décide d'informer sa belle-famille de la situation qu'il supporte difficilement. Et à l'occasion de l'anniversaire de la mère d'Yŏnghye, son père tente de lui faire manger de la viande de force, avec l'aide de ses frères, en vain. Elle en vient à se saisir d'un couteau et à se trancher les veines. Son beau-frère la transporte sur son dos pour la conduire à l'hôpital. À l'issue de son hospitalisation, sa mère lui apporte un médicament noir à base de chèvre noire qu'elle lui dit n'être composé que de plantes. Après en avoir goûté un peu, elle lui jette le reste dessus. Ce soir-là, son mari la veille et s'endort profondément dans le lit de camp. À son réveil, Yŏnghye a disparu. Après avoir réglé les démarches administratives, il la retrouve à l'extérieur, les seins à l'air, car, dit-elle, elle avait trop chaud.
  • La tache mongolique : à la fin d'un spectacle qu'un chorégraphe a mis en scène, Jae, le beau-frère de Yŏnghye se trouve déçu. Il prend la route de son appartement où l'attendent sa femme, Inhye, qui possède un magasin de produits de beauté, et son fils de cinq ans. Il avait imaginé ce spectacle à la suite d'une discussion qu'il avait eu avec sa femme et la tache mongolique de son fils. Sa femme lui apprend que sa sœur, Yŏnghye, l'avait gardé jusqu'à au moins l'âge de vingt ans. Mais il ne rentre pas chez lui. Il continue sa route jusqu'à son atelier où il aime travailler lorsqu'il n'y a personne comme ce dimanche après-midi. Là, il ne fait que repenser à la scène à caractère pornographique qu'il a imaginée, mettant en scène sa belle-sœur. Chunsu, un de ses collègues arrive à l'atelier. Il rentre finalement chez lui. Son fils a attrapé un rhume, et sa femme s'inquiète également pour sa sœur, en instance de divorce. Sous la douche qu'il prend seul, il se masturbe en pensant à Yŏnghye. Ses désirs pour sa belle-sœur sont nés deux ans plus tôt, lorsque celle-ci s'était ouvert les veines au repas de famille et qu'il l'avait transportée sur son dos. Après avoir proposé à sa femme de la faire, il rend visite à sa belle-sœur. Elle ne répond pas lorsqu'il toque à la porte. Mais, celle-ci étant ouverte, il entre. C'est alors qu'elle sort de la salle de bain, entièrement nue. Après s'être rhabillée, elle mange quelques fruits en sa compagnie. Au moment de partir, il lui propose de marcher un peu avec lui, car il a quelque-chose à lui demander. Lors de cette balade, il lui demande de poser nue pour lui, et elle accepte. Minho, un ami de Jae, lui prête son atelier. Yŏnghye ne semble ressentir aucune gêne à se mettre nue devant son beau-frère. Celui-ci peint son corps, puis filme une séquence de près de cinq minutes. Mais il veut aller plus loin. Il voudrait mettre en scène de la pornographie. Pour accompagner Yŏnghye, il pense à son collègue Chunsu. Après avoir visionné le film, ce dernier accepte, mais ignore que Jae attend de lui plus que des scènes érotiques. Les corps peints du couple se mettent en mouvement de manière artistique pendant qu'ils sont filmés. En revanche, Chunsu, refuse la scène pornographique. Après la séance, Jae tente d'embrasser sa belle-sœur, qui l'éconduit, car il n'a pas le corps peint comme son compagnon de chorégraphie. Alors, tard le soir-même, Jae demande à son ex-maîtresse, une artiste tout comme lui, de peindre son corps. Il revient ensuite chez Yŏnghye et ils font l'amour. Quelques minutes plus tard, ils recommencent, mais cette fois-ci à la lumière et filmés. Au petit matin, Jae se retrouve nez à nez avec sa femme dans la cuisine de Yŏnghye. Elle a visionné la vidéo qu'ils ont tournée durant la nuit. Inhye a appelé une ambulance pour les faire interner tous les deux. Yŏnghye se laisse capturer facilement, tandis que Jae tente de se jeter par la fenêtre s'imaginant pouvoir s'envoler. Heureusement, il est rattrapé par un infirmier.
  • Les Flammes des arbres : à la gare routière du bourg de Masŏk, Inhye attend sous une pluie battante le bus qui doit l'amener près de l'hôpital psychiatrique de Ch'uksong, où est internée Yŏnghye. Quelques jours plus tôt, cette dernière n'est pas rentrée de sa balade et on l'a retrouvée en pleine forêt, immobile comme si elle se prenait pour un arbre. La nuit précédente, Inhye a fait un rêve étrange, où sa sœur lui parlait de manière étrange. Dans le bus, elle repense à son étrange ex-mari qui ne rentrera jamais à la maison, comme elle le répète à leur fils lorsque celui-ci lui demande quand il reverra son père. Elle se remémore également le jour où elle a amené sa sœur dans cet hôpital. Aujourd'hui, le médecin est inquiet car Yŏnghye refuse de s'alimenter depuis plusieurs jours, et a atteint un état de maigreur extrême. Elle a besoin d'être transférée dans une hôpital spécialisé pour les cas d'anorexie. Lorsqu'elle arrive, Inhye découvre sa sœur en train de faire le poirier. Elle lui dit qu'elle n'a plus besoin de manger, juste de boire. N'a-t-elle pas déclaré, en arrivant dans cet hôpital entouré de forêt, que les arbres sont tous des frères et des sœurs ? Visiblement, elle se prend pour l'un d'entre eux. Songeant au passé, Inhye se demande à quelle moment elle aurait pu agir afin que sa sœur ne prenne pas ce chemin de la folie. N'ayant pas réussi à la convaincre de manger, Yŏnghye doit être gavée par l'équipe soignante. Malgré sa maigreur elle oppose une féroce résistance. Dans l'ambulance qui conduit Yŏnghye à Séoul, Inhye repense à la discussion qu'elle avait eue avec son fils à la suite du cauchemar qu'il avait fait. Elle glisse à Yŏnghye que tout ceci n'est en fait peut-être qu'un rêve.

Notes et références

  1. « La Végétarienne de Han Kang 한강의 채식주의자 (2007) », sur planète corée, (consulté le )
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