Helen Joseph

Helen Beatrice May Joseph (née Helen Fennell le en Angleterre et morte le en Afrique du Sud) était une enseignante, travailleuse sociale et militante anti-apartheid.

Origines

Helen Fennell est née à Easebourne près de Midhurst dans le Sussex de l'Ouest en Angleterre. Diplômée du King's College de Londres en 1927, elle travaille durant trois ans en Inde près de Hyderabad comme enseignante avant d'émigrer à Durban en Afrique du Sud en 1931 où elle épouse un dentiste nommé Billie Joseph.

Elle sert dans les Forces féminines auxiliaires de l'aviation de la Royal Air Force durant la Seconde Guerre mondiale.

Après son divorce, elle travaille dans un centre social d'une communauté coloured du Cap[1].

La lutte contre l'apartheid

En 1951, Helen Joseph travaille pour le syndicat du textile et s'engage dans la lutte politique contre l'apartheid. Membre fondateur du Congrès des Démocrates, un mouvement allié du congrès national africain (ANC), elle participe au congrès du peuple à Klioptown en 1955 où est rédigé la charte de la liberté. Elle participe également à la formation de la Fédération des femmes sud-africaines et, le , joue un rôle déterminant, notamment avec Rahima Moosa, Sophia Williams-De Bruyn, et Lillian Ngoyi, sur l'organisation de la manifestation de 20 000 femmes contre la loi sur les laissez-passer, devant les Union Buildings à Pretoria[1].

Inculpée de haute trahison, elle est interpellée en avant de faire l'objet d'une mesure d'isolement intérieur en 1957. Acquittée en 1961, elle est inculpée de nouveau en 1962 en vertu de la nouvelle loi sur le sabotage et placée en résidence surveillée. Elle fait l'objet de plusieurs tentatives d'assassinats[1].

Atteinte d'un cancer diagnostiqué en 1971, l'ordre d'isolement intérieur la concernant est suspendu avant d'être ré-appliqué en 1980 pour une durée de 2 ans.

Helen Joseph meurt le à Johannesburg à l'âge de 87 ans.

Hommages

En 1992, Helen Joseph a été admise à l'Order of Simon of Cyrene (en), la plus haute distinction décernée par l'Église anglicane d'Afrique australe à ses membres laïcs en reconnaissance de leurs services remarquables.

Helen Joseph s'est également vu attribuée, en 1992, la Isitwalandwe/Seaparankwe Medal (en) par le Congrès national africain (ANC).

Plusieurs lieux ont été baptisés en son honneur en Afrique du Sud notamment l'ancienne Davenport Road à Glenwood (Durban), un hôpital à Johannesbourg, une résidence universitaire à l'université Rhodes ou encore une rue à Rustenburg. Une section de Church Street à Pretoria a également rebaptisée en son honneur en juin 2012.

Livres écrits par Helen Joseph

  • If This Be Treason (1963), Andre Deutsch, Londres
  • Tomorrow's Sun (1967), John Day Company, New York
  • Side by Side (1987), autobiographie, William Morrow & Co, New York (ISBN 0688071031)

Références

  1. Helen Rappaport (2001) Encyclopedia of Women Social Reformers, ABC-CLIO Inc., California (ISBN 1-57607-101-4)

Liens externes

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