Grammont (Belgique)

Grammont (en néerlandais Geraardsbergen[1], en allemand Gerhardsbergen) est une ville néerlandophone de Belgique située en Région flamande dans la province de Flandre-Orientale et le Denderstreek. Elle compte environ 33 000 habitants.

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Grammont
(nl) Geraardsbergen

Mosaïque de photos de la ville.

Héraldique
Administration
Pays Belgique
Région  Région flamande
Communauté  Communauté flamande
Province  Province de Flandre-Orientale
Arrondissement Alost
Bourgmestre Guido De Padt (OpenVLD)
(2013-24)
Majorité OpenVLD, CD&V (2013-24)
Sièges
OpenVLD
CD&V
sp.a
Vlaams Belang
N-VA
Het Alternatief
31 (2019-24)
12
9
4
2
2
2
Section Code postal
Grammont
Goeferdinge
Moerbeke
Nederboelare
Onkerzele
Ophasselt
Overboelare
Viane
Zarlardinge
Grimminge
Idegem
Nieuwenhoven
Schendelbeke
Smeerebbe-Vloerzegem
Waarbeke
Zandbergen
9500
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Code INS 41018
Zone téléphonique 054
Démographie
Gentilé Grammontois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
33 403 ()
49,39 %
50,61 %
419 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
19,39 %
62,37 %
18,24 %
Étrangers 2,45 % ()
Taux de chômage 6,51 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 14 592 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 46′ nord, 3° 52′ est
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
79,71 km2 (2005)
69,40 %
8,58 %
20,12 %
1,91 %
Localisation

Situation de la commune dans l’arrondissement d’Alost et la province de Flandre-Orientale
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Grammont
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Grammont
Liens
Site officiel www.geraardsbergen.be

    Toponymie

    de Geroaldi monte (1034-58), Geraldimontem (1081), Geraldimons (1096), de Geraldi monte (1107), Geraldimontensis (1093-1110), Geromontensis (1142), de monte Geraldi (1166), Geralmont (1167), de Geraudi monte (1195), Graumont (1195), Geromontis (XIIe siècle), Geraumont (1201), Gerautmont (1201), Geramont (1211), in Gerardi monte (1225)[2]

    Histoire

    Grammont a été fondée en 1068 sur un alleu acquis par le comte de Flandre, Baudouin VI. Il inféoda en partie cet alleu au seigneur de Boelare (voir nl:Baronie van Boelare). L'appellation néerlandaise Geraardsbergen (littéralement « le mont de Gérard ») est due au nom de l'ancien propriétaire de cet alleu[3]. Elle fut une des premières communes à obtenir un statut de ville libre[4] Gui de Dampierre, au moment où il désirait s'assurer la possession du château de Samson en même temps que celle du marquisat de Namur, céda Grammont avec Bornem à l'évêque de Liège, en 1263, pour le reprendre de lui en fief, et de la sorte l'alleu se trouvait être redevenu un arrière-fief de l'Empire (et donc une partie de la Flandre impériale)[5].

    La ville fut détruite en 1381 par Gautier IV d'Enghien, maréchal de Flandres de Louis II de Flandre : à la tête de ses troupes il mit le siège devant la ville ; les habitants envoyèrent de la nourriture comme munition pour tromper l'ennemi. Cette ruse ne fit pas lever le siège et la ville fut prise d'assaut. Chaque année cet événement est commémoré par un carnaval, le « Krakelingen & Tonnekensbrand ».

    Le , pour célébrer la victoire lors de la bataille de Waterloo, Wellington et Blücher passèrent en revue 6 000 des cavaliers vainqueurs[6].

    La ville actuelle est le résultat de la fusion entre Grammont et les anciennes communes de Onkerzele, Overboelare, Goeferdinge et Nederboelare en 1971 et avec Schendelbeke, Idegem, Moerbeke, Viane, Zarlardinge, Ophasselt, Smeerebbe-Vloerzegem, Grimminge, Zandbergen, Nieuwenhoven et Waarbeke en 1977.

    Krakelingen & Tonnekensbrand

    Aussi appelée familièrement "Krakelingen" cette fête date au moins depuis 1393[7]. Il a actuellement lieu le dimanche qui précède de 15 jours le premier lundi de mars, mais jusqu'en 1960 elle était fêtée le premier dimanche de carême. La ville décorée célèbre traditionnellement la fin de l’hiver avec le Krakelingen & Tonnekensbrand.

    Un cortège d’un millier de personnes costumés d’époques différentes (25 siècles) accompagne le doyen de l’église de Hunnegem, des druides, les conseillers communaux, en costume eux aussi, et les porteurs de pains emportant avec eux dix mille craquelins aussi appelées « mastels ». On apporte aussi du vin, des petits poissons et du feu, jusqu’à la chapelle Sainte-Marie sur la colline du Oudenberg (lit. La Vieille Montagne). Les pains y sont bénis et, après une prière, prêtres et autorités boivent dans un gobelet d’argent du XVIe siècle, une gorgée de vin dans laquelle est placé un petit poisson vivant. Ce rituel du poisson a été décrit de façon détaillé par Joos Schollaert en 1599. En 1997 l'association de protection des animaux Gaia a tenté d'interdire cette partie du rituel.

    Lors du Mastellenworp les craquelins, dont l’un renferme un billet gagnant, sont lancés à la foule où chacun espère gagner le bijou en or créé pour l’occasion par un bijoutier local (qui change chaque année).

    La nuit tombée, le feu est mis à un tonneau rempli de poix et de paille, puis les gens redescendent la colline, tenant une torche allumée en main[8]. Une partie de la fête est considérée comme préchrétienne comme le tonneau en feu, déscente de la colline, la forme arrondie du mastel/krakeling [9]. Cette fête symbolise le renouveau de l'année.

    Ce rituel festif, transmis de génération en génération, a été inscrit sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité en .

    Héraldique

    La commune possède des armoiries qui lui ont été octroyées le 4 août 1818, modifiées le 19 avril 1907 et à nouveau le 26 mai 1987. Le plus ancien sceau de Grammont date de 1244 et montre une montagne avec des arbres et une croix. La montagne est probablement un symbole, "berg" se traduisant "montagne" en français. Un sceau de la fin du XIIIe siècle montre également une montagne avec une croix. La combinaison de la montagne et de la croix, flanquée d'un lion et d'un aigle est apparue sur un sceau à partir de 1287. L'aigle est l'aigle impérial, le lion est le lion de Flandre. Plus tard, la montagne avec la croix a progressivement changé pour devenir le monument actuel avec la croix. Le sens de la croix n'est pas connu.
    Blasonnement : D'argent à une croix de calvaire de gueules à trois marches du même, accompagnée, à dextre d'or à une aigle bicéphale de sable et à senestre d'or à un lion de sable. L'écu timbré d'une couronne murale d'or à cinq tours.
    Source du blasonnement : Heraldy of the World.

    Évolution démographique de la commune fusionnée

    Elle comptait, au , 33 621 habitants (16 549 hommes et 17 072 femmes), soit une densité de 421,79 habitants/km²[10] pour une superficie de 79,71 km².

    Graphe de l'évolution de la population de la commune. Les données ci-après intègrent les anciennes communes dans les données avant la fusion en 1977.

    • Source : DGS - Remarque: 1806 jusqu'à 1970=recensement; depuis 1971=nombre d'habitants chaque 1er janvier[11]

    Transport

    Lieux et monuments

    • La grand-place
    • L'ancienne abbaye Saint-Adrien. De cette abbaye bénédictine ayant vécu sept siècles, il ne reste plus que la vaste et remarquable demeure de l'abbé, datant du XVIIIe siècle, qui, parfaitement restaurée, est occupée de nos jours par un centre culturel et un musée, contenant, notamment, des documents iconographiques permettant de se rendre compte de l'importance du monastère d'autrefois.
    • Hunnegem
    • le Manneken-Pis dont la présence est attestée depuis 1459.

    Personnalités liées à la ville

    Gabriel Grupello

    Spécialités

    La région de Grammont est internationalement reconnue pour ses tapisseries (verdures) et sa tarte au maton.

    Images

    Notes et références

    1. c.à.d. « Montagne de Gérard »
    2. (nl) Maurits Gysseling, Toponymisch Woordenboek van België, Nederland, Luxemburg, Noord-Frankrijk en West-Duitsland (vóór 1226), Tongres, Belgisch Interuniversitair Centrum voor Neerlandistiek, (lire en ligne).
    3. Léon Vanderkindere, La Formation territoriale des principautés belges au Moyen Âge, vol. I, Bruxelles, H. Lamertin, (réimpr. 1981) (lire en ligne), p. 118
    4. Geschiedenis van de stad Geraardsbergen, www.geraardsbergen.be
    5. Léon Vanderkindere, op. cit., p. 227.
    6. Cavalié Mercer, Journal of the Waterloo Campaign Kept thoughout the Campaign of 1815, Da Capo Press, 1995
    7. Dans la plus ancienne facture retrouvé payé par la ville les coûts de la fête sont déjà mentionnés
    8. La fête des Craquelins
    9. Le Rameau d'Or, James George Fraser, tome 7-8, 1912
    10. http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/stat-1-1_f.pdf
    11. http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/population-bevolking-20190101.pdf

    Annexes

    Bibliographie

     : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

    • Joseph Delmelle, Abbayes et béguinages de Belgique, Rossel édition, Bruxelles, 1973, p. 37

    Liens externes

    • Portail de la Flandre-Orientale
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