Glaciation Varanger

La glaciation Varanger est une longue période de glaciation de la Terre, à l'époque du Cryogénien.

Une théorie soutient que la quasi-totalité de la surface de la Terre était recouverte de glace pendant cette glaciation[1] ; cette théorie développée par le géologue Paul F. Hoffman est connue sous le nom de snowball Earth, c'est-à-dire Terre boule de neige (terme impropre qu'il serait plus juste d'appeler iceball Earth, c'est-à-dire Terre boule de glace).

La fixation des dates limites de cet évènement est encore sujette à discussion. Selon les auteurs, les durées de longueurs variables s'étendent depuis au plus tôt - 900 Ma pour le début jusqu'à - 540 Ma pour la fin[réf. nécessaire].

Causes de l'entrée en glaciation

Il y a 750 millions d'années, à la fin du Protérozoïque, la glaciation de la Terre aurait été provoquée par une importante diminution du taux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, due à la dislocation du supercontinent Rodinia qui, à l'époque, était centré sur l'équateur et s'étendait du 60e degré de latitude nord au 60e degré de latitude sud.

Rodinia a commencé à se fracturer il y a 800 millions d'années sous l'effet de points chauds. Cet événement s'est accompagné de l'ouverture d'océans et de bras de mer qui ont augmenté la quantité de vapeur d'eau présente dans l'atmosphère, et donc les pluies. Le carbone présent dans les pluies sous forme de dioxyde de carbone s'est bientôt retrouvé dans l'océan, piégé dans les sédiments sous forme de carbonates.

Dans le même temps, les énormes écoulements de laves produits par la fracture de Rodinia formaient des surfaces basaltiques à la surface des continents. Or ces surfaces, altérées sous l'effet de l'humidité, consomment huit fois plus de carbone qu'une même surface granitique.

Par ailleurs, le Soleil était plus jeune et diffusait 6 % de chaleur en moins.

Tous ces facteurs ont pu entraîner une période glaciaire particulièrement intense ayant recouvert la surface terrestre de glaciers jusqu'aux latitudes 30°. Une fois ces limites atteintes, l'albédo global est alors tel que cela met en place une boucle auto-amplificatrice qui permet de voir la totalité de la planète se recouvrir de glace.

La terre aurait subi deux épisodes de glaciations, la glaciation sturtienne qui s'enclenche il y a 720 millions d'années et la glaciation marinoenne qui s’est achevée il y a 635 millions d’années[2],[3],[4].

Mécanismes de sortie de glaciation

Malgré la glace qui descendait jusqu'à l'équateur, l'activité volcanique a continué à émettre du CO2 et du méthane (CH4) dans l'atmosphère.

Lorsque la concentration de dioxyde de carbone a atteint 350 fois celle d'aujourd'hui, il se serait produit un effet de serre suffisant pour amorcer la débâcle.

Notes et références

  1. Il n'est pas exclu que le phénomène décrit par la théorie snowball Earth ait pu également se produire à d'autres époques antérieures.
  2. Boutaud et Ramstein 2017.
  3. Jean-François Deconinck, Le Précambrien : 4 milliards d'années d'existence de la Terre, De Boeck Superieur, , p. 22.
  4. Jean-Claude Duplessy et Gilles Ramstein, Paléoclimatologie. Enquête sur les climats anciens, vol. II, EDP Science, , p. 198.

Annexes

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