Gare de L'Estaque

La gare de L'Estaque est une gare ferroviaire française de la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles, située dans le 16e arrondissement à l'extrémité nord-ouest de la ville de Marseille, dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle doit son nom au quartier de Marseille qu'elle dessert, rendu célèbre par Paul Cézanne et ses amis peintres des années 1880 à 1910. La gare de L'Estaque étant située assez haut sur la colline, elle a donné son nom à cette partie du village : L'Estaque-Gare, la partie basse étant nommée L'Estaque-Plage.

L'Estaque

La gare fin 2016, après rénovation du kiosque.
Localisation
Pays France
Commune Marseille
Quartier L'Estaque
Adresse Avenue de Caronte
13016 Marseille
Coordonnées géographiques 43° 21′ 48″ nord, 5° 19′ 17″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Code UIC 87751602
Service TER Provence-Alpes-Côte d'Azur
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles
Miramas à L'Estaque
L'Estaque à Marseille-Saint-Charles
Voies 4 + voies de service
Quais 3 (un central, deux latéraux)
Transit annuel 59 214 voyageurs (2016)
Altitude 54 m
Historique
Protection  Inscrit MH (2012)
Correspondances
Bus
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
Géolocalisation sur la carte : Marseille

C'est une halte ferroviaire de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains express régionaux TER Provence-Alpes-Côte d'Azur. La gare de Marseille-Saint-Charles est à 10 kilomètres.

Elle fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du [1],[2].

Situation ferroviaire

Gare de bifurcation, elle est située au point kilométrique (PK) 851,699[3] de la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles et au PK 870,081[4] de la ligne de Miramas à l'Estaque. Elle est également l'origine de la ligne de L'Estaque à Marseille-Joliette. Son altitude est de 54 m.

La sortie sud de la gare, avec l'embranchement vers la Joliette.

La gare de L'Estaque est le point de jonction, de plusieurs lignes d'importances diverses comprenant :

  • premièrement, la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles reliant Marseille-Saint-Charles à Avignon, Lyon et Paris, juste avant le tunnel de la Nerthe qui la fait passer de la cuvette de Marseille au bord de l'Étang de Berre (ligne à double voie, électrifiée)[5] ;
  • deuxièmement, la ligne de la Côte Bleue, reliant Marseille à Miramas en suivant à partir de L'Estaque une côte escarpée par une succession impressionnante de viaducs et de tunnels, qui est une ligne secondaire, non électrifiée mais à double voie, desservant les stations touristiques de Carry-le-Rouet et Sausset-les-Pins, et représentant en fait de l'extrémité sud de ce qui devait être le double de la ligne du PLM de Paris à Lyon par le Bourbonnais, de Lyon à Avignon par la rive droite du Rhône, et d'Avignon à Marseille par Cavaillon et Port-de-Bouc. Les trains de grandes lignes ne suivent plus cet itinéraire : le dernier train direct de Paris à Marseille via Port-de-Bouc (le Phocéen) a été supprimé dans les années 1990[6] ;
  • troisièmement, l'embranchement vers La Joliette, ancienne « gare maritime » de Marseille, où, jusqu'à la fin des années 1960, les voyageurs en provenance ou à destination de l'Afrique du Nord ou du Moyen-Orient transitaient directement entre le bateau et le « train-paquebot ». Cet embranchement, à double voie et électrifié, dessert les gares fret du Canet (les Crottes), de Mourepiane, et d'Arenc, ainsi que la halte voyageurs d'Arenc-Euroméditerranée mise en service en février 2014. La ligne de L'Estaque à Marseille Saint-Charles par Arenc (« voies du port ») a été ouverte au trafic voyageurs à la fin des années 2000 et est aujourd'hui desservie par des TER Provence-Alpes-Côte d'Azur reliant Marseille à Miramas via Vitrolles-Aéroport-Marseille-Provence et Rognac, ou bien via Martigues.

Histoire

La gare était initialement dédiée au seul transport de marchandises (industries), entre L'Estaque et Marseille, avant de devenir une gare de voyageurs.

Le bâtiment principal a été construit entre 1848 et 1851. L'architecture de la gare est remarquable pour ses constructions annexes (abris) aux structures métalliques, édifiées à la fin des années 1920 dans le style Art déco[7].

Au sud de la gare, plusieurs voies de débord sont destinées au trafic des marchandises, mais sont très peu utilisées, notamment depuis la fermeture des usines locales (briqueteries, cimenteries, usines chimiques). L'ensemble est électrifié en courant continu 1500 V depuis le .

En , les installations de la gare sont en cours de restauration. Le kiosque ainsi que la salle d'attente nord ont d'ores et déjà été remises en peinture. Des études sont en cours pour le passage souterrain et le bâtiment voyageurs ainsi que sa marquise[8].

En 2016, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare est de 59 214 voyageurs, ce nombre s'étant élevé à 57 804 en 2015 et à 57 905 en 2014[9].

Service des voyageurs

Vue sur la voie A. Le bâtiment principal se trouve de l'autre côté.

Accueil

Halte[10] SNCF, c'est un point d'arrêt non géré (PANG) à entrée libre. Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport.

La gare comporte quatre voies à quai avec un quai central et deux quais latéraux ; les voies relatives à la ligne de Miramas à l'Estaque encadrent les voies de la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles situées au centre.

Desserte

L'Estaque est desservie[10] par des trains express régionaux TER Provence-Alpes-Côte d'Azur qui effectuent des missions de Marseille à Avignon par Rognac, Miramas et Arles, de Marseille à Avignon par Miramas, Salon-de-Provence et Cavaillon et de Marseille à Miramas par Port-de-Bouc.

Tous les trains de ces relations marquent l'arrêt à L'Estaque, sauf quelques trains vers Salon-de-Provence ou vers Avignon via Arles qui sont sans arrêt de Marseille-Saint-Charles jusqu'à Miramas.

Intermodalité

Des places de parking sont disponibles à proximité. Elle est desservie par des bus du réseau RTM (lignes 36, 36B, 95 et 96).

Poésie

Dans son recueil Les voisinages de Van Gogh (NRF Gallimard, 1985), René Char lui consacre une suite poétique en prose, La gare hallucinée : « L'Estaque secrète écoute la gare s'éveiller telle que les divins un matin l'ont surprise. ».

Galerie de photographies

Notes et références

  1. Liste des immeubles protégés au titre des monuments historiques en 2012, JO du 3 avril 2013.
  2. « Gare de l'Estaque », notice no PA13000065, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. Livre : Nouvelle géographie ferroviaire de la France par Gérard Blier, Tome 2, Planche 81.
  4. Livre : Nouvelle géographie ferroviaire de la France par Gérard Blier, Tome 2, Planche 88.
  5. La LGV Méditerranée se sépare de cette ligne à peu de distance à l'ouest de L'Estaque.
  6. Elle sert néanmoins pour les détournements de trains via Rognac en cas d'interception sur la ligne PLM.
  7. La Provence, « La demande de classement de la gare de l'Estaque est sur les rails », 16 juin 2011 consulter
  8. Odile Richard, « La gare de l'Estaque se fait toute belle », sur lepetitestaqueen.com, (consulté le ).
  9. « Fréquentation en gares : L'Estaque », sur SNCF Open Data (consulté le ).
  10. Site SNCF Ter Paca, Informations pratiques sur les gares et arrêts : Halte ferroviaire de L'Estaque lire (consulté le 19 juillet 2011).

Voir aussi

Articles connexes

Lien externe

La gare de L'Estaque sur ter.sncf.com Provence-Alpes-Côte d'Azur, un site officiel de la SNCF


Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Avignon (via Salon) Pas-des-Lanciers TER Provence-Alpes-Côte d'Azur Marseille-Saint-Charles Marseille-Saint-Charles
Miramas (via Rognac) Pas-des-Lanciers TER Provence-Alpes-Côte d'Azur Marseille-Saint-Charles Marseille-Saint-Charles
Avignon TGV
ou Avignon-Centre
ou Miramas
via Port-de-Bouc
Niolon TER Provence-Alpes-Côte d'Azur Arenc-Euroméditerranée
ou Marseille-Saint-Charles
Marseille-Saint-Charles
  • Portail du chemin de fer
  • Portail des monuments historiques français
  • Portail de Marseille
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Partage dans les Mêmes. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.