Erich Mende

Erich Mende, né le à Groß Strehlitz et décédé le à Bonn, était un homme politique ouest-allemand.

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Erich Mende

Erich Mende, en 1961.
Fonctions
Vice-chancelier d'Allemagne
3e vice-chancelier depuis 1949
Ministre fédéral des Questions pan-allemandes
Chancelier Ludwig Erhard
Prédécesseur Ludwig Erhard (Vice-chancelier)
Rainer Barzel (Q. pan-allemandes)
Successeur H.-C. Seebohm (Vice-chancelier)
J. B. Gradl (Q. pan-allemandes)
Président fédéral du Parti libéral-démocrate
Prédécesseur Reinhold Maier
Successeur Walter Scheel
Président du groupe FDP au Bundestag
Législature 3e et 4e Bundestag
Prédécesseur Max Becker
Successeur Knut von Kühlmann-Stumm
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Groß Strehlitz (Reich
allemand
)
Date de décès
Lieu de décès Bonn (Allemagne)
Parti politique FDP (1946-1970)
CDU (à partir de 1970)
Diplômé de Université de Bonn
Profession Universitaire
Homme d'affaires

Vice-chanceliers d'Allemagne
Ministres fédéraux des relations avec l'Allemagne de l'Est d'Allemagne

Élu président du groupe libéral du Bundestag en 1957, il prend trois ans plus tard la présidence fédérale du Parti libéral-démocrate (FDP). En 1963, il devient vice-chancelier et ministre fédéral des Questions pan-allemandes à la suite de l'arrivée au pouvoir du chrétien-démocrate Ludwig Erhard. Le FDP quitte la coalition au pouvoir trois ans plus tard, et il perd en 1968 la direction du parti au profit de Walter Scheel. Il rejoint l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) deux ans plus tard et continue de siéger au Bundestag jusqu'en 1980.

Jeunesse et formation

Jusqu'en 1945

Après avoir passé son Abitur en 1936, il accomplit son service du travail puis est enrôlé dans la Wehrmacht, où il sert comme officier de 1939 à 1945. Il a été grièvement blessé le troisième jour de la campagne de Pologne. À la fin de sa carrière militaire, il atteint le grade de major et occupe le poste de commandant en second du 102e régiment d'infanterie de la 102e division d'infanterie, en Silésie.

En , Werner von Bercken le présente à Henning von Tresckow, qui organise la résistance allemande contre Adolf Hitler. Lors de cette brève réunion, Bercken encourage Mende à partager ouvertement son point de vue pessimiste sur l'issue de la guerre. Mende a alors expliqué à Bercken et Tresckow que les dirigeants allemands devaient trouver une solution politique, négocier la paix, car la guerre ne peut pas être gagnée par des moyens militaires.[réf. nécessaire]

À sa libération de la garde à vue britannique, En 1945, il a été décoré de la croix de chevalier de la Croix de fer puis arrêté par les Britanniques, peu avant la fin du conflit.

L'Allemagne d'après-guerre

Libéré, il s'installe dans la Ruhr et entreprend alors des études supérieures de droit à Cologne puis Bonn. Il obtient son premier diplôme juridique d'État en 1948, puis un doctorat de droit l'année suivante à l'université de Bonn, où il travaille ensuite comme professeur de sciences politiques.

Il est recruté en 1967 par Investors Overseas Services (IOS), société d'investissements américaine fondée par le financier Bernard Cornfeld et qui fera faillite en 1971, pour occuper le poste de directeur pour l'Allemagne. Il devient trois ans plus tard juriste d'affaires au sein de la firme Bonnfinanz.

Vie politique

Les débuts au sein du FDP

Il adhère au Parti libéral-démocrate (FDP) en 1946, bien qu'il ait initialement penché pour l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU). Il est aussitôt nommé secrétaire de la fédération de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, avant d'être désigné en 1947 représentant des Jeunes Démocrates (de) (JD, mouvement de jeunesse du FDP) dans la zone d'occupation britannique en Allemagne. Il fait son entrée au comité directeur fédéral en 1949.

Au premier plan des libéraux

En 1956, il fait partie des Jungtürken, qui organisent la fin de l'alliance avec la CDU au profit d'une coalition avec les sociaux-démocrates dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, ce qui conduira à la scission d'une partie des députés et de l'ensemble des ministres fédéraux. Erich Mende est élu quatre ans plus tard président fédéral du FDP. Lors de la campagne pour les élections fédérales de 1961, il affirme que les libéraux refuseront de poursuivre leur alliance avec la CDU si elle est dirigée par le chancelier Konrad Adenauer. Cependant, devant l'insistance des chrétiens-démocrates, il est obligé d'accepter la réélection d'Adenauer mais refuse d'entrer au gouvernement.

Député et ministre fédéral

En 1949, il est élu député fédéral de Rhénanie-du-Nord-Westphalie au Bundestag et devient aussitôt coordinateur du groupe FDP. Il perd ce poste en 1951 mais le retrouve dès l'année suivante. Désigné vice-président du groupe en 1953, il en prend la présidence le . Six ans plus tard, le , Erich Mende est nommé vice-chancelier et ministre fédéral des Questions pan-allemandes à la suite du remplacement du chancelier Adenauer par le ministre de l'Économie, Ludwig Erhard. Il est reconduit après les élections de 1965, mais quitte le cabinet, avec l'ensemble des ministres du FDP, le , ce qui conduira à la formation d'une grande coalition CDU/CSU-SPD.

Finalement, passage à la CDU

Il annonce en qu'il ne se représente pas à la tête du parti, et il se voit remplacé par l'ancien ministre fédéral et vice-président du Bundestag, Walter Scheel. Il reste toutefois membre du comité directeur fédéral, mais quitte finalement le FDP en pour rejoindre l'Union chrétienne-démocrate.

Il quitte le groupe parlementaire libéral en 1970, et rejoint celui de l'Union CDU/CSU, pour signifier son opposition aux traités orientaux négociés par la coalition sociale-libérale de Willy Brandt et Walter Scheel. Il se retire de la vie politique en 1980, ayant appartenu au groupe de dix députés membres du Bundestag durant les vingt-cinq premières années de l'Allemagne de l'Ouest.

Vie privée

Fils d'un conseiller municipal membre du Parti du centre allemand (Zentrum), il était marié et père de quatre enfants, dont une fille. Son fils ainé, Walter, a été bourgmestre de Leverkusen sous les couleurs du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) de 1994 à 1998.

Notes et références

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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