David McMurtrie Gregg

David McMurtrie Gregg () est un fermier, un diplomate, et un général de cavalerie de l'Union au cours de la guerre de Sécession.

David McMurtrie Gregg

Surnom Old Reliable
Naissance
Huntingdon, État de Pennsylvanie
Décès
Reading, État de Pennsylvanie
Origine États-Unis
Allégeance États-Unis d'Amérique
Union
Arme Cavalerie
Grade Major général
Années de service 1855 – 1865
Conflits Guerre de Sécession

Avant la guerre

David McMurtrie Gregg naît à Huntingdon, en Pennsylvanie[1]. Il est le cousin d'Andrew Gregg Curtin, futur gouverneur de Pennsylvanie pendant la guerre de Sécession[2]. Son grand-père paternel Andrew Gregg a servi à la chambre des représentants des États-Unis et au sénat de 1791 à 1813.

Après avoir suivi des études à l'université à Lewisburg (actuellement l'université de Bucknell), il entre à l'académie militaire de West Point et est diplômé en 1855, huitième d'une promotion de 34 cadets[1],[note 1]. Au cours de sa scolarité, il acquiert la réputation d'être l'un des meilleurs cavaliers de l'académie[2].

Il est breveté second lieutenant le dans le 2nd U.S. Dragoons[3]. Il est promu second lieutenant le suivant dans le 1st U.S. Dragoons[3]. Il sert brièvement au Jefferson Barracks en 1855 et 1856, il est envoyé au Nouveau-Mexique à fort Union puis en Californie[4],[5]. En 1856-57, il est au fort Tejon en Californie et en 1857-58 au fort Vancouver dans le territoire de Washington[5]. Il est fort Walla Walla en 1858 et participe à l'expédition de Spokane[5].

Il participe à plusieurs engagements contre les Amérindiens lors de son service sur la frontière[4]. Le , il participe à un combat désespéré à To-hots-nimme[5]. Lors de la guerre Yakima, le il participe à la bataille de Four Lakes (en) où il commande la compagnie H du 1st Dragoons. Au cours de cet engagement, il tue au moins un des quelque dix Indiens tués au combat[6]. Le , il participe à la bataille de Spokane Plains (en) et trois jours plus tard à l'escarmouche de Spokane River[5]. Il revient au fort Walla Walla puis est affecté au fort Dalles (en) en 1859-60 où il participe à des missions de reconnaissance contre les indiens Snakes. Le , il participe à une escarmouche près de Harney Lake. En 1860-61, il est affecté dans la réserve de Warm Spring puis revient au fort Tejon[5].

Peu avant le déclenchement de la guerre de Sécession, il est promu premier lieutenant le [3].

Guerre de Sécession

David McM. Gregg agit en tant qu'adjudant du au [3]. À l'issue de cette période, il est promu capitaine du 3rd U.S. Cavalry le [3]. Le , il est transféré dans le 6th U.S. Cavalry[3]. Du à janvier 1862, Gregg est en congé maladie[5].

Il est promu colonel du 8th Pennsylvania Cavalry de l'armée de l'Union le [3]. Il mène son régiment au cours de la campagne de la Péninsule et participe à la bataille de Fair Oaks à Seven Pines et à la bataille des Sept Jours[4]. Gregg est promu brigadier général des volontaires le [3].

David McM. Gregg prend le commandement de la troisième division du corps de cavalerie de l'armée du Potomac à partir de la campagne de Chancellorsville[7],[8]. Il participe alors au raid contre Richmond sous les ordres du général Stoneman[4]. Sa division participe aux batailles de Brandy Station, d'Aldie, de Middleburg, d'Upperville[8].

Il participe à la bataille de Gettysburg puis à la poursuite de l'armée de Lee[4]. Bien que le général Alfred Pleasonton commande le corps de cavalerie et est responsable de la performance globale des troupes montées, Gregg est généralement crédité de la victoire sur les cavaliers de Stuart[9]. À ce moment, Gregg est un commandant de division récent et est relativement inexpérimenté à la tête d'un commandement indépendant, situation dans laquelle il se retrouve face à Stuart le à l'est de Cemetery Ridge[9]. La division de Gregg est placée pour garder le flanc droit de l'Union aux alentours de Culp's Hill. La ligne de Gregg est reliée à l'infanterie sur Wolf's Hill et s'étend sur la droite pour couvrir les routes de Hanover et de Low Dutch. Les troupes de Gregg observent celle de Stuart qui tentent de contourner les positions de l'Union pour les prendre à revers afin de faire une diversion pendant que la charge de Pickett est lancée. Les troupes de Gregg bloque la progression de Stuart. Après plusieurs tentatives des confédérés pour percer, Gregg lance une contre-attaque avec le 1st Michigan Cavalry menée par Custer. Vers 17 heures, les confédérés se retirent[9].

Après le raid de la cavalerie de l'Union du major général Philip Sheridan de l'armée du Potomac contre le chemin de fer du centre de la Virginie et la bataille de Trevilian Station, les wagons d'approvisionnement du dépôt récemment abandonné à White House et se dirige vers la rivière James. Le , la cavalerie confédérée, en supériorité numérique de cinq brigades contre deux, sous les ordres du major général Wade Hampton attaque la colonne de la division du brigadier général David McM. Gregg à St. Mary's Church. Gregg réussit à couvrir le train de wagons, qui continue à se déplacer sans encombre jusqu'à la James.

J"étais plus ou moins en admiration ... [mais] personne n'aurait pu être sous les ordres d'un commandant plus attentionné et plus fin

Écrit d'un officier de Gregg[10].

David McM. Gregg est breveté major général des volontaires le pour conduite hautement méritoire et distinguée tout au long de la campagne et particulièrement lors de la reconnaissance de la route de Charles City[3].

Gregg est modeste, capable et apprécié de ses hommes[11]. Il garde son calme en toute occasion qui surprend tous ceux autour de lui[10]. Un de ses anciens officiers le décrit comme suit :

« la modestie l'a écarté de la notoriété que beaucoup d'autres ont acquise au travers des journaux ; mais dans l'armée le témoignage de tous les officiers qui le connaissaient était le même. Brave, prudent, incisif lorsque l'occasion nécessitait la vitesse, et ferme comme un roc, il était considéré comme un commandant régimentaire puis comme un major général , comme un homme dont les troupes qui étaient dans ses mains étaient en sécurité[12]. »

Après la guerre

David McMurtrie Gregg démissionne de l'armée des États-Unis et des volontaires des États-Unis le de façon inattendue[3],[9]. Il part s'installer à Milford dans le Delaware où il devient fermier[9]. En 1874, le président Grant le nomme consul à Prague en Autriche-Hongrie mais revient rapidement aux États-Unis[9].

Gregg s'installe définitivement à Reading en 1874[13]. Il est auditeur général de Pennsylvanie entre 1892 à 1894[13]. En 1907, il publie The Second Cavalry Division of the Army of the Potomac in the Gettysburg Campaign[9].

Lorsque David McMurtrie Gregg meurt le à Reading, il était le dernier général survivant ayant participé à la bataille de Gettysburg[14]. Il est enterré dans le cimetière Charles Evans[9].

Mémoire

Une statue équestre de Gregg, sculptée par Augustus Lukeman, est installée le à l'intersection de Centre Avenue et Oley Street à Reading[13].

Notes et références

Notes

  1. Il est de la même promotion que les futurs généraux William Woods Averell, Cyrus Ballou Comstock, William Babcock Hazen, Alfred Thomas Archimedes Torbert, John Wesley Turner, Alexander Stewart Webb, Godfrey Weitzel et Francis Redding Tillou Nicholls, Francis Shoup. Les sept premiers dans les rangs de l'Union et le deux derniers dans ceux de l'Union

Références

  1. Tucker et al.
  2. Ryan, Thomas J.
  3. Francis B. Heitman
  4. Barnard et Guyot
  5. Rodenbough, Theophilus F.
  6. Lawrence Kip
  7. Weeks, Michael
  8. Pfanz, Harry W.
  9. Broadwater, Robert P.
  10. Longacre, Edward G., 1993
  11. Coddington, Edwin B.
  12. Wittenberg, Eric J.
  13. Adams, Charles J.
  14. MacDougall, Donald

Bibliographie

 : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Charles J. Adams, Reading in vintage postcards, Arcadia, (ISBN 978-0-7385-0479-7, OCLC 50082446, lire en ligne). 
  • (en) Frederick Augustus Porter Barnard et Arnold Guyot, Johnson's New Universal Cyclopædia : a Scientific and Popular Treasury of Useful Knowledge, Volume 2, A. J. Johnson, . 
  • (en) Robert P. Broadwater, Gettysburg as the generals remembered it : postwar perspectives of ten commanders, McFarland, (ISBN 9780786459902, OCLC 648760683, lire en ligne). 
  • (en) Edwin B. Coddington, The Gettysburg campaign : a study in command, Simon & Schuster, 1997, ©1979, 866 p. (ISBN 978-0-684-84569-2, OCLC 37565392, lire en ligne). 
  • John H. Eicher, et David J. Eicher, Civil War High Commands, Stanford University Press, 2001, (ISBN 0-8047-3641-3)
  • (en) Francis B. Heitman, Historical Register and Dictionary of the United States Army, from it's Organization, September 29, 1789, to March 2, 1903, Washington, Government Printed Office, (lire en ligne). 
  • (en) Lawrence Kip, Army Life on the Pacific : A Journal of the Expedition Against the Northern Indians, the Tribes of the Coeur D'Alenes, Spokans, and Pelouzes, in the Summer of 1858, Redfield, , 144 p. 
  • (en) Edward G. Longacre, The Cavalry at Gettysburg : a tactical study of mounted operations during the Civil War's pivotal campaign, 9 June-14 July 1863, University of Nebraska Press, , 338 p. (ISBN 978-0-8032-7941-4, OCLC 26851409, lire en ligne). 
  • (en) Donald MacDougall, Scots and Scots' descendants in America, Genealogical Publishing Co, , 392 p. (ISBN 978-0-8063-5073-8, OCLC 191684353, lire en ligne). 
  • (en) Harry W. Pfanz, Gettysburg--Culp's Hill and Cemetery Hill, University of North Carolina Press, , 528 p. (ISBN 978-0-8078-6974-1, OCLC 742361644, lire en ligne). 
  • (en) Theophilus F. Rodenbough, From Everglade to Canyon with the Second United States Cavalry : an authentic account of service in Florida, Mexico, Virginia, and the Indian country : including the personal recollections of prominent officers : with an appendix containing orders, reports and correspondence, military records ... 1836-1875, University of Oklahoma Press, , 561 p. (ISBN 978-0-8061-3228-0, OCLC 44960313, lire en ligne). 
  • (en) Thomas J. Ryan, Spies, scouts, and secrets in the Gettysburg campaign : how the critical role of intelligence impacted the outcome of Lee's invasion of the north, June-July, 1863, , 432 p. (ISBN 978-1-61121-179-5, OCLC 911032892, lire en ligne). 
  • (en) Spencer Tucker, James R. Arnold, Roberta Wiener et Paul G. Pierpaoli Jr., American Civil War : the definitive encyclopedia and document collection (ISBN 978-1-85109-682-4, OCLC 827082865, lire en ligne). 
  • (en) Michael. Weeks, Civil War road trip. Volume II, A guide to Virginia & Maryland 1863-1865 [Bristoe Station to Appomattox], , 504 p. (ISBN 978-1-58157-801-0, OCLC 918296553, lire en ligne). 
  • (en) Eric J. Wittenberg, The Union Cavalry Comes of Age : Hartwood Church to Brandy Station, 1863, Arcadia Publishing, , 480 p. (ISBN 978-1-4396-6007-2, lire en ligne). 

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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