Coigneux

Coigneux (Cognu en Picard) est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France et au bord de l'Authie.

Coigneux

La mairie.
Administration
Pays France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Coquelicot
Maire
Mandat
Alain Laignel
2020-2026
Code postal 80560
Code commune 80201
Démographie
Population
municipale
49 hab. (2018 )
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 07′ 50″ nord, 2° 33′ 09″ est
Altitude Min. 100 m
Max. 150 m
Superficie 2,88 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Albert
Législatives 5e circonscription de la Somme
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Coigneux
Géolocalisation sur la carte : Somme
Coigneux
Géolocalisation sur la carte : France
Coigneux
Géolocalisation sur la carte : France
Coigneux

    Géographie

    Nature du sol et du sous-sol

    Le sol de la commune est de nature calcaire, argileuse et caillouteuse. Le sol de la vallée est fait d'alluvions sur fond de cailloux[1].

    Relief, paysage, végétation

    Le relief de la commune est celui de la naissance d'une vallée et de massif crayeux des collines de l'Artois[1].

    Hydrographie

    L' Authie, fleuve côtier, prend sa source à Coigneux, au lieu-dit la Fontaine du Rossignol, du nom de la colline qui la surplombe. L'eau sort notamment à travers un muret aménagé où trois rigoles alimentent un petit cours d'eau qui prend le nom d'Authie et se jette dans la Manche après un périple de 103 km.

    Ce réseau de sources primaires est le plus souvent tari à cause, notamment, d’un prélèvement d’eau excessif dans la nappe phréatique, mai a été en eau en 2020[2]. Des aménagements ont été effectués il y a 10 ans. Les promeneurs peuvent profiter d’un circuit pédestre de 9 kilomètres, au départ de l’église de Coigneux[2]. Plus loin, le fleuve est alimenté en aval à Couin par d'autres sources secondaires.

    Climat

    Le climat de la commune est tempéré océanique.

    Urbanisme et aménagement du territoire

    La commune présente un habitat groupé.

    Activité économique et de services

    L'activité dominante de la commune reste l'agriculture.

    Voies de communication et transports

    La commune est traversée par plusieurs routes secondaires qui la relient aux communes voisines.

    Communes limitrophes

    Urbanisme

    Typologie

    Coigneux est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

    Occupation des sols

    Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (64,4 %), prairies (26,3 %), forêts (6,1 %), zones agricoles hétérogènes (3,2 %)[8].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

    Toponymie

    Deux hypothèses sont fournies pour l'origine du nom du village :

    - Given, mot celtique signifiant blanc, allusion aux côtes marneuses et leurs crêtes blanches ;

    - Cavinum, cavum, en référence à la vallée profonde creusée par l'Authie[1].

    Ainsi, on a pu relever : Coignuel (1223), Coegnel (1227), Congnuel (1301), Cagnœulle (1579), Caignœulle (1649), Coigneux (1710)[1].

    Histoire

    Préhistoire

    On a trouvé des haches et des pointes de flèches en silex sur le territoire communal[1].

    Antiquité

    Autrefois au cœur du pays des Atrébates, des fragments de tuiles romaines ont été mis au jour dans la commune[1].

    Moyen Âge

    En mai 1223, l'évêque Geoffroy mentionne Gilles de Coignuel comme vavasseur.

    À l'époque féodale, un château existe à la ferme du Rossignol. Ses souterrains sont encore visibles en 1899[1].

    Époque moderne

    Bois-Bataille, Montagne des Meurtris, Bois Brûlé sont des lieudits qui attestent des combats qu'eut à subir la localité au cours des affrontements liés à la proximité de l'Artois, occupé par les Espagnols[1].

    Époque contemporaine

    Par arrêté préfectoral du , la commune est détachée le de l'arrondissement d'Amiens pour intégrer l'arrondissement de Péronne[10].

    Politique et administration

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    mars 2001 2008 Jacques Ponce    
    mars 2008[11] mai 2020[12] Maurice Deruit   Retraité agricole
    mai 2020[13] En cours
    (au 24 mai 2020)
    Alain Laignel   Chef de service retraité dans un établissement psycho-pédagogique

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15].

    En 2018, la commune comptait 49 habitants[Note 2], en diminution de 3,92 % par rapport à 2013 (Somme : −0,18 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    235153198197203226193185208
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    165181190172172177179173186
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    19314113812912911711110294
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
    918671645650474746
    2013 2018 - - - - - - -
    5149-------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Enseignement

    La commune adhère au S.I.S.C.O. (syndicat intercommunal scolaire) des Sources de l'Authie qui regroupe les communes d'Authie, Bus-lès-Artois, Coigneux, Louvencourt, Saint-Léger-lès-Authie, Thièvres, Vauchelles-lès-Authie[18].

    Économie

    L'activité locale repose essentiellement sur l'agriculture.

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Église Saint-Géry, reconstruite en briques entre 1928 et 1931 sur l'emplacement de l'ancienne. L'édifice précédent en craie, a été rebâti en 1774, sous la forme d'un vaisseau unique avec un clocher en charpente et une abside à trois pans. Il possédait notamment une plaque commémorative du baron Jean-Baptiste Alexandre Cavrois.

    En juillet 1916, l'explosion d'un dépôt de munitions disposé tout proche souffle l'église ainsi que l'école-mairie. Les trois édifices sont rebâtis après guerre selon le même agencement. Le plan adopté par l'architecte Soussé est rectangulaire avec un mur-chevet plat portant trois baies cintrées, et un clocher campenard en façade, remplacé ensuite par une flèche en charpente couverte d'ardoises. La restauration est achevée définitivement en 1956 par la pose de vitraux financés par de fidèles donateurs du village.

    Vieux tilleul : À la limite des communes de Coigneux et Couin, au centre d'une intersection, se trouve un tilleul remarquable. Selon la tradition orale, il aurait été planté vers 1660 par Henri de La Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne et maréchal de France. Par la suite, une statuette représentant Notre-Dame de Consolation fut placée dans une niche naturelle de l’arbre. La coutume locale voulait que la population s’y rende en procession. Les cortèges funèbres se dirigeant vers le cimetière s’y arrêtaient sous les chants des membres du clergé.

    La source de l'Authie, au lieudit de la Fontaine du Rossignol, du nom de la colline voisine. Un circuit pédestre de km passe à proximité et près de l'église[19].

    Personnalités liées à la commune

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

    Références

    1. « Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur, M. Godard », sur Archives départementales de la Somme, .
    2. « À Coigneux, la source de l’Authie donne de nouveau à plein régime », Le Courrier picard, (lire en ligne, consulté le ).
    3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
    7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
    10. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de la Somme - Recueil n°200 des actes administratifs du 27 décembre 2016 des Hauts-de-France », sur http://www.prefectures-regions.gouv.fr/hauts-de-france/, (consulté le ).
    11. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le ).
    12. « Maurice Deruit laisse son écharpe de maire de Coigneux », Le Courrier picard, (lire en ligne, consulté le ) « Après avoir été maire de Coigneux pendant 15 ans, Maurice Deruit, retraité agricole de 72 ans, ne sera pas candidat à sa réélection en mars ».
    13. Emmanuelle Bobineau, « Alain Laignel est le nouveau maire de Coigneux », Le Courrier picard, (lire en ligne, consulté le ) « L’ancien maire Maurice Deruit, qui était candidat mais pas pour le poste de maire, sera son premier adjoint ».
    14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
    18. « Comersis, liste des EPCI au 1er janvier 2019 » (consulté le ).
    19. « Le moment est idéal pour découvrir la source de l'Authie », Courrier picard, .
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