Christian de La Malène

Christian Lunet de La Malène, né le à Nîmes (Gard) et mort le , est un homme politique français, figure de la droite parisienne.

Christian de La Malène
Fonctions
Sénateur de Paris

(27 ans et 5 jours)
Groupe politique RPR-UMP
Ministre de la Recherche scientifique et des Questions atomiques et spatiales

(1 mois et 9 jours)
Gouvernement Pompidou IV
Prédécesseur Alain Peyrefitte
Successeur Robert Galley
Député de la 16e circonscription de Paris

(14 ans, 10 mois et 11 jours)
Législature 2e, 3e, 4e et 5e (Ve République)
Groupe politique UNR-UDT-UDR-UC
Prédécesseur Lucien Carbon
Successeur Edwige Avice
Secrétaire d'État à l'Information

(7 mois et 21 jours)
Gouvernement Debré
Prédécesseur Louis Terrenoire
Successeur Alain Peyrefitte
Député de la 16e circonscription de Paris

(2 ans, 9 mois et 15 jours)
Législature 1re (Ve République)
Groupe politique UNR
Prédécesseur circonscription créée
Successeur Lucien Carbon
Député européen

(36 ans)
Premier adjoint au maire de Paris

(5 ans, 11 mois et 21 jours)
Élection 20 mars 1977
Prédécesseur Création du poste
Successeur Jean Tiberi
Biographie
Nom de naissance Christian Lunet de La Malène
Date de naissance
Lieu de naissance Nîmes (Gard, France)
Date de décès
Parti politique RPR
Profession Sociologue

Biographie

Fils de général, Christian de La Malène a été élève au lycée de Grenoble et au lycée Saint-Louis. Après s'être engagé dans l'armée à 18 ans, il obtient un doctorat à la faculté de droit de Paris et devient sociologue.

Secrétaire administratif du groupe RPF du Sénat en 1948, il rencontre Michel Debré et partage son combat contre la CED et la CEE. Il lutte contre la Quatrième République.

Fonctions électives

Il est élu député UNR puis UDR puis RPR du 14e arrondissement de Paris en 1958, réélu en 1967, 1968 et 1973. Il siège à l'Assemblée nationale jusqu'en 1977. Son mandat de parlementaire est alors interrompu par deux fois, lors de ses nominations au gouvernement, en 1961 comme secrétaire d'État à l'Information, et en 1968 comme ministre de la Recherche scientifique et des questions atomiques et spatiales.

En juin 1959, alors que des livres et des journaux font état de tortures pratiquées par l'armée française pendant la guerre d'Algérie, le député Christian de La Malène dépose, avec certains de ses collègues du groupe gaulliste UNR, un projet de loi punissant de travaux forcés « tous actes sciemment accomplis » (non plus seulement, comme dans l'ancien article 76, les entreprises concertées) « de nature à porter atteinte au moral, à l'unité, à la discipline, à la hiérarchie de l'armée, à faire douter de la légitimité de la cause qu'elle sert d'ordre du gouvernement », en particulier par voie de presse[1].

En décembre 1959, il demande au ministre des Armées[2] :

« Quelles sont les mesures qu'il a prises contre les responsables de la campagne, soigneusement orchestrée par la presse antinationale du 3 décembre 1959, mettant en cause l'honneur de l'armée française à l'occasion de la soi-disant « affaire Audin ». D'une manière plus générale combien de temps il continuera de tolérer que l'armée française, dont il devrait être le défenseur, soit ainsi quotidiennement et ignoblement insultée par des dévoyés, des traîtres en toute impunité à leur pays, alors que cette armée accomplit en Algérie, au prix du sang de nombre des siens, une œuvre de pacification dont la générosité est à la hauteur de ses plus hautes traditions. »

Christian de La Malène acquiert en 1966 le domaine de Baylet, d'une superficie d'environ 270 hectares, dont la majeure partie sera incluse dans le périmètre prévu pour l'extension du camp militaire du Larzac. Les paysans qui refusent l'extension sous-entendent là une volonté de spéculation. Publiquement, en 1973, ils labourent et ensemencent les terres. Cette action collective « doit être interprétée comme la volonté de mettre en valeur une terre laissée inculte », déclare le Comité des paysans[3],[4].

Il est annoncé comme candidat à la mairie de Paris en 1977 contre le giscardien Michel d'Ornano, avant que Jacques Chirac ne s'impose. Il devient ensuite premier adjoint au maire, chargé des finances.

Lors de l'élection législative de mars 1978, il est réélu au second tour devant Edwige Avice, avec seulement 59 voix d'avance. Mais son adversaire conteste la validité du résultat et le Conseil constitutionnel invalide l'élection le 24 juillet suivant. Lors de l'élection partielle de septembre-octobre 1978, la socialiste remporte le siège avec 54 % des suffrages exprimés.

Christian de La Malène est élu, quelques mois auparavant, le 25 septembre 1977, sénateur RPR puis UMP de Paris. Il siège jusqu'en septembre 2004, mais ne se représente pas pour un quatrième mandat.

Il est aussi membre du Parlement européen de 1959 à 1994 et préside le groupe gaulliste de cette Assemblée. Il appartient également à l'Assemblée parlementaire de l'OSCE.

Conseiller municipal à Paris de 1965 à 1977, il est rapporteur général du budget de la capitale. Il s'est beaucoup occupé de l'aménagement des Halles.

Détail des fonctions ministérielles

Engagements

Il fut membre du comité d'honneur du Mouvement initiative et liberté.

En 1981, il soutint la candidature de Michel Debré à l'élection présidentielle.

Il s'est opposé au traité de Maastricht et à l'euro. Il avait émis des réserves sur l'intervention de l'OTAN en Serbie en 1999[5].

Honneurs

Notes et références

  1. « Travaux forcés pour les journalistes qui portent atteinte au moral de l'armée demandent plusieurs députés U.N.R. », Le Monde, .
  2. « Une question orale au sujet de l'affaire Audin », Le Monde,
  3. Yvon Meynadier, « Pour faire pièce aux projets de l'armée, Labours sauvages sur le Larzac », Le Monde,
  4. Yves Hardy et Emmanuel Gabey, Dossier L comme... Larzac, Paris, Éditions Alain Moreau, coll. « Confrontation », 3e trimestre 1974, 416 p., p. 279 à 286
  5. Le Figaro, 2 octobre 2007

Voir aussi

Bibliographie

  • Une espérance inassouvie : 30 ans d'Europe, Christian de La Malène, 1989

Liens externes

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