Bataille de Lépante

La bataille de Lépante est une bataille navale qui s'est déroulée le dans le golfe de Patras, sur la côte occidentale de la Grèce, à proximité de Naupacte — appelée alors Lépante —, dans le contexte de la quatrième guerre vénéto-ottomane. La puissante marine ottomane y affronta une flotte chrétienne comprenant des escadres vénitiennes et espagnoles renforcées de galères génoises, pontificales, maltaises et savoyardes, le tout réuni sous le nom de Sainte-Ligue à l'initiative du pape Pie V. La bataille se conclut par une défaite pour les Ottomans qui y perdirent la plus grande partie de leurs vaisseaux (200 bateaux) et plus de 20 000 hommes. L'événement eut un retentissement considérable en Europe car, plus encore que la défaite des janissaires lors du Grand Siège de Malte de 1565, il sonna comme un coup d'arrêt porté à l'expansionnisme ottoman. C’est d’ailleurs en souvenir de cette victoire que fut instituée la fête de Notre-Dame de la Victoire, puis fête du Saint-Rosaire à partir de 1573[4].

Pour les articles homonymes, voir Lépante (homonymie).

Bataille de Lépante
Bataille de Lépante, vue par Paul Véronèse
Informations générales
Date
Lieu Golfe de Patras, Grèce
Issue Victoire de la Sainte Ligue
Belligérants
Sainte Ligue : Empire ottoman
Commandants
Juan d'Autriche

Marcantonio Colonna

Sebastiano Venier, Agostino Barbarigo

Pietro Giustiniani (it)

Mathurin Romegas

Gianandrea Doria

André Provana de Leyni

Réserve :

Álvaro de Bazán
Ali Pacha

Uludj Ali

Mohammed Sirocco

Réserve :

Murad Dragut
Forces en présence
212 navires[1]
  • 206 galères
  • 6 galéasses

28 500 soldats[2]

? marins
1 815 canons[3]
251 navires
  • 206 galères
  • 45 galiotes

34 000 soldats

13 000 marins
750 canons[3]
Pertes
7 500 morts
47 navires perdus
20 000 morts, blessés ou capturés
137 navires capturés
50 navires coulés
12 000 Chrétiens libérés

[Quatrième guerre vénéto-ottomane]

Coordonnées 38° 12′ nord, 21° 18′ est
Géolocalisation sur la carte : Grèce

Certains historiens estiment qu'il s'agit de la bataille navale la plus importante par ses conséquences depuis celle d'Actium (31 av. J.-C., sur la côte occidentale de la Grèce), qui marqua la fin des guerres civiles romaines[5].

Contexte

Le déclencheur est la prise de Chypre par les Ottomans en 1570 : la prise de cette possession de la République de Venise, au terme d'une conquête brutale (plus de 20 000 habitants de Nicosie sont mis à mort)[6], entraîne rapidement une réaction européenne. Sous le nom de « Sainte-Ligue », le pape Pie V mobilise et réussit à constituer une alliance entre l'Espagne, Venise, les États pontificaux, la république de Gênes, le duché de Savoie, l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem et quelques autres puissances[7].

L'ensemble s'inscrit dans le contexte plus général d'une lutte généralisée d'influence pour le contrôle de la Méditerranée. La bataille dérive des tensions géopolitiques et religieuses croissantes de l'époque, consécutives à la montée de l'expansionnisme musulman ottoman en Méditerranée. Celui-ci menace à nouveau des puissances chrétiennes, en particulier les intérêts espagnols, puissance dominante dans la région à l'époque. Depuis le début du XVIe siècle, les Turcs pratiquent des razzias en Méditerranée occidentale. Débarquant sur les côtes italiennes ou espagnoles, ils pillent les villes du littoral et arrachent les populations à leur village pour les emmener comme esclaves au service du sultan de l'Empire ottoman[7].

Description de la bataille

Composition des flottes et ordre de bataille

Voir le détail des forces et flottes dans Ordre de bataille des flottes à la bataille de Lépante.

La Sainte-Ligue a mobilisé au total 202 galères et galéasses[8] et pour la flotte ottomane, un total de 210 galères et 63 fustes et galiotes[9].

Plan de la bataille (formation des flottes juste avant le contact)[N 1]

Déroulement

Georgio Vasari "La Bataille de Lépante" Salle royale du Vatican. L'intérêt de cette fresque est de montrer l'importance des six galéasses, armées de 50 canons chacune, qui sont de véritables forteresses.

À Messine, au cours de l', les navires arrivent les uns après les autres. Au total, il y aura 202 bâtiments, dont six galéasses, et 30 000 hommes de combat de diverses origines, espagnole, génoise, vénitienne, et de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Placée sous le commandement de don Juan d'Autriche, le demi-frère de Philippe II, la flotte quitte Messine le et se dirige vers Corfou. Là, des navires éclaireurs localisent la flotte turque. Elle est rassemblée dans le golfe de Lépante (aujourd'hui Naupacte), à l'entrée du golfe de Corinthe (golfe de Patras). 230 navires turcs la composent[10].

Au matin du , au soleil levant, la flotte chrétienne se positionne à l'entrée du golfe.

Premier succès pour don Juan d'Autriche : il a réussi à enfermer les navires ennemis dans un petit golfe. Aucune sortie n'est possible sans affrontement. Le combat qui est un combat naval en liminaire devient un combat d'infanterie sur les ponts des bateaux lors des abordages successifs. Les galéasses, puissamment armées, s'enfoncent dans les lignes de défense turques, et provoquent leur désordre et leur désorganisation. L'infanterie espagnole, bien équipée et munie d'équipes d'arquebusiers, part à l'abordage des navires ennemis avec à sa tête les tercios, où elle montre sa force et sa supériorité. Les fines galères, commandées par Giovanni Andrea Doria[10] contribuent par la précision de leurs attaques, à prendre l'avantage sur les défenseurs turcs. Les boulets ouvrent des brèches dans les navires turcs, le feu se répand de bateau en bateau, et la panique s'empare des Turcs. Au centre du golfe, les énormes vaisseaux vénitiens, détruisant les galères ennemies aux alentours, empêchent la contre-offensive des réserves ottomanes. Seul le bey d'Alger, Uludj Ali, parvient, avec trente galères, à s'échapper.

Pendant le cours de la bataille, le navire du commandant ottoman est envahi par les hommes de la galère de Juan d'Autriche[N 2] ainsi que par celle de l’amiral savoyard André Provana de Leyni.

L’amiral turc est décapité et sa tête est placée au bout du mât du navire principal espagnol. Au soir, les Chrétiens ont gagné.

Bilan

Les Vainqueurs de Lepante, Juan d'Autriche, Marcantonio Colonna et Sebastiano Venier (peinture à l'huile, c. 1575, Musée d'Art Historique, Vienne)

La démesure de l’affrontement en fait un événement majeur : on dénombre au moins 7 000 morts et 20 000 blessés chez les Chrétiens, plus de 20 000 morts ou blessés et 3 500 prisonniers chez les Turcs (sans compter ceux qui sont massacrés à terre par les Grecs révoltés), 12 000 forçats chrétiens libérés de leurs fers[11].

Les Ottomans subissent une lourde défaite : 117 galères et 13 galiotes sont capturées, et 62 galères coulées, alors que les Chrétiens ne perdent qu'une douzaine de galères[12] ; 450 canons et 39 étendards sont pris aux Ottomans.

Les navires ottomans rescapés sont ramenés à Constantinople par Uluç Ali Paşa, seul amiral ottoman à s'être distingué et à avoir sauvé l'essentiel de son escadre, et qui est nommé Capitan pacha (grand amiral de la flotte ottomane) le [13].

Néanmoins, l'Empire ottoman surmontera sa défaite. Au cours de l', un an après Lépante, une armée de 250 galères et 8 galéasses turques, commandée par Uludj Ali se livre à une démonstration de force en Méditerranée orientale. Venise, une fois de plus, se résigne à traiter avec le sultan de Constantinople, auquel elle verse un tribut de 300 000 ducats. Chypre demeura aux mains des Ottomans[14].

Conséquences

La défaite eut une importance considérable pour les Ottomans, qui n'avaient pas perdu de bataille navale importante depuis le quinzième siècle. Elle fut pleurée par eux comme un acte de la Volonté divine, des chroniques contemporaines rappelant que « la Flotte Impériale avait affronté la flotte des Infidèles impurs, et la volonté de Dieu tourna en sa défaveur »[15].

Le spécialiste français de l'histoire ottomane, Gilles Veinstein, mentionne une lettre de la Sainte-Ligue publiée à Paris en 1572 selon laquelle « le désastre de Lépante aurait semé la panique à Istanbul. Sélim II aurait fait passer son trésor à Bursa, de même que les femmes et les jeunes enfants mâles du sérail. Lui-même et ses janissaires se seraient réfugiés à Edirne, tandis que les défenses d'Istanbul étaient renforcées. La population musulmane aurait également fui la capitale ne la laissant peuplée que de Grecs et de Chrétiens francs »[16].

Cependant, la Sainte-Ligue ne réussit pas à tirer profit de sa victoire, et alors que la défaite ottomane a souvent été citée comme le tournant historique du début de la fin de l'expansion de l'Empire ottoman, ce ne fut en aucun cas la conséquence immédiate ; même si cette victoire des Chrétiens à Lépante confirma une division de facto de la Méditerranée, avec une moitié à l'est sous la domination ottomane et l'autre moitié à l'ouest sous le contrôle de la dynastie des Habsbourg et de ses alliés italiens, arrêtant l'établissement des Ottomans sur les côtes italiennes, la Sainte-Ligue ne regagna aucun des territoires conquis et perdus avant Lépante.

Les Ottomans furent rapides à reconstruire leur marine, bien qu'inférieure à la précédente en qualité des navires et des équipages ; la perte de la plupart des équipages de rameurs fut particulièrement critique. Dans le courant 1572, à peu près six mois après la défaite, plus de 150 galères, 8 galéasses, et au total 250 navires furent reconstruits, comprenant huit parmi les plus grands navires jamais vus dans la Méditerranée[14]. Avec cette nouvelle flotte, l'Empire ottoman était capable de réaffirmer sa suprématie sur la Méditerranée orientale[17]. Le grand vizir Mehmet Sokkolü, premier ministre du sultan Sélim II, se vanta devant l'émissaire vénitien Marcantonio Barbaro que le triomphe des chrétiens à Lépante n'avait causé aucun dommage resté visible à l'Empire ottoman, alors que la capture de l'île de Chypre par les Ottomans au cours de la même année était un dommage formidable et durable, disant notamment ceci :

« Vous venez pour voir comment nous supportons notre malchance. Mais vous devriez connaître la différence entre notre perte et la vôtre. En nous emparant de Chypre, nous vous avons coupé un bras ; en détruisant notre flotte à Lépante, vous nous avez rasé la barbe. Un bras coupé ne peut pas repousser une nouvelle fois, mais une barbe rasée repousse avec plus de force à nouveau[18]. »

Jacopo Ligozzi, Le retour des Chevaliers de l'Ordre de Saint Stéphane de la Bataille de Lépante 1610, Église Saint Stéphane, Pise

En 1572, la flotte chrétienne alliée reprit de nouvelles opérations et fit face à une nouvelle marine ottomane de 200 vaisseaux sous le commandement de Uluç Ali Paşa. Ce dernier évita soigneusement d'affronter la flotte chrétienne alliée et se réfugia en sécurité sous les défenses de la forteresse de Modon. L'arrivée d'un renfort de 55 navires espagnols équilibra le nombre de bateaux engagés des deux côtés et ouvrit la possibilité d'une attaque décisive, mais un grand désaccord entre les amiraux de la flotte chrétienne et l'indécision de Don Juan firent disparaître cette opportunité[19].

Pie V décéda le . Des divergences dans les intérêts des membres de la Ligue commencèrent à se faire jour et l'alliance chrétienne se défit progressivement. En 1573, la flotte de la Sainte-Ligue ne put se rassembler et agir de manière coordonnée. À l'inverse, Don Juan attaqua Tunis et prit la ville, mais avec la seule conséquence qu'elle fut reprise par les Ottomans en 1574. Venise, craignant la perte de ses possessions en Dalmatie et une invasion possible du Frioul, désireuse de réduire ses pertes et de reprendre son commerce traditionnel avec l'Empire ottoman, amorça des négociations unilatérales avec la Sublime Porte[20].

Le grand historien Fernand Braudel a écrit, à propos de Lépante : « L'enchantement de la puissance ottomane est brisé, la course chrétienne active réapparaît, l'énorme armada turque se disloque. »[21]

La Sainte-Ligue se désintégra à la suite du traité de paix du conclu entre Venise et l'Empire ottoman et qui termina la guerre de Chypre. Venise accepta les termes de sa défaite, malgré la victoire de Lépante. Chypre fut formellement cédée à l'Empire ottoman, et Venise accepta de payer une indemnité de 300 000 ducats. Ajouté à cela, la frontière entre les deux puissances en Dalmatie fut modifiée à l'avantage des Ottomans, en tenant compte de l'occupation importante des Turcs sur le territoire dans les plaines les plus fertiles autour des cités vénitiennes, ce qui eut des conséquences sur l'économie de ces cités en Dalmatie[22]. La paix entre ces deux puissances dura jusqu'à la guerre de Candie de 1645[23].

Malgré ces revers diplomatiques, l’expansionnisme ottoman est en revanche irréversiblement marqué par la défaite de Lépante. Comme le souligne l'historien Bartolomé Bennassar : « Avant les coups d'arrêt de Malte et de Lépante (1565-1571), la poussée turque paraissait impossible à contenir. Or, après ce paroxysme de la guerre, la Méditerranée occidentale cesse d'être pour les Ottomans un objectif prioritaire[24] ». S'ils ont rapidement remplacé les navires, les Turcs n'ont jamais vraiment pu se remettre de la perte de 20 000 hommes, souvent hautement qualifiés  marins, rameurs, archers embarqués comme « artillerie légère ». Grâce à leur alliance avec la France, en lutte contre l'Espagne, les Ottomans réussissent à finaliser leur conquête du Maghreb avec la prise de Tunis en 1574, mais pour l'essentiel leur influence en Méditerranée occidentale prend fin avec Lépante[25].

Militairement, la bataille montre la redoutable efficacité des galéasses (grosses galères à voiles armées de canons fixés au navire)[26]. Même si des batailles antérieures plus limitées l’avaient déjà annoncé, même si la flotte chrétienne comportait un nombre important de galères (mais la flotte turque ne comprenait pas de galéasse), et même si l’emploi du canon a été moins décisif que la légende ne l’a voulu, on considère généralement la bataille de Lépante comme la fin des flottes de galères au profit des galions armés de canons[27].

Portée

La portée de la bataille de Lépante fait l'objet de débats historiographiques. Certains ont vu dans cette victoire de forces européennes coalisées avec la papauté l'émergence d'une certaine « conscience européenne », structurée ici autour de son identité religieuse[28][réf. incomplète].

Cette analyse est nuancée par Aymeric Chauprade, qui souligne que la France était absente de la Sainte Ligue et qu'elle était alliée aux Ottomans depuis l'alliance franco-ottomane de 1536. Aussi, la création de la Sainte Ligue répondait à un impératif Realpolitik de la part de la papauté, qui voyait son autorité glisser de ses mains, et des territoires chrétiens s'éloigner de sa zone d'influence du fait des guerres de religion. Il juge cette victoire comme « une alliance classique d'États qui craignent de ne pas faire le poids face à un ennemi plus fort que chacun d'entre eux »[29]. Certains auteurs ont aussi soutenu que l'Empire ottoman était considéré jusqu'à la bataille de Lépante comme une puissance européenne[30].

Dans les arts et la littérature

La Bataille de Lépante, artiste inconnu, XVIe siècle[31]

Les représentations artistiques réalisées dans les années qui suivirent la bataille de Lépante pour célébrer la victoire du christianisme furent nombreuses dans toute l'Europe.

Pour l'Italie, à Venise, l'épisode fut peint par Andrea Vicentino dans le palais des Doges, sur les murs de la Sala dello Scrutinio et remplaça la Victoire de Lépante de Le Tintoret, œuvre détruite par un incendie en 1577. Toujours à Venise, les Gallerie dell'Accademia abritent la peinture de Paul Véronèse, Allégorie de la bataille de Lépante. À la même époque, le maître italien Titien peint L'Espagne au secours de la religion qui célèbre la victoire de la chrétienté lors de cette bataille, et envoie sa composition au roi d'Espagne Philippe II[32].

En France, une mosaïque représentant la bataille de Lépante est visible dans la basilique Notre-Dame de Fourvière à Lyon[33]. Des peintures évoquant la bataille de Lépante sont visibles à l'église de l'ancien couvent des Trinitaires de Saint-Étienne-de-Tinée, village faisant partie du comté de Nice[34], comté appartenant alors au duché de Savoie. La flotte savoyarde durant la bataille comprenaient trois galères commandées par l’amiral André Provana de Leyni, Marc-Antoine Galléan et un représentant de la famille de Gubernatis, tous trois niçois[35]. La seule rue en France au nom de la bataille se trouve d'ailleurs à Nice.

En 2001, le peintre américain Cy Twombly s'inspira également de cette guerre pour produire une série d'œuvres intitulée Lepanto. Citons également le poème « Lepanto », un poème épique de G. K. Chesterton (1874-1936) qui fustige, dans deux vers célèbres, la France (alliée aux Turcs Ottomans à l'époque) et l'Angleterre, qui sont restées sourdes à l'appel du Pape Pie V , et ne participèrent pas à la bataille :

« Le pape a rejeté ses armes de désespoir et de deuil,
Il appelle autour de la Croix les rois chrétiens et leurs épées.
La froide reine d'Angleterre contemple son miroir
L'ombre des Valois bâille à la messe ; »

Cervantès

L’un des participants les plus connus de cette bataille est l’écrivain espagnol Miguel de Cervantes. Alors âgé de 24 ans, il s'était engagé en Italie dans l'infanterie des Tercios. Il prit part à la bataille de Lépante, embarqué sur La Marquesa (la Marquise). Il y perdit l’usage de sa main gauche, gagnant le surnom de « manchot de Lépante ». Après six mois de convalescence dans un hôpital de Messine, il reprit sa vie militaire en 1572, participant à d'autres expéditions navales : Navarin (1572), Corfou, Bizerte, et en 1573, il figurait dans le tercio de Figueroa lors de la bataille de Tunis, avant d'être capturé en mer à son retour en Espagne, par l'amiral algérois Mami Arnaute au large de Barcelone. De là, il fut emmené à Alger[36].

Notes et références

Notes

  1. after a figure from William Oliver Stevens and Allan F. Westcott, A History of Sea Power, 1920, p. 106.
  2. Une réplique grandeur nature de la galère de Juan d'Autriche est visible au musée maritime de Barcelone.

Références

  1. Konstam, Angus (2003). Lepanto 1571: The Greatest Naval Battle Of The Renaissance. United Kingdom: Osprey Publishing. pp. 20–23. (ISBN 1-84176-409-4). Retrieved August 29, 2012.
  2. (en) William Ledyard Rodgers, Naval Warfare Under Oars, 4th to 16th Centuries : A Study of Strategy, Tactics and Ship Design, United States, Naval Institute Press, , 358 p. (ISBN 978-0-87021-487-5, lire en ligne), p. 175
  3. Geoffrey Parker, The Military Revolution, pp. 87—88
  4. Dom Gaspard Lefebvre, Missel vespéral quotidien, , p. 1327.
  5. (en) Paul K. Davis, 100 decisive battles : from ancient times to the present : The World’s Major Battles and How They Shaped History, New York, Oxford University Press, , 462 p. (ISBN 978-0-19-514366-9, présentation en ligne)
  6. (en) Christopher Hitchens, Hostage to History : Cyprus from the Ottomans to Kissinger. Verso (1997)
  7. Laneyrie-Dragen 2000, p. 262.
  8. Edmond Jurien de la Gravière, La guerre de Chypre et la bataille de Lépante, 1re édition 1888, réédition 2011, Éditions Laville, collection Batailles essentielles : mémoire des peuples, p. 210-213
  9. Edmond Jurien de la Gravière, La guerre de Chypre et la bataille de Lépante, 1re édition 1888, réédition 2011, Éditions Laville, collection Batailles essentielles : mémoire des peuples, p. 214-218
  10. Laneyrie-Dragen 2000, p. 263.
  11. (en) T.C.F. Hopkins, Confrontation at Lepanto : Christendom Vs. Islam, TOR puis Forge Books (1634) pour la réédition, , 210 p. (ISBN 978-0-7653-0539-8 et 0-7653-0539-9, lire en ligne) (ASIN B01K3L2MC4)
  12. Panzac 2009, p. 15.
  13. Panzac 2009, p. 18-19.
  14. (en) John Julius Norwich, A history of Venice [« Une Histoire de Venise »], Vintage, et Penguin pour la réédition, coll. « VIKING NFIC PB », 1989, rééd. : 4 octobre 2012, 736 p. (ISBN 978-0-241-95304-4 et 0-241-95304-9, lire en ligne), p.490 (ASIN B01N8TXO7G)
  15. Wheatcroft 2004, p. 33.
  16. Gilles Veinstein, L'Europe et l'Islam, p. 221, citant une lettre publiée dans Clarence Dana Rouillard, The Turk in French History, Paris, Boivin, 1942, p. 72
  17. L. Kinross, The Ottoman Centuries: The Rise and Fall of the Turkish Empire, p. 272.
  18. Wheatcroft 2004, p. 34.
  19. John F. Guilmartin (2003) Galleons and Galleys: Gunpowder and the Changing Face of Warfare at Sea. 1300-1650, Cassell, p. 149-150.
  20. Finkel 2005, p. 161.
  21. Emmanuel Huyghues Despointes, Les Grandes Dates de l'Occident, Paris, Dualpha Editions, , 400 p., p. 90.
  22. (hr) Tomislav Raukar, « Venecija i ekonomski razvoj Dalmacije u XV i XVI stoljeću », Faculty of Philosophy, Zagreb (en), Zagreb, Croatia, vol. 10, no 1, , p. 221 (ISSN 0353-295X, lire en ligne, consulté le )
  23. Finkel 2005, p. 222.
  24. Bartolomé Bennassar, La Méditerranée du premier rang aux seconds rôles (16e-18e siècle), dans Jean Carpentier, François Lebrun, Histoire de la Méditerranée, Paris, éditions du seuil, 2001, pp. 220-221.
  25. (en) Andrew C. Hess, « The Battle of Lepanto and Its Place in Mediterranean History », Past and Present, no 57, novembre 1972.
  26. Voir Actes du colloque Autour de Lépante : guerre et géostratégie en Méditerranée au tournant des XVIe et XVIIe siècles, Centre d'Études d'Histoire de la Défense, Paris, 2001.
  27. Stevens, William Oliver, A History of Sea Power, New York, Doubleday, Doran & Co., 1942.
  28. Wheatcroft[réf. incomplète]
  29. Aymeric Chauprade, Géopolitique — Constantes et changements dans l'Histoire, Ellipses, 3e édition, 2008, p. 533.
  30. Kiymet Ant, L'adhésion de la Turquie à l'Union européenne: une conditionnalité hors du commun, Harmattan, (ISBN 978-2-296-11879-9, lire en ligne)
  31. National Maritime Museum BHC0261, based on a 1572 print by Martino Rota (en).
  32. « Religion assisted by Spain », museodelprado (consulté le )
  33. « Fourvière, la nef, les vitraux et mosaiques », sur www.visitelyon.fr (consulté le )
  34. « Les édifices religieux de Saint-Etienne-de-Tinée », sur saintetiennedetinee.fr (consulté le )
  35. Marguerite Isnard et Roger Isnard, Per Carriera : dictionnaire historique et anecdotique des rues de Nice, Nice, Serre, , 359 p. (ISBN 2-86410-388-5, lire en ligne)
  36. Herodote.net.

Annexes

Ouvrages généraux

  • (en) R. C. Anderson, Naval wars in the Levant, 1559-1853, Mansfield Centre, Conn, Martino Pub, (1re éd. 1952), 619 p. (ISBN 978-1-578-98538-8) ;
  • (en) Caroline Finkel, Osman's Dream : The Story of the Ottoman Empire, 1300-1923, Londres, John Murray, , 660 p. (ISBN 978-0-465-02396-7) ;
  • Nadeije Laneyrie-Dragen (dir.), Mémoire 2000 : deux mille ans d'histoire, Paris, Larousse, , 720 p. (ISBN 978-2-035-05077-9)
  • Daniel Panzac, La marine ottomane : de l'apogée à la chute de l'Empire, 1572-1923, Paris, CNRS, , 537 p. (ISBN 978-2-271-06799-9)
  • (en) Andrew Wheatcroft, Infidels : A History of the Conflict between Christendom and Islam, New York, Random House, (réimpr. 2007), 447 p. (ISBN 978-0-812-97239-9)

Ouvrages sur la bataille

  • Henri Pigaillem, La bataille de Lépante (1571), Paris, Economica, , 138 p. (ISBN 978-2-7178-4561-7)
  • Actes du colloque et géostratégie en Méditerranée au tournant des XVIe et XVIIe siècles, Centre d'Études d'Histoire de la Défense, Paris, 2001.
  • Alessandro Barbero (trad. de l'italien par Patricia Farazzi et Michel Valensi), La bataille des trois empires : Lépante, 1571, Paris, Flammarion, coll. « Au fil de l'histoire », , 684 p. (ISBN 978-2-081-22952-5).
  • Guy Le Moing, Les 600 plus grandes batailles navales de l'Histoire, Marines Editions,
  • (en) Hugh Bicheno, Crescent and cross : the battle of Lepanto 1571, London, Phoenix, coll. « Non-Fiction / History », , 333 p. (ISBN 978-1-842-12753-7)
  • Carlo Campana et Marie Viallon, Les célébrations de la victoire de Lépante , La fête au XVIe siècle, Le Puy-en-Velay, (lire en ligne).
  • Bertrand Galimard Flavigny (introduction) et Julio Guillén Tato (prologue) (trad. de l'espagnol par Jean Pagès, préf. Hervé Coutau-Bégarie), La bataille de Lépante [traduction de l'espagnol ancien d'un texte anonyme), Biarritz, Atlantica, , 267 p. (ISBN 978-2-758-80367-6)
  • (en) Jack Beeching, The galleys at Lepanto, London, Hutchinson, , 267 p. (ISBN 978-0-091-47920-6)
  • (en) Hugh Bicheno, Crescent and cross : the battle of Lepanto 1571, London, Phoenix, coll. « Non-Fiction / History », , 333 p. (ISBN 978-1-842-12753-7).
  • (en) Niccolò Capponi, Victory of the West : the great Christian-Muslim clash at the Battle of Lepanto, Da Capo Press, , 412 p. (ISBN 978-0-306-81544-7)
  • (en) Roger Crowley, Empires of the sea : the siege of Malta, the battle of Lepanto, and the contest for the center of the world, New York, Random House, , 334 p. (ISBN 978-0-812-97764-6 et 978-1-400-06624-7)
  • Annie Regond, "Peindre la bataille de Lépante sur les murs aux XVIe et XVIIe siècles", Catherine Cardinal et Laurence Riviale (Congres: Maison des sciences de l'homme [Clermont-Ferrand]. 2013/11/26 - 2013/11/28), Décors de peintres : invention et savoir-faire, XVIe-XXIe siècles, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, coll. « Collection Histoires croisées », , 381 p. (ISBN 978-2-845-16672-1)
  • Edmond Jurien de La Gravière, La guerre de Chypre et La bataille de Lépante, Moncrabeau, Éd. Laville, coll. « Les batailles essentielles / mémoire des peuples », , 224 p. (ISBN 978-2-953-59667-0)

Articles connexes

Liens externes

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