Armstrong Siddeley ASX

L’ASX était un turboréacteur à flux axial construit par la société britannique Armstrong Siddeley, qui fut mis en route pour la première fois en avril 1943[2]. Très peu d'informations sont disponibles au sujet de ce moteur, et il semblerait qu'il ne soit jamais entré en production. Un dérivé turbopropulseur, désigné ASP fut produit et eut plus de succès, et fut utilisé sur le Westland Wyvern en tant qu'Armstrong Siddeley Python.

Armstrong Siddeley ASX
Constructeur Armstrong Siddeley
Premier vol
Utilisation Avro Lancaster (pour essais seulement)
Caractéristiques
Type Turboréacteur expérimental[1]
Longueur 4 241,8 mm
Diamètre 1 066,8 mm
Masse 861,8 kg
Composants
Compresseur Axial à 14 étages (à flux inversé)
Chambre de combustion 11 tubes à flamme séparés (autour du compresseur)
Turbine Axiale à 2 étages
Performances
Poussée maximale à sec 11,57 kN
Taux de compression 5:1
Température Entrée Turbine 660 °C
Consommation spécifique à sec 104,98 kg/(kN⋅h)
Rapport Poids/Poussée 74,48 kg/kN

Conception et développement

L'ASX était d'une conception très particulière, l'entrée de son compresseur à 14 étages étant en fait placée au milieu du moteur, l'air étant alors compressé en repartant vers l'avant. Il était ensuite dirigé vers 11 tubes à flamme (des petites chambres de combustion indépendantes) qui étaient disposées autour du compresseur, étant ensuite dirigé vers l'arrière et la turbine avant d'être expulsé vers l'extérieur[3]. Cette disposition permettait au compresseur et à l'ensemble de combustion d'être repliés l'un sur l'autre pour créer un moteur plus court, même si le gain de place dans le cas de l'ASX semblait plutôt limité. En fait cela amenait surtout des inconvénients, car le compresseur devenait ainsi très difficile à démonter et réparer, même si dans les moteurs modernes, ce sont surtout les parties chaudes qui nécessitent le plus d'entretien.

Caractéristiques

L'ASX fut testé en vol en étant accroché à la soute à bombes d'un Avro Lancaster modifié immatriculé ND784, le premier vol ayant eu lieu le . À pleine puissance, le moteur tournait à 8 000 tr/min et développait une poussée de 12 kN au niveau de la mer. En régime de croisière, il tournait à 7 500 tr/min et développait 9,1 kN de poussée. Sa masse était de 865 kg. Sa conversion à hélices ASP disposait d'un deuxième étage de turbine, qui entraînait une hélice via une boite d'engrenages réducteurs, produisant une puissance de 3 600 ch et une poussée résiduelle de 4,9 kN.

Passés ces quelques chiffres, très peu de détails ont été dévoilés sur ce moteur. Il semblerait qu'Armstrong Siddeley ait abandonné le concept juste après la Seconde Guerre mondiale, et se soit ensuite reporté sur la conception du Metrovick F.9, qui devint ensuite le Sapphire.

Applications

Notes et références

  1. (en) Wilkinson 1946, p. 282 & 283
  2. (en) Gunston 1989, p. 18
  3. (en) Smith 1946, p. 89

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • (en) Bill Gunston, World encyclopaedia of aero engines, Wellingborough New York, N.Y, P. Stephens Distributed by Sterling Pub. Co, , 192 p. (ISBN 978-1-85260-163-8, OCLC 21117189, présentation en ligne)
  • (en) Geoffrey G. Smith, Gas turbines and jet propulsion for aircraft, London (UK), Flight Publishing, , 272 p. (OCLC 1651422)
  • (en) Anthony L. Kay, Turbojet History and Development 1930-1960, Ramsbury, The Crowood Press, , 1re éd., 240 p. (ISBN 978-1-86126-912-6, OCLC 74969177)
  • (en) Paul Howard Wilkinson, Aircraft Engines of the World 1946, London (UK), Sir Isaac Pitman & Sons, , 320 p. (OCLC 10531208)
  • (en) Leonard Bridgman, Jane's all the World's Aircraft 1947, Londres (Royaume-Uni), 1, (OCLC 10437737, ASIN B000RMJ7FU, présentation en ligne), p. 3d-4d
  • (en) Fred T. Jane et [[Bill Gunston|Bill Gunston]], Jane's Fighting Aircraft of World War II, Londres (Royaume-Uni), 3, , 318 p. (ISBN 978-0-517-67964-7 et 978-0517679647)

Liens externes

  • (en) « Turbines at the show », Flight magzine, Flight Global/Archives, vol. 50, no 1968, , p. 275 (lire en ligne [PDF])


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