Anne-Marie Steckler

Anne-Marie Steckler, née en 1766 et morte vers 1824, était une virtuose française de la harpe sous la Révolution et le 1er Empire.

Biographie

Anne-Marie Steckler naît à Haute-Vigneulles en Lorraine, le . Fille du facteur de clavecin Christian Steckler et de Marie Bâillon, la jeune Anne-Marie apprit très jeune la musique. Installé à Metz en 1770, son père fabriquait des clavecins et des piano-forte réputés[1]. Douée pour la musique, Anne-Marie est remarquée par le compositeur Jean-Baptiste Krumpholtz qui l'emmène à Paris en 1777. Elle connaît un succès immédiat, jouant même, à l'âge de 13 ans, devant la reine Marie-Antoinette d'Autriche. Anne-Marie Steckler épouse finalement son Pygmalion en 1783 et donna naissance à trois enfants. Mariée trop jeune, Anne-Marie délaisse bientôt son époux pour le pianiste Jan Ladislav Dussek. En 1788, les deux amants fuient vers l’Angleterre, où Anne-Marie Steckler s'installe finalement. De désespoir, son mari se suicide en 1790, en se jetant dans la Seine du haut du Pont-Neuf. Elle publia une méthode de piano en 1796 et continua à donner des concerts outre-Manche.

Notes et références

  1. Le roi Stanislas possédait un instrument Steckler dans son château de Lunéville (cf. Tribout de Morembert, ANM, 1959).

Sources

  • H. Tribout de Morembert, « Une virtuose de la harpe au XVIIIe siècle, Anne-Marie Steckler », in Académie nationale de Metz, 1959-1961 (pp. 130-141)

Dans la littérature

Liens externes

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