Amédée Dunois

Amédée Catonné, dit Amédée Dunois, né à Moulins-Engilbert (Nièvre) le et mort en déportation à Bergen-Belsen le , est un militant anarchiste puis syndicaliste révolutionnaire, puis socialiste, communiste puis de nouveau socialiste[1].

L'équipe rédactionnelle du journal La Bataille syndicaliste en 1911. En bas à gauche, Amédée Dunois et à droite, Pierre Monatte.

Biographie

Amédée Dunois commence à militer dans le milieu libertaire.

En 1907, il participe au Congrès anarchiste international d'Amsterdam. À son retour, il écrit dans la revue Pages libres : « désormais il ne sera plus possible à nos adversaires social-démocrates d’invoquer notre vieille haine de toute espèce d’organisation pour nous bannir du socialisme sans autre forme de procès. Le légendaire individualisme des anarchistes a été tué publiquement à Amsterdam par les anarchistes eux-mêmes ».

En 1912, il rejoint la SFIO, intègre la rédaction de L'Humanité et devient un proche de Jean Jaurès. Il est présent au café du Croissant, le , quand le leader socialiste est assassiné par Raoul Villain.

Il s'oppose à la guerre de 14-18 et à son acceptation par la majorité de la SFIO. Il milite avec différents minoritaires pacifistes, comme Jean Longuet, Pierre Monatte, Alfred Rosmer, Boris Souvarine.

En , au cours du congrès de la SFIO, il participe à la création de la Section Française de l'Internationale Communiste (SFIC, futur PCF). Membre du comité directeur, il devient rapidement oppositionnel, et est écarté en 1925 de ses fonctions.

Il quitte le parti en 1927, et adhère à nouveau à la SFIO en 1930. Au cours des années trente, il tient la revue de presse du quotidien socialiste, Le Populaire. À ce titre, il devient l'une des cibles privilégiées de Charles Maurras qui, dans ses éditoriaux de L'Action française, prend pour habitude de railler "le jeune et beau Dunois", la formule renvoyant au compagnon de Jeanne d'Arc.

Dès , il participe à la reconstitution de la SFIO, dans la clandestinité. À partir de 1942, il est l'un des principaux rédacteurs du Populaire clandestin. En 1943, il choisit de rester à Paris, bien qu'il ait l'opportunité de gagner Alger. Arrêté par la Gestapo, il est déporté à Oranienbourg en 1944, puis à Bergen-Belsen, où il meurt en février 1945.

Publications

Liens externes

Notices

Références

  1. Dictionnaire des anarchistes, « Le Maitron » : notice biographique.
  2. René Bianco, Répertoire des périodiques anarchistes de langue française : un siècle de presse anarchiste d’expression française, 1880-1983, thèse de doctorat, université d’Aix-Marseille, 1987, 3503 pages, L’Encyclopédie anarchiste.
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