Île de Grande Biesse

L'Île de Grande Biesse est une des anciennes îles de la Loire à Nantes, correspondant aujourd'hui à la partie nord de l'île de Nantes.

Île de Grande Biesse

Panneau de la rue Grande Biesse
Situation
Coordonnées 47° 12′ 22″ nord, 1° 32′ 56″ ouest
Pays France
Région Pays de la Loire
Ville Nantes
Quartier(s) île de Nantes
Morphologie
Type Ancienne île
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nantes

Situation

L'île se situait sur la rive gauche d'un des bras de la Loire, celui de la Madeleine au niveau de l'actuel pont Général-Audibert (à l'emplacement de l'ancien « pont de la Madeleine ») et du quai Hoche.

Au sud, elle était séparée de l'île de Petite Biesse, par un autre bras de fleuve, la « boire de Toussaint » qui, comblée entre 1930 et 1945[1], a laissé la place au boulevard Gustave-Roch.

Historique

En 853 les Vikings, qui alors occupaient Nantes, fortifièrent l'île de Bièce [Biesse][2]. En 873, le roi Charles le Chauve donne l'autorisation aux vikings occupant l'île d'y établir un marché de commerce[2].

Cette île était autrefois traversée du nord au sud par la chaussée menant de Nantes à Pirmil, qui est devenue depuis la rue Grande-Biesse. Celle-ci traversait le « bras de la Madeleine » et la « boire de Toussaint », par des ponts homonymes.

Jusqu'au XVIIe siècle, il existait, sur les bords de la boire de Toussaints, l'« aumônerie de Toussaints » fondée par Charles de Blois[3],[4] et donnée en 27 avril 1362 à Pierre Eon afin d'y édifier un établissement destinée à soigner les malades et héberger les voyageurs pauvres[5]. L'aumônerie qui dépendait alors de la paroisse de l'église Sainte-Croix, occupait un terrain situé sur le côté est de la rue Grande-Biesse (plaque commémorative au no 43, 47° 12′ 19″ N, 1° 32′ 55″ O ). Elle fut vendue en 1790, avant d'être désaffectée, puis démolie en 1846[6].

La partie amont de l'île, aux abords de ce qui est de nos jours le boulevard Vincent-Gâche, était occupée par la prairie de Biesse, où ont eu lieu notamment l'exécution de Gilles de Rais en 1440[7],[8].

Galerie

Références

  1. Nantes, d'isles en île - page 3
  2. [PDF] Namsborg, des vikings à Nantes Exposition au Chronographe, Nantess Métropole
  3. Aumôneries de Sainte-Emerance et de Saint-Meen. Annales de la Société académique de Nantes et du département de la Loire-Inférieure (1879)
  4. Les confréries bretonnes par Léon Maître (1876)
  5. Saint-Sébastien d'Aignes prés Nantes - Aumônerie de Toussaints Revue historique de l'Ouest (1899)
  6. La fondation de la paroisse Sainte-Madeleine de Nantes
  7. La condamnation de Gilles de Rais Le droit criminel
  8. Un maréchal et un connétable de France : Le Barbe-Bleue de la légende et de l'histoire par Charles Lemire (1886)

Voir aussi

Articles connexes

  • Portail de Nantes
  • Portail du monde insulaire
  • Portail de la Loire
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Partage dans les Mêmes. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.