Époisses

Époisses est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle a donné son nom à un fromage. Sur le territoire de la commune se trouve également le château d'Époisses, monument historique.

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Époisses

Mairie d'Époisses

Blason
Administration
Pays France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Intercommunalité Communauté de communes des Terres d'Auxois
Maire
Mandat
Jean-Marie Virely
2020-2026
Code postal 21460
Code commune 21247
Démographie
Population
municipale
791 hab. (2018 )
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 30′ 28″ nord, 4° 10′ 28″ est
Altitude Min. 233 m
Max. 321 m
Superficie 21,72 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Semur-en-Auxois
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Semur-en-Auxois
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
Époisses
Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or
Époisses
Géolocalisation sur la carte : France
Époisses
Géolocalisation sur la carte : France
Époisses
Liens
Site web http://www.epoisses.fr

    Géographie

    Epoisses est dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle n'est pas loin de plusieurs petites villes: Semur-en-Auxois et Montbard et de grosses villes: Auxerre et Dijon.

    Communes limitrophes

    Urbanisme

    Typologie

    Époisses est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Semur-en-Auxois, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 54 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

    Occupation des sols

    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (92,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (59,5 %), prairies (28,7 %), forêts (4 %), zones urbanisées (3,8 %), zones agricoles hétérogènes (2,4 %), eaux continentales[Note 3] (1,6 %)[6].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

    Histoire

    La seigneurie d'Espoisse possédait de vastes étangs au finage de Bussières, au bas du hameau du lieu-dit le Faubourg[8].

    Au XIIe siècle, le village voit la construction d'une abbatiale et d'un colombier au XVIe siècle[9].

    Politique et administration

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    mars 2001 2020 Marcel Chastang DVD Retraité de l'enseignement
    2020 En cours Jean-Marie Virely MÉI  
    Les données manquantes sont à compléter.

    Héraldique

    Blasonnement :
    De gueules au mur crénelé adextré d'une échauguette couverte, le tout d'argent maçonné de sable et chargé en cœur d'un écu échiqueté d'azur et d'or.

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

    En 2018, la commune comptait 791 habitants[Note 4], en augmentation de 2,59 % par rapport à 2013 (Côte-d'Or : +0,65 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 0971 0651 0431 0071 0071 0401 0261 012973
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    9379851 015975970928925947909
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    867854820717730659628656607
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    619696702820794721785772787
    2018 - - - - - - - -
    791--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Le village est notoirement connu par ses fromageries produisant l'époisses, fromage au lait de vache AOC depuis 1991 et d'une AOP depuis 1996.

    Lieux et monuments

    Le château d'Époisses est constitué à l'origine de deux enceintes. Quatre tours, dont le donjon, sont construites au XIIIe siècle afin d'en assurer la protection[9]. Au cours des siècles suivants, le château est réaménagé entre le XIVe siècle et le XVIIIe siècle, notamment par Imbert de La Platière, seigneur de Bourdillon, maréchal de France, originaire du Nivernais. Celui-ci transforme profondément Epoisses. Par exemple, il fait construire le porche de la tour qui porte aujourd'hui son nom. La révolution française et des négociations avec le Comité de salut public vont amener à la destruction des parties fortifiées et la diminution de la hauteur des tours. Au XXe siècle, différents bâtiments du château et le jardin sont classés aux monuments historiques.

    Le village comprend également d'autres lieux et monuments :

    Personnalités liées à la commune

    Notes et références

    Notes

    1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
    4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

    Références

    1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
    5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
    8. Baudiau 1990, p. 143.
    9. Martin 1990, p. 144.
    10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
    14. Histoire et description
    15. Lettre à Mme de Grignan, 25 octobre [1673]

    Bibliographie

    • Abbé Jacques-François Baudiau, Le Morvand, t. 3, Guénégaud, (réimpr. 2), 2e éd. (1re éd. 1854).
    • Nicolas Martin, La France fortifiée : Châteaux, villes et places fortes, Paris, Nathan, , 195 p. (ISBN 2-09-284371-0)

    Annexes

    Articles connexes

    Liens externes

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