Épieds (Eure)

Épieds est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

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Épieds

La pyramide commémorative de la bataille d'Ivry.

Blason
Administration
Pays France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Évreux
Intercommunalité Évreux Portes de Normandie
Maire
Mandat
Ketty Revel
2020-2026
Code postal 27730
Code commune 27220
Démographie
Gentilé Épidonien
Population
municipale
352 hab. (2018 )
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 09″ nord, 1° 24′ 00″ est
Altitude Min. 91 m
Max. 140 m
Superficie 4,87 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-André-de-l'Eure
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Épieds
Géolocalisation sur la carte : Eure
Épieds
Géolocalisation sur la carte : France
Épieds
Géolocalisation sur la carte : France
Épieds

    Géographie

    Localisation

    Communes limitrophes d’Épieds[1]
    La Boissière Merey
    Serez Neuilly
    La Couture-Boussey Neuilly

    Climat

    Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

    Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

    Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

    • Moyenne annuelle de température : 10,4 °C
    • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,5 j
    • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2,3 j
    • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,5 °C
    • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 637 mm
    • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,6 j
    • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,1 j

    Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Guichainville », sur la commune de Guichainville, mise en service en 1951[9] et qui se trouve à 16 km à vol d'oiseau[10],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 10,8 °C et la hauteur de précipitations de 654,7 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Évreux-Huest », sur la commune de Huest, mise en service en 1968 et à 18 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 10,3 °C pour la période 1971-2000[13] à 10,8 °C pour 1981-2010[14], puis à 11,2 °C pour 1991-2020[15].

    Urbanisme

    Typologie

    Épieds est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[16],[17],[18].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire regroupe 1 929 communes[19],[20].

    Occupation des sols

    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (67,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,8 %), forêts (24,6 %), zones urbanisées (8,4 %), zones agricoles hétérogènes (0,2 %)[21].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[22].

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous la forme Espiers vers 1120[23].

    Du latin tardif *spicarios, variante masculine de spicarium avec le sens de « grange », provenant du latin spica « épi » [23], « bâtiment où s’entassent les épis ».

    Homonymie avec Épieds (Aisne), Épieds (Maine-et-Loire) et Épieds-en-Beauce.

    Politique et administration

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    mars 2001 En cours Ketty Revel DVG Agent technique
    Les données manquantes sont à compléter.

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[25].

    En 2018, la commune comptait 352 habitants[Note 7], en diminution de 5,88 % par rapport à 2013 (Eure : +0,83 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    373398362390412417383408392
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    375373363309294267259248263
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    251257224210245234237227231
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
    233237248228230320345372365
    2018 - - - - - - - -
    352--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Ancien obélisque érigé en 1777.
    • Pyramide commémorative de la bataille d'Ivry (obélisque) érigée en 1804 sur ordre de Bonaparte en visite dans le village en 1802 pour rappeler le souvenir du lieu où se reposa Henri IV après la bataille d'Ivry le . La légende veut en effet que le roi se reposa sous un poirier au lieu-dit de l'Ente[28], ainsi que le rappelle la plaque commémorative scellée sur le socle de l'actuel obélisque. Pour en garder le souvenir, l'un de ses descendants, Louis-Charles de Bourbon, prince d'Anet, y fit poser le une grande pierre et ériger deux ans plus tard une petite « pyramide » au sein d'un quadrilatère délimité par un grillage en fer et cantonné aux quatre angles par une borne de pierre. Y succéda par la suite un premier obélisque, édifié en 1777 par Louis-Jean-Marie de Bourbon, duc de Penthièvre, cousin et héritier du prince. Cet obélisque était surmonté d'une fleur de lys dorée[29]. Le monument fut saccagé à la Révolution mais les médaillons de marbre et la fleur de lys, qui avaient été déposés à titre préventif par le duc de Penthièvre, furent conservés au château d'Anet dans l'appartement qu'avait occupé le Grand Dauphin. A l'état de ruine lors de la visite du premier consul[30], l'obélisque fut réédifié sur les dessins de l'ingénieur en chef André Cahouet[31]. L'édifice est classé au titre des monuments historiques depuis 1862[32]. Renversé par la tempête de fin décembre 1999, le monument a été restauré l'année suivante. Chaque année le dernier week-end du mois d'octobre se tient une journée portes ouvertes de ce monument, organisée par l'association de défense du patrimoine rural présidée par Richard Buhan, originaire de la commune.
    • Église Saint-Martin, du Xe siècle, seule église du département à posséder deux clochers.

    Personnalités liées à la commune

    C’est le pays natal de Suzanne Delérablée (née le et mariée le à Epieds, et décédée à Croth le ), mère du Père Jacques-Désiré Laval. L’abbé Létard, curé de cette paroisse, fut son ami et son confident des années de séminaire et de sacerdoce et a joué un rôle important dans sa conversion. Dans la petite église du village, on voit toujours l’autel, le confessionnal et d’autres objets datant de l’époque du Père Jacques-Désiré Laval.

    Stefan Wul (pseudonyme de Pierre Pairault), écrivain, résidait à Epieds à côté de l'église (il était dentiste à Ivry-la-Bataille du début des années 50 à sa retraite à la fin des années 80) et fut inhumé au cimetière de la commune le mardi .

    Héraldique

    Blason
    D'azur semé de bouquets de trois épis de blé d’or noués en fleur de lis, à l'obélisque sur socle d’argent, le fût orné à sa base d’un cartouche ovale du même, accosté de deux coquilles renversées d’argent.
    Détails
    Création Denis Joulain. Adopté le .

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
    2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
    3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
    4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
    5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

    Références

    1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
    2. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
    3. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
    4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
    5. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
    6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
    7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
    8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
    9. « Station Météo-France Guichainville - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
    10. « Orthodromie entre Épieds et Guichainville », sur fr.distance.to (consulté le ).
    11. « Station Météo-France Guichainville - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
    12. « Orthodromie entre Épieds et Huest », sur fr.distance.to (consulté le ).
    13. « Station météorologique d'Évreux-Huest - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    14. « Station météorologique d'Évreux-Huest - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    15. « Station météorologique d'Évreux-Huest - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
    20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    22. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
    23. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, page 104.
    24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
    28. l'ente, c'est-à-dire un poirier greffé
    29. « Epieds », sur www.evreuxportesdenormandie.fr, .
    30. Le Directoire avait fait démolir le monument.
    31. Alexandre Vernon, L'obélisque d'Epieds, en souvenir d'Henri IV, Bayeux, Editions HEIMDAL, coll. « Patrimoine normand » (no 51), août, septembre, octobre 2004, p. 26-28.
    32. « Pyramide commémorative de la bataille d'Ivry », notice no PA00099396, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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