Édiacarien

L'Édiacarien (de Ediacara Hill)[1] est la troisième et dernière période du Néoprotérozoïque. Elle s'étend de −635 à −541 Ma[2],[3]. C'est la dernière de tout le Précambrien.

Édiacarien
Vendien
Notation chronostratigraphique NP3
Notation RGF a3c
Équivalences Briovérien supérieur
Stratotype 31° 19′ 53″ S, 138° 38′ 00″ E
Niveau Période / Système
Érathème / Ère
- Éonothème / Éon
-- Superéon
Néoprotérozoïque
Protérozoïque
Précambrien

Stratigraphie

DébutFin
 ≃635 Ma 541,0 ± 1,0 Ma

Faune et flore

Historiquement, son nom a été utilisé de diverses façons puis a été ratifié en 2004 par l'IUGS. L'ancienne dénomination de ce système est le Vendien, ou parfois le Néo Prot-III.

Sa dénomination actuelle fait référence aux collines Ediacara, au sud de l'Australie, où des fossiles très particuliers ont été retrouvés en 1946 par Reginald C. Sprigg et étudiés dans les années 1950 par Martin Glaessner. Glaessner a d'abord pensé qu'il s'agissait de formes primitives d'animaux tels des vers ou des coraux. Pendant les décennies suivantes, beaucoup d'autres fossiles précambriens ont été découverts en Australie, mais également dans la zone de la mer Blanche, en Russie, dans le sud-est de l'Afrique et dans l'est de Terre-Neuve (dont la péninsule d'Avalon a donné le nom d'explosion d'Avalon).

Avec le temps, cette faune de l'Édiacarien est apparue de plus en plus énigmatique. En effet, si certains de ces fossiles, comme Kimberella, Bomakellia et Xenusion, ou même certaines faunes de petits coquillages, peuvent être rattachés à des formes de vie du Cambrien, beaucoup d'autres, par exemple en forme de goutte, de disque, de fronde ou de domino, n'ont pas de relations connues avec une faune postérieure. Actuellement, le classement de ces espèces est sujet à controverse.

La faune de l'Édiacarien est appelée parfois faune vendienne. Il a été proposé d'ajouter le nouveau phylum des Vendozoaires pour regrouper les formes de classification incertaine.

On croit communément que les fossiles de l'Édiacarien sont les plus anciennes traces de vie pluricellulaire, datées de 585 Ma, mais en fait, avant cette faune, les algues rouges étaient déjà apparues il y a environ -1 200 Ma, et avant celles-ci, les gaboniontes sont datés de -2 100 Ma sans qu'une filiation puisse être démontrée entre ces êtres vivants[4].

Notes et références

  1. J.-P. Michel, M. S.N. Carpenter, R. W. Fairbridge, Dictionnaire les sciences de la Terre (lexique anglais-français) 4e éd., Dunod coll. Sciences Sup, 2004, (ISBN 2100082906)
  2. (en) [PDF] « International chronostratigraphic chart (2012) », sur http://www.stratigraphy.org/.
  3. (en) F.M. Gradstein, J.G Ogg, M. Schmitz et G. Ogg, The Geologic Time Scale 2012, Elsevier, , 1176 p. (ISBN 978-0-444-59448-8, lire en ligne)
  4. Alexandre Meinesz, « Comment la vie a commencé », Belin 2011, (ISBN 978-2-7011-5911-9), pages 213 à 220, et Guy Narbonne, « The Origin and Early Evolution of Animals », Department of Geological Sciences and Geological Engineering, Queen's University 2006 sur .

Voir aussi

Articles connexes

Lien externe

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