École d'enseignement technique de l'Armée de l'air et de l'espace

L'École d'enseignement technique de l'Armée de l'air et de l'espace (EETAAEE) 722 est une école de formation de l'Armée de l'Air française. Elle accueille en 2021 les 152e et 153e promotions d'élèves techniciens. Sa devise est « Honneur, Travail et Discipline ».

École d'enseignement technique de l'Armée de l'air et de l'espace 722

Insigne de l'École.

Pays France
Période avril 1949 - actuel
Type École militaire
Rôle Formation des Élèves Techniciens, Organisation des JDC
Allégeance Forces armées françaises
Branche Armée de l'Air
Taille environ 600 personnes
Ancienne dénomination Base Aérienne 722
École d'enseignement technique de l'Armée de l'air
Surnom Arpète
Commandant Colonel Diane Géribaldi
Localisation
Pays France
Ville Les Gonds, Thénac
Latitude
Longitude
45° 42′ 30″ nord, 0° 37′ 49″ ouest
Informations aéronautiques
Code OACI LFXB
Type d'aéroport Aérodrome
Altitude 35 m (115 ft)
Pistes
Direction Longueur Surface
05/23 900 m (2 953 ft) Béton
05/23 900 m (2 953 ft) Herbe
12/30 800 m (2 625 ft) Herbe

Historique

En 1945, l'Armée de l'Air s'installe au sud de Saintes pour y implanter une école de mécaniciens et conducteurs automobiles. Le site choisi est celui des anciennes usines Hispano-Suiza construites en 1938.

En avril 1949, l'École d'enseignement technique de l'Armée de l'Air est créée sur la future base aérienne 722. Ainsi, les ateliers qui avaient servi en 1939 et 1940 aux chaînes de montage des canons de 20 mm qui armaient les avions Morane 405, 406 et Dewoitine D.520 sont adaptés aux besoins de l'instruction des nouveaux élèves.

Elle prend la dénomination de Base aérienne 722 le .

À partir de 1961, l’école forme les apprentis mécaniciens (surnommés Arpètes [1]) de l'Armée de l'Air pour une durée de deux années d'instruction. Cette formation les prépare à l'école de spécialisation de Rochefort située à 40 km à l'ouest de Saintes.

Une autre école technique des apprentis mécaniciens fonctionne de 1952 à 1956 et de 1965 à 1970 à la base aérienne 726 de Nîmes.

En 1962, l'École reçoit son drapeau par le Chef d'état-major de l'Armée de l'Air.

En 1963, l'École reçoit le nom du capitaine Albert Raffin, ancien élève tombé en combat aérien.

Le 6 avril 1978, le drapeau est décoré de la Médaille de l'Aéronautique pour les services que l'École a rendus à l'Armée de l'Air. En effet, elle aura formé plus de 30 000 élèves et plusieurs d'entre eux sont tombés au champ d'honneur.

Bâtiment de l'EETAA de Saintes en octobre 2009.

Le 1er juillet 1990, l'École devient l'« École d'enseignement technique de l'Armée de l'air 722 ».

Fin 1996, avec la professionnalisation de l'Armée, la base aérienne 722 accueille le Centre de formation des militaires techniciens de l'air (CFMTA) qui devient le 1er juillet 2001 le Centre de formation militaire élémentaire (CFME).

Le , l'École accueille les premières femmes élèves techniciens (promotion 99.30). En 2005, l'école forme les élèves techniciens au baccalauréat.

En , le CFME est dissous pour être remplacé, à la base aérienne 115 d'Orange-Caritat, par le Centre de préparation opérationnelle du combattant de l'armée de l'air (CPOCAA).

Le , l'école prend le nom de École d'enseignement technique de l'Armée de l'air et de l'espace, suite au l'ajout de la composante spatiale au nom de l'Armée de l'air.

Situation géographique

À trois kilomètres au sud de Saintes en Charente-Maritime, le site militaire de 250 hectares est implanté sur les communes des Gonds et de Thénac. Il n'héberge pas d’unité combattante de l’Armée de l’Air, son rôle étant limité à une activité d’enseignement technique pour le compte de l’Armée de l’air.

Les pistes de la base aérienne sont utilisées par l'aérodrome de « Saintes / Thénac ».

Missions

L'École assure la formation des élèves techniciens, futurs sous-officiers et militaires du rang de l'Armée de l'Air. À l'issue de leurs deux années de scolarité, ils seront majoritairement orientés vers l'École de formation des sous-officiers de l'Armée de l'air (EFSOAA) de Rochefort pour suivre une formation technique.

L'École doit permettre à des jeunes gens qui ont choisi l'Armée de l'air, de se former, d'étudier et d'être accompagnés vers une carrière militaire dans l'Armée de l'air. Cette dernière adapte les formations pour mieux répondre à ses besoins.

L'École s'est vue confier l'organisation de la Journée d'appel de préparation à la défense (JAPD) pour les garçons et filles âgés de 17 à 18 ans. Chaque année, 30 sessions permettent d'accueillir jusqu'à 2 400 jeunes. En 2011, cette journée est renommée Journée défense et citoyenneté (JDC).

Unités de formations

Direction de l'enseignement 02.322

Les élèves sont recrutés à partir de la classe de seconde au lycée par un concours national. Chaque année 200 élèves sont intégrés à l'École. Depuis 1999, ce concours est ouvert aux filles.

La direction de l'enseignement les prépare à la formation spécialisée après deux années de scolarité où les élèves vivent en internat. Les élèves sont âgés de 16 à 18 ans et sont appelés élèves techniciens (ET) et surnommés "Arpètes". Ce surnom proviendrait de l'allemand Arbeiter qui signifie ouvrier ou travailleur. Ils suivent un programme de formation au baccalauréat ou au certificat d’aptitude professionnelle (CAP). Les filières sont :

  • Baccalauréat général S, option Sciences de l'ingénieur(SI) ;
  • Baccalauréat technologique STI.2D - SIN (Sciences et technologies de l'industrie et du développement durable, spécialité Systèmes d'information et Numérique).
  • Baccalauréat professionnel Aéronautique, spécialité MSC (Mécanicien système cellule) ;
  • Certificat d’aptitude professionnelle « Électricien systèmes d’aéronefs ».

À la fin de leur scolarité, les élèves techniciens intègrent une école de spécialisation et commencent leur carrière de sous-officier dans l'Armée de l'air. Les bacheliers de série S peuvent aussi, à l'issue des deux années de formation dispensées par la base aérienne 722, intégrer une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE), dans un lycée de la Défense.

Escadron d'instruction au vol à voile (EIVV) 25.535 "Cordouan"

Ce centre organise les vols d'initiation et d'entraînement au profit des élèves sous-officiers de l'École de formation des sous-officiers de l'Armée de l'air (EFSOAA) de Rochefort, de l'École de pilotage de l'Armée de l'air (EPAA) de Cognac, des élèves techniciens (ET), et d'autres personnels de l'Armée de l'air.

Chaque année, 1 500 vols d'initiation sont réalisés. L'activité aérienne est d'environ 20 000 mouvements par an.

Musique

L'École dispose depuis 1962 d'une batterie fanfare appelée « Musique de l'École ». Depuis 2013, la musique de l'École est placée sous la baguette de l'adjudant-chef Patrick Jolly[2].

Commandants

  • Colonel Philippe Eschbach ( -
  • Colonel Yves Ngo Van ( - )[3]
  • Colonel Hervé Lardy ( - )[4]
  • Colonel Thierry Fluxa ( - )
  • Colonel Diane Géribaldi (depuis le )

Annexes

Articles connexes

Liens externes

Références

  1. José Maigre et Michel Ribot, Les écuyers du ciel : arpètes et mécanos au service de l'Armée de l'Air, éditions France-empire, (ISBN 978-2-7048-0564-8)
  2. https://www.sudouest.fr/2013/03/18/le-tambour-major-a-change-de-baguette-997383-1531.php
  3. « https://www.defense.gouv.fr/air/actus-air/prises-de-commandement-a-amberieu-et-saintes », sur www.defense.gouv.fr (consulté le )
  4. « Saintes : le colonel Lardy prend la tête de l’école de l’armée de l’air », Sud Ouest, (lire en ligne, consulté le )
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