SAO 158687

SAO 158687 (HD 128598, HIP 71567) est une étoile de magnitude apparente de 8,8[2] de la constellation de la Balance. Elle est principalement connue pour avoir été utilisée dans la découverte des anneaux d'Uranus. Elle est distante de 5 860±494 a.l. (1 800 pc) de la Terre et se rapproche du Soleil avec une vitesse radiale de −48,25 km/s[1].

SAO 158687
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 14h 38m 11,77894s[1]
Déclinaison −14° 57 17,1661[1]
Constellation Balance
Magnitude apparente 8,76[2]

Localisation dans la constellation : Balance

Caractéristiques
Type spectral K1.5IIIFe-1[3]
Astrométrie
Vitesse radiale −48,25 ± 0,17 km/s[1]
Mouvement propre μα = −53,226 mas/a[1]
μδ = −12,571 mas/a[1]
Parallaxe 0,556 8 ± 0,047 0 mas[1]
Distance 1 795,977 0 ± 151,600 1 pc (5 860 a.l.)[1]
Caractéristiques physiques
Rayon 81 R[1]
Luminosité 1 803 L[1]
Température 4 168 K[1]

Autres désignations

SAO 158687, HD 128598, HIP 71567, BD-14 3996, 2MASS J14381178-1457171, TYC 5576-865-1[4]

Propriétés

SAO 158687 est une géante rouge de type spectral K1.5IIIFe-1[3]. La notation « Fe-1 » derrière sa classe de luminosité III (lire « trois ») indique que son spectre montre une sous-abondance en fer. Elle s'est étendue jusqu'à devenir 81 fois plus grande que le Soleil[1]. Elle est 1803 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 4 168 K[1].

Découverte des anneaux d'Uranus

Le , les anneaux d’Uranus sont découverts par hasard par les astronomes James L. Elliot, Edward W. Dunham et Douglas J. Mink, embarqués à bord de l'observatoire aéroporté Kuiper. Les astronomes veulent utiliser l’occultation de l’étoile SAO 158687 par Uranus pour étudier l’atmosphère de cette planète[5]. Or l’analyse de leurs observations met en évidence que l'étoile a été brièvement masquée à cinq reprises avant et après l’occultation par Uranus ; les trois astronomes concluent à la présence d’un système d’anneaux étroits[5],[6]. Dans leurs articles, ils désignent les cinq occultations observées par les cinq premières lettres de l'alphabet grec : α, β, γ, δ et ε[5] ; ces désignations sont réutilisées par la suite pour nommer les anneaux.

Références

  1. (en) A. G. A. Brown et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 2 : Summary of the contents and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 616, , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/201833051, Bibcode 2018A&A...616A...1G, arXiv 1804.09365). Notice Gaia DR2 pour cette source sur VizieR.
  2. (en) E. Høg et al., « The Tycho-2 catalogue of the 2.5 million brightest stars », Astronomy & Astrophysics, vol. 355, , p. L27-L30 (DOI 10.1888/0333750888/2862, Bibcode 2000A&A...355L..27H)
  3. (en) Philip C. Keenan et Raymond C. McNeil, « The Perkins catalog of revised MK types for the cooler stars », Astronomy & Astrophysics Supplement Series, vol. 71, , p. 245 (DOI 10.1086/191373, Bibcode 1989ApJS...71..245K)
  4. (en) HD 128598 -- High proper-motion Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  5. (en) J.L. Elliot, E. Dunham et D. Mink, « The Occultation of SAO – 158687 by the Uranian Satellite Belt », International Astronomical Union, Circular No. 3051, vol. 83, (consulté le ).
  6. (en) J.L. Elliot, E. Dunham et D. Mink, « The rings of Uranus », Nature, vol. 267, , p. 328–330 (DOI 10.1038/267328a0, résumé).

Lien externe

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