Parti pour une vie libre au Kurdistan

Le Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK, arabe : پارتی ژیانی ئازادی کوردستان, kurde : Partiya Jiyana Azad a Kurdistanê) est une organisation politique et armée qui lutte contre le régime iranien.

Parti pour une vie libre au Kurdistan
(ku) Partiya Jiyana Azad a Kurdistanê

Logotype officiel.
Présentation
Fondation
Idéologie Confédéralisme démocratique
Affiliation internationale Koma Civakên Kurdistan
Couleurs vert, rouge
Site web pjak.eu/en

Présentation

Le PJAK a été créé au printemps 2004 à la suite de son premier congrès. Son président est Haji Ahmadi[1]. Son chef militaire est Sherzad Kemanger[2]. Il revendique lutter pour une société fonctionnant sur les principes du confédéralisme démocratique, autogestionnaire, anticapitaliste, féministe et écologique[3].

En , l'agence de presse de la République islamique d'Iran (IRNA) et plusieurs médias iraniens ont annoncé la dissolution du PJAK. Aussitôt, le PJAK a démenti par un communiqué de presse dans lequel il affirme que cet acte est une fabrication du régime iranien et qu'il fait partie de la guerre psychologique[4].

Depuis 2007, le PJAK fait partie de la structure faîtière organisationnelle de la Koma Civakên Kurdistan (« Union des communautés du Kurdistan »), au même titre que le Parti des travailleurs du Kurdistan turc, le Parti de l'union démocratique syrien ou le Parti de la solution démocratique du Kurdistan irakien, ainsi que de nombreuses autres organisations de la société civile kurde[5].

Forces armées

Le PJAK dispose d'une branche armée de quelque 3 000 combattants mais ne privilégie pas l'option militaire. Les combats avec les militaires iraniens sont très rares depuis 2011[6].

Les unités armées du PJAK portent le nom de HRK, Forces de l'Est du Kurdistan (Hêzên Rojhilatê Kurdistan)[7].

L'organisation est placée sur la liste officielle des organisations terroristes des États-Unis[8].

Notes et références

  1. Haji Ahmadi a milité précédemment dans les rangs du Parti démocratique du Kurdistan d'Iran. À ce titre, il a siégé au Congrès national du Kurdistan (KNK), une assemblée transnationale créé en 1999, sur proposition d'Abdullah Öcalan, pour élargir et dépasser le cadre du Parlement du Kurdistan en exil.
  2. Guillaume Perrier, « La guérilla kurde iranienne du PJAK pourchassée par le régime de Téhéran », Le Monde, no 20399, , p. 8
  3. Claire Pilidjian, « Les principales organisations kurdes », sur Le Monde diplomatique,
  4. http://www.pjak.org/english.php?id=751 Press Release of PJAK - 11 November 2008
  5. (en) Atilla Sandıklı, « The Structure and Activities of the KCK Terrorist Organization », Bilgesam,
  6. « Les Kurdes iraniens piégés entre Téhéran et Washington », Orient 21, (lire en ligne)
  7. Wirya Rehmany, Dictionnaire politique et historique des Kurdes, Paris, L'Harmattan, , 532 p. (ISBN 978-2-343-03282-5), p. 248
  8. http://www.treasury.gov/ofac/downloads/t11sdn.pdf

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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