Orbite héliocentrique

Une orbite héliocentrique est l'orbite d'un objet en révolution directe autour du Soleil. Le périapside d'une orbite héliocentrique est appelée le périhélie. L'apoapside d'une orbite héliocentrique est appelée l'aphélie.

Ne doit pas être confondu avec Orbite héliosynchrone ou Orbite héliostationnaire.

Les planètes en orbite autour du Soleil (vue d'artiste).

Description

Plus précisément, une orbite héliocentrique est une orbite elliptique dont l'un des foyers est le barycentre du Système solaire.

Mouvement du centre de masse du système solaire relativement au Soleil, 1945-1995.

Le Soleil étant de très loin le corps le plus massif du Système solaire (700 fois plus massif que l'ensemble du reste du Système solaire), le barycentre du Système solaire est situé dans le Soleil ou à proximité de celui-ci. La distance entre le barycentre du Soleil et le barycentre du Système solaire varie en fonction de la position des autres corps du système planétaire, notamment des quatre planètes géantes gazeuses dont Jupiter, la plus massive.

Les orbites des objets secondaires du Système solaire — la Terre et les autres planètes, les planètes naines et les petits corps — qui sont en rotation directe autour du Soleil, objet primaire de ce système planétaire, sont des orbites héliocentriques. Les orbites des objets tertiaires du Système solaire, qui sont en rotation directe non pas autour du Soleil mais autour de l'objet secondaire dont ils sont les satellites naturels, ne sont pas des orbites héliocentriques. Par exemple, l'orbite de la Lune, unique satellite naturel de la Terre, n'est pas héliocentrique mais géocentrique ; et celle d'une sonde spatiale en rotation directe autour de la Lune, une orbite sélénocentrique.

Histoire

La révolution des planètes autour du Soleil a été (re)découverte par l'astronome Nicolas Copernic (1473-1543) et exposé dans son De Revolutionibus orbium coelestium (1543).

L'astronome Johannes Kepler (1571-1630) a découvert la forme elliptique de l'orbite héliocentrique des planètes. Son énoncé, dans l'Astronomia nova (1609), est connu comme la première loi de Kepler.

Voir aussi

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