Nocturne (Britten)

Nocturne, op. 60, est un cycle de mélodies composé en 1958 par Benjamin Britten pour ténor, sept instruments obligés et cordes : ces sept instruments sont la flûte, le cor anglais, la clarinette, le basson, la harpe, le cor et les timbales.

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Il s'agit du quatrième et dernier cycle de mélodies avec orchestre de Britten, après Our Hunting Fathers, op. 8 (1936), Les Illuminations, op. 18 (1939) et Sérénade pour ténor, cor et cordes, op. 31 (1943). Il est dédié à Alma Mahler[1].

Présentation

Nocturne enchaîne huit mélodies sur des poèmes de huit auteurs :

  1. Percy Bysshe ShelleyOn a Poet’s Lips I Slept (extrait de Prometheus Unbound) ;
  2. Alfred TennysonThe Kraken, avec basson ;
  3. Samuel Taylor ColeridgeEncinctured with a twine of leaves, avec harpe ;
  4. Thomas MiddletonMidnight Bell (extrait de Blurt, Master Constable), avec cor ;
  5. William WordsworthBut that night when on my bed I lay (extrait du Prélude), avec timbales ;
  6. Wilfred OwenThe Kind Ghosts, avec cor anglais ;
  7. John KeatsSleep and Poetry, avec flûte et clarinette ;
  8. William ShakespeareSonnet XLIII, avec tous les instruments obligés.

Création

Nocturne est créé à l'hôtel de ville de Leeds lors du centenaire du Festival de Leeds le par Peter Pears et l'Orchestre symphonique de la BBC sous la direction de Rudolf Schwarz. Britten dirige lui-même un enregistrement au Walthamstow Assembly Hall en 1960 avec Pears, l'Orchestre symphonique de Londres et William Waterhouse (basson), Alexander Murray (flûte), Gervase de Peyer (clarinette), Roger Lord (cor anglais), Osian Ellis (harpe), Barry Tuckwell (cor) et Denis Blyth (timbales).

Analyse

Le thème de ce cycle de mélodies est le sommeil et les ténèbres, au sens littéral comme au figuré. À cet égard, l'œuvre rappelle la précédente Sérénade de Britten. Cependant, Nocturne est présenté comme un mouvement continu plutôt que comme des mouvements séparés. Ceci est souligné par un certain nombre de figures qui se produisent tout au long, notamment le motif de cordes[2] qui ouvre l'œuvre. La relation tonale conflictuelle entre le do et le ré est également évidente partout, reflétant le contraste entre les aspects tranquilles et les plus perturbés du sommeil qui sont également suggérés par le choix des poèmes.

Références

Liens externes

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