Madeleine Léo-Lagrange

Madeleine Léo-Lagrange, née Weiller le à Saint-Dié, et morte le à Paris, est une femme politique française.

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Madeleine Léo-Lagrange
Fonctions
députée
Biographie
Nom de naissance Madeleine Weiller
Date de naissance
Lieu de naissance Saint-Dié
Date de décès (à 91 ans)
Parti politique SFIO
Profession Avocate
Magistrate

Biographie

Fille d'un médecin juif laïque, Madeleine Weiller suit des études de droit à Paris, puis, en 1924, devient une des toutes premières avocates de France.

Pendant ses études, elle adhère à la SFIO où elle rencontre Léo Lagrange, qu'elle épouse à la fin de son cursus universitaire.

Dans les années trente, son parcours politique se fait dans le sillage de son mari : ainsi, en 1936, elle est chargée de mission au cabinet de Léo, sous-secrétariat d'Etat aux loisirs et aux sports. Elle se consacre à la mise en place des congés payés, ainsi qu'à la loi des quarante heures.

Après la fin du Front Populaire, elle anime une émission radiophonique consacrée au loisir, jusqu'en 1938.

Veuve en , elle est par la suite bannie des tribunaux par les lois racistes du Régime de Vichy, du fait de ses origines juives.

À la Libération, elle est directrice de cabinet d'Henri Frenay, ministre des prisonniers, déportés et réfugiés, puis candidate sur la liste socialiste SFIO pour l'élection de la première assemblée constituante dans le département du Nord, en . Élue, elle devient l'une des premières femmes députées de l'histoire française.

À l'Assemblée, elle intervient peu, et uniquement sur les questions liées aux loisirs et aux sports, qu'elle craint de voir sacrifier budgétairement compte tenu des besoins financiers de la reconstruction.

Elle décide cependant, en , de ne pas se représenter, tirant ainsi le bilan de son expérience parlementaire.

Elle entre alors au cabinet d'Andrée Viénot, secrétaire d'Etat à la jeunesse et aux sports, puis de Paul Ramadier lorsque celui-ci est président du conseil.

Elle se tourne ensuite vers une carrière judiciaire. En 1948, elle est nommée juge à Lille. Elle exerce ensuite à Versailles, puis Paris.

Pendant la guerre d'Algérie, en désaccord avec la politique de Guy Mollet, elle quitte la SFIO pour le Parti socialiste autonome, qui se fond en 1960 dans le Parti socialiste unifié (PSU). De plus, elle demande une mise en disponibilité de ses fonctions de juge, estimant que ses convictions ne lui permettent pas d'exercer la mission de répression qui est celle de tout magistrat. Elle ne demande sa réintégration qu'après la signature des accords d'Evian, mais prend finalement une retraite anticipée en .

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