L'Orient (1756)

L’Orient est un vaisseau de ligne de 80 canons de la Marine royale française. Lancé le 9 juin 1756, il avait été construit pour la compagnie des Indes, en France. Il est vendu à la Marine royale en [2],[1]. Il participe à la guerre de Sept Ans et fait partie de l'escadre française battue aux Cardinaux en 1759. Lors de la guerre d'Indépendance américaine, il est envoyé dans l'océan Indien. Il y participe à de nombreux engagements jusqu'à son naufrage à Ceylan en 1782.

Pour les autres navires du même nom, voir L'Orient.

Orient

L'Orient
Type Vaisseau de ligne
Histoire
A servi dans  Marine royale française
Quille posée [1]
Lancement
Statut  : échoué vers Trinquemalay
Caractéristiques techniques
Longueur 55,1 m
Maître-bau 14,1 m
Tirant d'eau 6,8 m
Déplacement 1 500 t
Propulsion Trois-mâts carré
Caractéristiques militaires
Armement 80, puis 74 canons

Carrière

En 1759, il fait partie des 21 vaisseaux de l'escadre qui est rassemblée à Brest en vue de tenter un débarquement en Angleterre[3]. Sous les ordres d'Alain Nogérée de la Filière, il porte la marque du chef d'escadre Budes de Guébriant qui commande l'avant-garde française (7 vaisseaux), elle-même sous les ordres du maréchal de Conflans. Le , il ne prend que faiblement part à la bataille décisive qui se déroule dans la baie de Quiberon contre les forces de Hawke. Au matin du 21, il fait partie des huit vaisseaux qui abandonnent le champ de bataille pour aller se réfugier à Rochefort[4].

En 1778, il est réduit à 74 canons et deuxième classe (vaisseau de 2e rang). Lorsque commence la guerre d’indépendance américaine, il est envoyé dans l’océan Indien et stationne à l’île de France. En 1782, il est intégré à l’escadre de Suffren qui part attaquer les Anglais en Inde. Il participe aux différentes batailles contre les forces de Hughes : Sadras (), Provédien (), Négapatam () et Trinquemalay (). Quelques jours après ce combat, dans la nuit du , il s'échoue à proximité de Trinquemalay, sur la côte de Ceylan, à la suite d'une erreur de l'officier de quart. Suffren réussit néanmoins à sauver l'équipage et à récupérer la mâture, une partie de l'artillerie et du matériel divers au profit du reste de l'escadre. L’Orient fait partie des vingt vaisseaux de ligne perdus par la Marine royale lors de la guerre d’Indépendance américaine[5].

Notes et références

  1. Dans Vaisseaux de ligne français de 1682 à 1780, « 2. du deuxième rang », Ronald Deschênes donne 1750 comme année de construction.
  2. W.J. Eccles, France en Amérique, p. 123
  3. Lacour-Gayet 1902, édition revue et augmentée en 1910, p. 519-520.
  4. Lacour-Gayet 1902, édition revue et augmentée en 1910, p. 352-367.
  5. De 1778 à 1783, dix vaisseaux pris au combat, six vaisseaux détruits ou naufragés, quatre vaisseaux incendiés. Troude 1867, p. 244.

Voir aussi

Sources et bibliographie

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